Le prix des terres   

Le prix de vente des terres agricoles en Nouvelle Aquitaine

Publié le April 9, 2026 par Bernard Charlotin
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Le prix de vente des terres agricoles en Nouvelle Aquitaine

Mis à jour le 9 avril 2026 : Retrouvez les données les plus récentes sur notre Observatoire du prix des terres (données DVF 2020-2025) qui présente les prix moyens, médians et les fourchettes de transactions pour votre région et chaque département.

Le prix des terres agricoles en Nouvelle-Aquitaine

Première région agricole de France par sa surface utile (près de 3,8 millions d'hectares de SAU), la Nouvelle-Aquitaine présente une mosaïque de terroirs unique : grandes cultures du Poitou, élevage allaitant du Limousin, polyculture-élevage des Charentes, maïsiculture irriguée des Landes et du Sud-Ouest, prairies de piémont des Pyrénées-Atlantiques. Cette diversité explique l'amplitude considérable des prix observés sur son marché foncier, qui se hisse au premier rang national en volume de transactions.

La région abrite également des vignobles de renommée mondiale (Bordelais, Cognac, Bergerac, Jurançon, Madiran), mais cet article exclut totalement les vignes et les AOC viticoles de son périmètre d'analyse. Pour en savoir plus sur le prix des vignes consultez notre observatoire du prix des vignes ainsi que nos articles régionaux sur le prix des vignes en France. Les chiffres présentés ne portent que sur les terres agricoles « classiques » : grandes cultures, prairies, terres labourables et terres d'élevage.

Cette analyse s'appuie sur les données DVF (Demandes de Valeurs Foncières) traitées par ma-propriete.fr et complétées par les statistiques officielles SAFER publiées par le Ministère de l'Agriculture. L'année 2025 ne couvre que le premier semestre : ses chiffres sont mis en avant en priorité, mais doivent être lus avec prudence et confrontés à 2024, dernière année complète de référence.

Les statistiques ma-propriete.fr (source DVF)

Sur l'ensemble du premier semestre 2025, 834 transactions de terres agricoles hors vignes ont été recensées en Nouvelle-Aquitaine. Le prix moyen s'établit à 5 236 €/ha et le prix médian à 4 572 €/ha (données partielles 1er semestre 2025, à interpréter avec prudence). Sur l'année 2024, dernière année complète, on dénombre 2 131 transactions pour un prix moyen de 5 276 €/ha et un prix médian de 4 551 €/ha.

Le décalage entre prix moyen et prix médian — de l'ordre de 700 €/ha — traduit une asymétrie classique du marché foncier : un petit nombre de transactions à très haute valeur tire la moyenne vers le haut, tandis que la médiane reflète mieux le « prix de marché » réellement pratiqué pour la moitié des ventes. Le P10 (2 500 €/ha en 2024) et le P90 (8 712 €/ha) délimitent quant à eux le corridor dans lequel s'effectuent 80 % des transactions, et révèlent un écart de plus de 3,5 fois entre les terres les plus accessibles et les plus chères de la région.

Sur la période 2020-2024, le prix moyen néo-aquitain a très légèrement progressé (+0,4 % cumulés), une quasi-stabilité qui contraste avec la dynamique haussière des régions de grandes cultures du Nord. La région se classe ainsi au 8e rang national en prix moyen, derrière la Bretagne mais nettement devant la Bourgogne-Franche-Comté ou les Pays de la Loire.

Année        Nb ventes         Prix moyen (€/ha)         Prix médian (€/ha)         P10 (€/ha)         P90 (€/ha)         Surface moy. (ha)    
2020* 1 077 5 254 4 500 2 479 9 108 10,6
2021 2 192 5 160 4 498 2 426 8 804 10,4
2022 2 278 5 074 4 321 2 411 8 880 10,8
2023 2 275 5 167 4 500 2 495 8 735 11,0
2024 2 131 5 276 4 551 2 500 8 712 10,9
2025* 834 5 236 4 572 2 500 8 900 10,4

* 2020 : second semestre uniquement. * 2025 : 1er semestre uniquement, données partielles à interpréter avec prudence. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Évolution du prix moyen et médian des terres agricoles en Nouvelle-Aquitaine de 2020 à 2025 selon DVF

Graphique 1 — Évolution du prix moyen et du prix médian des terres agricoles en Nouvelle-Aquitaine (DVF, 2020-2025). Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Les statistiques du Ministère de l'Agriculture (source SAFER)

Les statistiques publiées chaque année par le Ministère de l'Agriculture, à partir des données collectées par les SAFER, distinguent deux marchés bien différents : les terres libres (vendues sans bail, immédiatement disponibles pour l'acquéreur) et les terres louées (vendues occupées par un fermier en place, ce qui pèse sur leur valeur). En Nouvelle-Aquitaine, l'écart structurel entre ces deux marchés est significatif et révélateur du poids du fermage dans la région.

