Vous recherchez une ferme céréalière à vendre ? Cette page réunit les exploitations de grandes cultures mises en vente en France par des céréaliers qui préparent leur transmission, des agences immobilières rurales et des notaires : fermes en blé, orge et colza du Bassin parisien, structures betteravières, exploitations à maïs irrigué du Sud-Ouest, domaines en bio ou en conservation des sols. Chaque annonce indique la surface de terres labourables, la part en propriété et en fermage, les hangars et le stockage, le matériel compris et, le cas échéant, l'irrigation. Elle complète l'ensemble des exploitations agricoles à vendre sur ma-propriete.fr.
Au-delà des annonces, cette page apporte les repères qui manquent au moment de reprendre une exploitation céréalière : le prix des terres labourables région par région, les bassins où l'offre est la plus fournie, les vérifications à mener sur le parcellaire, les baux et les droits à paiement de base, et les étapes d'une reprise qui aboutit. Pour un projet d'installation, notre livre blanc « Créer une exploitation agricole » expose ce qui attend un candidat, du plan de financement à l'agrément.
Dans une ferme céréalière à vendre, le foncier représente presque toujours l'essentiel du prix : contrairement à un élevage, il n'y a ni cheptel ni droit à produire pour porter la valeur, et le bâti se limite souvent à des hangars et à du stockage. Le prix des terres labourables de la région est donc le premier repère à connaître.
En France, 14 328 ventes de terres agricoles ont été enregistrées en 2025, pour un prix médian de 5 307 €/ha (prix moyen 6 059 €/ha ; 80 % des transactions entre 2 500 et 10 537 €/ha). Le barème SAFER de la valeur vénale situe les terres et prés libres à 6 460 €/ha (+0,9 % sur un an) et les terres louées à 5 350 €/ha (+2,5 %), soit une décote moyenne de 17 % lorsqu'un fermier est en place.
| Région | Ventes 2025 (DVF) | Prix médian DVF (€/ha) | Terres et prés libres SAFER (€/ha) | Évolution 1 an | Terres et prés loués SAFER (€/ha) |
|---|---|---|---|---|---|
| Bretagne | 1 297 | 5 500 | 6 540 | +0,3 % | 5 180 |
| Pays de la Loire | 1 873 | 3 267 | 4 100 | +1,5 % | 3 350 |
| Normandie | 1 442 | 8 305 | 9 610 | +2,9 % | 8 410 |
| Hauts-de-France | 1 365 | 7 976 | 10 890 | −0,5 % | 7 650 |
| Grand Est | 1 233 | 5 611 | 6 510 | −4,4 % | 6 120 |
| Île-de-France | 214 | 7 465 | 8 190 | +5,7 % | 7 000 |
| Centre-Val de Loire | 1 195 | 5 480 | 6 260 | −6,1 % | 5 700 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 1 303 | 2 773 | 2 740 | −6,2 % | 2 750 |
| Nouvelle-Aquitaine | 2 103 | 4 538 | 5 770 | +5,5 % | 3 900 |
| Occitanie | 995 | 7 015 | 7 260 | −0,3 % | n.d. |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 1 230 | 3 887 | 5 100 | +4,9 % | 4 140 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur* | 59 | 13 518 | 12 260 | +2,8 % | n.d. |
| Corse* | 19 | 5 012 | — | — | n.d. |
Le tableau confirme ce que les céréaliers savent d'expérience : les terres des grands bassins de culture, Hauts-de-France, Île-de-France, Grand Est et Centre-Val de Loire, se négocient nettement au-dessus de la moyenne nationale, et l'écart avec les régions d'élevage est marqué. Sur ce type d'exploitation, la valeur ne tient pourtant pas qu'aux hectares : la profondeur des sols, le drainage, l'accès à l'eau et le regroupement du parcellaire creusent des différences sensibles entre deux fermes de surface équivalente. D'une région à l'autre, le barème varie du simple au quadruple, de 2 740 €/ha en Bourgogne-Franche-Comté à 10 890 €/ha dans les Hauts-de-France. Retrouvez l'analyse complète, département par département, sur notre observatoire du prix des terres agricoles, estimez vos parcelles avec « Découvrez la valeur de vos terres » et chiffrez frais de notaire et capacité d'emprunt grâce à nos calculatrices financières. * Moins de 100 ventes enregistrées : valeur indicative. n.d. : barème des terres louées non publié pour cette région.
Une exploitation céréalière se juge d'abord à ses terres. Le potentiel agronomique des parcelles, c'est-à-dire la nature du sol (limons profonds, craie, argilo-calcaire), la réserve en eau et l'historique des rendements en blé, orge, colza ou maïs, pèse davantage que la surface brute. Un parcellaire regroupé autour du siège, accessible aux engins larges, vaut plus qu'une somme d'îlots dispersés. Un forage et un réseau d'irrigation, ou un drainage enterré en bon état, changent la nature du bien : ils sécurisent les cultures de printemps et ouvrent la rotation aux betteraves, au tournesol ou aux protéagineux.
Le bâti est plus modeste que dans un élevage, mais il compte : hangars pour le matériel, cellules et silos à la ferme qui permettent de vendre la récolte au moment choisi plutôt qu'à la moisson, séchoir pour le maïs, local phytosanitaire conforme. Le matériel (tracteurs, moissonneuse-batteuse, semoir, pulvérisateur) est parfois compris dans la vente, parfois détenu en copropriété ou en CUMA, ce qui doit être précisé dès la visite. Chaque poste s'évalue à part : foncier au prix des terres, bâtiments selon leur état, matériel à la cote d'occasion.
