Vous cherchez une parcelle de vigne à vendre — pour agrandir votre exploitation, réaliser un placement foncier ou concrétiser un rêve de vigneron ? Cette page réunit les annonces de vignes à vendre seules, sans bâtiment d'exploitation, dans tous les vignobles de France : vignes libres de tout bail, vignes louées à un exploitant, en appellation ou en IGP.
Acheter des vignes est l'investissement rural le plus liquide après les terres agricoles : le marché est actif — près de 3 000 ventes par an en France — et la location par bail rural procure un revenu régulier à qui ne souhaite pas exploiter.
Immédiatement exploitable, elle intéresse les vignerons en place et se valorise au prix plein du barème local. C'est la cible des agrandissements.
Occupée par un fermier protégé par le statut du fermage, elle se négocie avec une décote — souvent 10 à 30 % — mais offre un rendement locatif et une fiscalité de transmission avantageuse via le bail à long terme. C'est l'actif type de l'investisseur patrimonial.
17 579 transactions de vignes figurent dans les données DVF 2020-2025 en France. Le prix médian s'établit à 23 895 €/ha et le prix moyen à 190 874 €/ha ; du minimum (2 139 €/ha) au maximum (5 815 726 €/ha), l'écart traduit la diversité des biens vendus. Ces chiffres couvrent toutes les tailles de transactions ; pour une parcelle seule, le barème SAFER de l'appellation concernée reste la meilleure référence.
Quelques repères SAFER 2025 : environ 6 500 €/ha en AOC Bordeaux rouge, 12 000 à 20 000 €/ha dans une large part du Languedoc et de la Loire, 100 000 €/ha en Alsace, plus d'un million en Champagne. Le détail par appellation figure dans notre observatoire consacré à le prix des vignes en France.
L'appellation revendicable et les droits attachés, l'âge et l'état de la plantation (densité, manquants, maladies du bois), l'existence d'un bail et ses conditions, l'accès à l'eau le cas échéant, et le droit de préemption de la SAFER comme celui du fermier en place. Pour un placement sans gestion, comparez avec les parts de GFV, qui mutualisent ces contraintes. Notre livre blanc consacré à la création et à la reprise d'un domaine viticole détaille chaque vérification.
Vendre des vignes seules est la transaction viticole la plus simple — à condition de purger les questions de préemption (fermier en place, SAFER) et de présenter les éléments que tout acheteur demandera : appellation revendicable, année et densité de plantation, état sanitaire, dernier rendement. Le voisinage constitue le premier marché : les exploitants limitrophes paient le prix de la contiguïté.
À côté des vignes plantées, le marché du « terrain à vigne » — foncier nu en zone d'appellation — obéit à sa propre logique : la valeur tient à l'autorisation de plantation mobilisable et au classement du sol. Dans les appellations en croissance, le terrain nu classé se négocie parfois à peine moins cher que la vigne plantée : le droit de produire vaut autant que la plantation.
Le bail rural à long terme ouvre des exonérations partielles de droits de mutation à titre gratuit, et les biens ruraux loués bénéficient d'abattements à l'IFI : autant d'éléments qui font de la parcelle de vigne louée un outil de transmission patrimoniale, au même titre que les parts de GFV. Un conseil patrimonial s'impose pour optimiser chaque situation.
Tout dépend de l'objectif : quelques ares suffisent en Champagne ou en Bourgogne pour un placement, quand un agrandissement d'exploitation se raisonne en hectares. Le morcellement est la règle du foncier viticole.
Le preneur en place bénéficie d'un droit de préemption lors de la vente de la parcelle qu'il loue — sauf exceptions familiales. Ce point se vérifie dès l'analyse du dossier.
Le fermage viticole procure généralement un rendement brut de 1,5 à 3 % de la valeur de la parcelle, souvent indexé sur le prix du raisin ou du vin de l'appellation.
Retrouvez les parcelles dans chaque bassin : Champagne, Bourgogne, Bordelais, Languedoc-Roussillon, vallée du Rhône — ou l'ensemble de la catégorie viticole.