Année         Terres libres (€/ha)         Terres louées (€/ha)         Décote location    
2014 5 530 3 290 -40,5 %
2016 5 370 3 420 -36,3 %
2018 5 170 3 480 -32,7 %
2020 5 240 3 620 -30,9 %
2022 5 470 3 720 -32,0 %
2023 5 440 3 670 -32,5 %
2024 5 470 3 770 -31,1 %

Source : SAFER, Ministère de l'Agriculture.

Évolution comparée du prix des terres libres et louées en Nouvelle-Aquitaine selon les statistiques SAFER de 2011 à 2024

Graphique 2 — Évolution comparée des prix des terres et prés libres et loués en Nouvelle-Aquitaine, 2011-2024. Source : SAFER, Ministère de l'Agriculture.

Sur la longue période, les terres libres en Nouvelle-Aquitaine ont progressé de +10,3 % entre 2011 et 2024 (de 4 960 à 5 470 €/ha), une hausse modérée et lente comparée à des régions comme la Bretagne (+30,9 %) ou la Normandie (+34,6 %) sur la même période. Les terres louées ont suivi une trajectoire plus dynamique : +26,1 % entre 2012 et 2024, signe d'une revalorisation progressive du foncier sous bail rural, sans doute liée à la sécurisation qu'apporte la présence d'un fermier en place pour l'acquéreur-investisseur.

L'écart entre terres libres et terres louées reste stable autour de 31 à 32 % en moyenne sur les dernières années. Cette décote correspond à la valorisation du droit d'exploiter immédiatement le terrain : un acquéreur qui souhaite installer son projet ne peut pas le faire sur une parcelle louée tant que le bail rural n'est pas arrivé à son terme, ce qui justifie qu'il accepte de payer plus cher pour une parcelle libre. L'écart se resserre depuis 2014 (où il atteignait -40 %), reflet d'une demande soutenue d'investisseurs patrimoniaux pour qui le bail rural n'est pas un obstacle.

Il convient enfin de souligner un écart méthodologique : les chiffres SAFER (5 470 €/ha en 2024 pour les terres libres) sont supérieurs aux données DVF (5 276 €/ha en 2024). Cette différence s'explique par les périmètres et les méthodes de collecte : la SAFER traite l'ensemble des notifications d'intention d'aliéner et applique ses propres seuils de surface, tandis que DVF rassemble toutes les mutations enregistrées au fichier immobilier, y compris des biens de très petite taille. Les deux sources sont complémentaires, et leur convergence d'ordre de grandeur conforte la fiabilité de l'analyse.

Le prix des terres par département

La Nouvelle-Aquitaine est composée de douze départements aux profils agricoles très différents. Nous les présentons ici dans l'ordre numérique avec, pour chacun, les chiffres clés DVF de 2024 et 2025, ainsi qu'un éclairage sur les spécificités locales (hors vignes).

Le prix de vente des terres agricoles en Charente (16)

En 2025, la Charente enregistre 87 transactions pour un prix moyen de 4 733 €/ha et un prix médian de 4 534 €/ha (données partielles 1er semestre 2025, à interpréter avec prudence). Sur 2024, on relève 176 ventes, un prix moyen de 4 923 €/ha et un médian de 4 566 €/ha. La Charente est marquée par une polyculture-élevage typique du nord du Bassin aquitain, avec une forte présence des grandes cultures (céréales, oléoprotéagineux) sur les plateaux. Le département est aussi le berceau du Cognac, mais ce vignoble est exclu de l'analyse présentée ici.

Évolution du prix des terres agricoles en Charente 2020-2025

Charente — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles en Charente-Maritime (17)

La Charente-Maritime est l'un des marchés les plus actifs de la région. Le 1er semestre 2025 affiche 123 ventes, un prix moyen de 4 932 €/ha et un médian de 5 000 €/ha (données partielles, à interpréter avec prudence). En 2024, 346 transactions sont recensées avec un prix moyen de 5 323 €/ha et un médian de 5 184 €/ha. Les grandes cultures céréalières dominent largement, particulièrement sur les plaines de l'Aunis et de Saintonge, ce qui explique la stabilité et la profondeur de ce marché.

Évolution du prix des terres agricoles en Charente-Maritime 2020-2025

Charente-Maritime — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles en Corrèze (19)

Marché très étroit et donc volatil : seulement 9 transactions au 1er semestre 2025, pour un prix moyen de 3 720 €/ha et un médian de 3 747 €/ha (données partielles à manier avec une grande prudence compte tenu du très faible nombre de ventes). En 2024, le département compte 32 ventes, un prix moyen de 3 685 €/ha et un médian de 3 579 €/ha. La Corrèze est dominée par l'élevage bovin viande (race limousine) sur des prairies permanentes de moyenne montagne, ce qui maintient les prix à un niveau modéré.