Les exploitations de grandes cultures à vendre se concentrent dans le Bassin parisien au sens large : Beauce et Champagne berrichonne en Centre-Val de Loire, Brie et plateaux d'Île-de-France, Picardie et Artois dans les Hauts-de-France, Champagne crayeuse et plaine lorraine dans le Grand Est. On y trouve des fermes de grande taille, un parcellaire regroupé, des sols profonds et une filière dense de coopératives, de négoces, de sucreries et de silos portuaires. Ce sont aussi des terres parmi les plus chères du pays, où la reprise passe souvent par des baux plutôt que par l'achat de toutes les surfaces.
Hors de ce cœur, l'offre est plus diversifiée : plaines de Normandie et de Bourgogne, Poitou-Charentes et Limagne en Auvergne, où céréales, tournesol et protéagineux alternent avec des ateliers d'élevage ; Sud-Ouest, du Gers aux Landes, et plaine d'Alsace pour le maïs, souvent irrigué. Les terres céréalières à vendre y sont en général moins chères et les structures plus petites, souvent mixtes, donc accessibles à un premier achat ou à un agrandissement progressif.
Le premier point porte sur le foncier loué. Dans les grandes cultures, une large part des surfaces est souvent exploitée sous bail rural : le fermage se poursuit avec le repreneur seulement si le bailleur accepte la cession du bail, et la reprise reste soumise au contrôle des structures et au droit de préemption de la SAFER. Il faut ensuite vérifier le transfert des droits à paiement de base (DPB) de la PAC, sans lesquels les aides découplées sont perdues, et le sort des contrats avec la coopérative, le négoce ou la sucrerie, qui ne suivent pas automatiquement les terres.
Sur le plan technique, l'acquéreur doit s'assurer de la régularité des prélèvements d'eau (déclaration ou autorisation du forage, volumes attribués), de l'état du drainage, du classement de la commune en zone vulnérable aux nitrates et, lorsque la ferme est en bio, de la certification et de la durée de conversion restante. Une analyse des sols et les cahiers de fertilisation des dernières campagnes renseignent sur le potentiel réel et les reliquats laissés par le cédant.
La cession d'une ferme céréalière prend des formes variées. Lorsque le cédant possède ses terres, la vente porte sur le foncier, les bâtiments et le matériel, chacun évalué séparément ; lorsqu'il exploite en société (EARL, SCEA, GAEC), la transaction passe par la cession de parts sociales, qui conserve baux et contrats au nom de la structure mais engage le repreneur sur le passif, comme l'explique notre article vendre les actifs ou les parts d'une société agricole. Beaucoup de céréaliers préfèrent conserver les terres et les louer au repreneur, formule comparée dans vendre ou louer son exploitation agricole.
Côté acheteur d'une exploitation agricole céréalière, la démarche suit un ordre logique : définir le projet et le financement, obtenir la capacité agricole, analyser les comptes, les rendements et les baux, puis sécuriser le foncier auprès de la SAFER et des bailleurs avant de signer. Notre guide d'achat complet d'une exploitation agricole détaille chaque étape. Côté vendeur, la transmission se prépare plusieurs années à l'avance : mise à jour du parcellaire, régularisation des baux, choix du régime fiscal. L'article préparer son exploitation agricole pour la vendre liste les points à traiter avant la négociation.
Le prix dépend avant tout de la surface en propriété et du prix des terres labourables de la région : une ferme du Bassin parisien dont les terres sont possédées n'a rien de commun avec une exploitation de même surface reprise en fermage dans le Sud-Ouest. S'y ajoutent les bâtiments de stockage, le matériel, les stocks et avances aux cultures, et les DPB transférés. Le tableau ci-dessus donne l'ordre de grandeur du foncier ; le reste s'évalue poste par poste.
Oui. Rien n'interdit à un non-agriculteur d'acheter des terres ou une ferme, mais les exploiter suppose de passer le contrôle des structures, qui peut privilégier une installation ou l'agrandissement d'un voisin, et d'obtenir la capacité professionnelle agricole pour bénéficier des aides. Beaucoup d'acquéreurs non exploitants achètent le foncier et le louent par bail rural à un céréalier, ou s'associent avec lui en société.
Toute vente de terres ou de bâtiments agricoles lui est notifiée par le notaire. Elle peut exercer son droit de préemption, y compris en proposant un prix révisé, pour installer un jeune agriculteur ou consolider une exploitation voisine, sauf exceptions comme la vente au fermier en place ou à un membre de la famille. Elle peut aussi accompagner la transmission par un appel à candidatures. Les règles du contrôle des structures interviennent aussi lorsqu'un exploitant agrandit son exploitation.
L'estimation part du foncier, valorisé au prix des terres de la région corrigé selon le potentiel agronomique, le drainage, l'irrigation et le regroupement du parcellaire, avec une décote pour les surfaces louées. Hangars et silos s'évaluent selon leur état et leur utilité, rarement à leur coût de construction ; le matériel à la cote d'occasion. Cette ventilation est en général confiée à un expert foncier agréé.
Les droits à paiement de base restent attachés à l'exploitant et non aux parcelles : leur transfert au repreneur doit être prévu dans l'acte ou par une clause spécifique, faute de quoi les aides de la PAC sont perdues. Les engagements avec la coopérative ou le négoce, les contrats de betteraves ou de semences se négocient au cas par cas avec l'organisme, qui peut accepter ou non le nouvel exploitant. Ces points se règlent par écrit avant la signature.
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