Évolution du prix des terres agricoles en Corrèze 2020-2025

Corrèze — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles en Creuse (23)

La Creuse est le département le moins cher de Nouvelle-Aquitaine et figure parmi les plus accessibles de France. Au 1er semestre 2025 : 70 ventes, prix moyen 2 743 €/ha, médian 2 534 €/ha (données partielles 1er semestre 2025, à interpréter avec prudence). En 2024, 163 transactions, prix moyen 2 896 €/ha. Ce niveau s'explique par une orientation agricole quasi exclusivement tournée vers l'élevage bovin allaitant extensif, avec de larges surfaces en herbe et un potentiel agronomique limité.

Évolution du prix des terres agricoles en Creuse 2020-2025

Creuse — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles en Dordogne (24)

Au 1er semestre 2025, 37 ventes pour un prix moyen de 4 437 €/ha et un médian de 4 244 €/ha (données partielles, à interpréter avec prudence). En 2024, 95 transactions avec un prix moyen de 4 832 €/ha. La Dordogne combine polyculture-élevage et productions spécialisées (noix, fraise, tabac), avec une forte composante de prairies dans l'est du département. Le vignoble du Bergeracois est exclu de cette analyse.

Évolution du prix des terres agricoles en Dordogne 2020-2025

Dordogne — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles en Gironde (33)

La Gironde est un cas particulier : son marché agricole hors vignes reste étroit du fait de la prédominance écrasante du vignoble bordelais (qui n'entre pas dans cette analyse). Le 1er semestre 2025 enregistre 35 ventes, un prix moyen de 6 211 €/ha et un médian de 5 643 €/ha (données partielles, à interpréter avec prudence). En 2024, 83 transactions, prix moyen de 5 708 €/ha. Les terres concernées correspondent essentiellement au maïs irrigué dans le sud du département et aux prairies de la pointe médocaine.

Évolution du prix des terres agricoles en Gironde 2020-2025

Gironde — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles dans les Landes (40)

Les Landes affichent un des prix les plus élevés de la région. Au 1er semestre 2025 : 55 ventes, prix moyen 8 598 €/ha, médian 8 521 €/ha (données partielles, à interpréter avec prudence). En 2024, 144 transactions, prix moyen de 9 242 €/ha. Cette valorisation s'explique par la maïsiculture intensive irriguée, l'élevage de canards et palmipèdes gras, et la rareté relative du foncier agricole face à la pression sylvicole (massif des Landes de Gascogne).

Évolution du prix des terres agricoles dans les Landes 2020-2025

Landes — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles en Lot-et-Garonne (47)

Le Lot-et-Garonne est le département le plus cher de Nouvelle-Aquitaine en 2024. Au 1er semestre 2025 : 68 ventes, prix moyen 8 983 €/ha, médian 8 000 €/ha (données partielles, à interpréter avec prudence). En 2024, 159 transactions, prix moyen de 9 166 €/ha. Ce niveau est porté par une agriculture spécialisée à très forte valeur ajoutée : arboriculture, maraîchage, semences, productions sous label, sur des sols alluviaux de la vallée de la Garonne et du Lot.

Évolution du prix des terres agricoles en Lot-et-Garonne 2020-2025

Lot-et-Garonne — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles dans les Pyrénées-Atlantiques (64)

Au 1er semestre 2025 : 42 ventes, prix moyen 8 887 €/ha, médian 8 822 €/ha (données partielles, à interpréter avec prudence). En 2024, 109 transactions, prix moyen de 8 664 €/ha. Le département conjugue maïsiculture irriguée du Béarn, élevage laitier et ovin du piémont pyrénéen, et productions sous AOP (Ossau-Iraty notamment). La forte valeur du foncier reflète à la fois la qualité agronomique des terres et la pression d'une agriculture dynamique.

Évolution du prix des terres agricoles dans les Pyrénées-Atlantiques 2020-2025

Pyrénées-Atlantiques — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles dans les Deux-Sèvres (79)

Les Deux-Sèvres constituent l'un des marchés les plus profonds de la région. Au 1er semestre 2025 : 142 ventes, prix moyen 3 543 €/ha, médian 3 394 €/ha (données partielles, à interpréter avec prudence). En 2024, 398 transactions, prix moyen de 3 365 €/ha. Le département est dominé par l'élevage bovin (laitier et viande) et la polyculture, avec une forte tradition coopérative. Les prix modérés reflètent la prédominance des prairies et le poids de l'élevage dans l'assolement.

Évolution du prix des terres agricoles dans les Deux-Sèvres 2020-2025

Deux-Sèvres — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles dans la Vienne (86)

Au 1er semestre 2025 : 107 ventes, prix moyen 5 378 €/ha, médian 5 179 €/ha (données partielles, à interpréter avec prudence). En 2024, 260 transactions, prix moyen de 5 255 €/ha. La Vienne est une terre de grandes cultures (céréales, colza, tournesol) sur les plateaux du Poitou, avec une présence significative de l'élevage caprin (l'AOP Chabichou du Poitou en est un emblème). Les prix se situent dans la moyenne régionale.

Évolution du prix des terres agricoles dans la Vienne 2020-2025

Vienne — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Le prix de vente des terres agricoles en Haute-Vienne (87)

Au 1er semestre 2025 : 59 ventes, prix moyen 3 496 €/ha, médian 3 147 €/ha (données partielles, à interpréter avec prudence). En 2024, 166 transactions, prix moyen de 3 462 €/ha. Comme la Corrèze et la Creuse voisines, la Haute-Vienne est dominée par l'élevage bovin allaitant limousin sur prairies permanentes. Le prix reste contenu, reflet du contexte agronomique et de la prédominance de l'herbe.

Évolution du prix des terres agricoles en Haute-Vienne 2020-2025

Haute-Vienne — évolution DVF 2020-2025. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr.

Méthodes d'analyse et limites des statistiques

Méthode d'analyse des transactions DVF utilisée

Les statistiques présentées sont issues du traitement par ma-propriete.fr de la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières), publiée en open data par la Direction Générale des Finances Publiques. Cette base recense l'ensemble des mutations à titre onéreux enregistrées au fichier immobilier. Pour cet article, seules ont été retenues les transactions portant sur des terres agricoles « sèches » (terres labourables, prairies, landes), à l'exclusion explicite des parcelles classées en vigne, des bâtiments d'exploitation isolés, des biens mixtes (corps de ferme) et des transactions inférieures à un seuil de cohérence (€/ha aberrants). Les ventes sont consolidées par commune, par département et par région, puis traitées statistiquement pour calculer prix moyen, prix médian, percentiles P10 et P90, surface moyenne et nombre de ventes.

Limites des données DVF

Plusieurs limites doivent être gardées en tête. Premièrement, l'Alsace-Moselle (départements 57, 67, 68) est exclue du dispositif DVF national pour des raisons historiques de droit local — cela ne concerne pas la Nouvelle-Aquitaine, mais la précision est utile pour les comparaisons inter-régionales. Deuxièmement, certaines mutations à caractère familial (donations, partages) ne reflètent pas un véritable prix de marché. Troisièmement, les biens mixtes mêlant terres et bâtiments d'habitation peuvent introduire du bruit malgré les filtres appliqués. Enfin et surtout, l'année 2025 ne couvre que le 1er semestre : les chiffres présentés sont donc partiels et leur représentativité ne sera consolidée qu'avec la publication du second semestre. De même, l'exclusion stricte des vignes rappelée tout au long de l'article est une décision méthodologique : pour les départements à forte composante viticole (Gironde, Charente, Dordogne, Pyrénées-Atlantiques), le marché analysé ici ne représente qu'une partie du marché foncier global.

Différences avec les statistiques SAFER

Les statistiques SAFER, publiées chaque année par le Ministère de l'Agriculture, reposent sur les notifications d'intention d'aliéner adressées aux SAFER par les notaires. Elles distinguent finement terres libres et terres louées, et appliquent leurs propres règles de filtrage et de pondération. Les chiffres SAFER constituent la référence historique du marché foncier français depuis plusieurs décennies, mais ils sont publiés avec un délai et selon une nomenclature qui leur est propre. Les écarts observés entre DVF et SAFER (de l'ordre de quelques centaines d'euros par hectare) ne traduisent pas une contradiction mais bien une différence de périmètre et de méthode. La complémentarité des deux sources permet de croiser les analyses et de gagner en robustesse.

Conclusion

La Nouvelle-Aquitaine confirme en 2024 et au 1er semestre 2025 sa physionomie singulière : un marché vaste et profond (le premier de France en volume), mais aux prix modérés et stables, écartelé entre des départements à forte valeur ajoutée (Lot-et-Garonne, Landes, Pyrénées-Atlantiques) et de vastes zones d'élevage extensif où l'hectare se négocie sous les 3 000 € (Creuse, Corrèze, Haute-Vienne). Cette diversité fait du foncier néo-aquitain un terrain d'opportunités pour les porteurs de projets agricoles, tout en imposant une analyse fine, département par département. Les chiffres 2025 confirment la stabilité observée depuis plusieurs années — sous réserve de leur consolidation à la publication des données du second semestre.