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Nombre d'exploitations agricoles en France : ce que 35 ans de concentration changent pour le foncier rural

Publié le November 4, 2026 par Bernard Charlotin
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Nombre d'exploitations agricoles en France : ce que 35 ans de concentration changent pour le foncier rural

Le nombre d'exploitations agricoles en France a été divisé par 2,6 en un peu plus de trente ans : 924 000 en 1990, 349 600 en 2023 en France hexagonale. Dans le même temps, la branche agricole s'est mise à investir bien plus que le reste de l'économie, la vigne a perdu 181 000 hectares et le prix des bâtiments agricoles a progressé de près de 82 %.

Ces chiffres proviennent de l'Insee Première n° 2133, publié le 28 octobre 2026 par Vincent Hecquet, Félix Lucas et Alexandre Wukovits. L'étude retrace l'investissement agricole de 1990 à 2024 à partir des comptes de l'agriculture (compte provisoire 2025). Elle décrit une agriculture moins nombreuse, plus mécanisée, plus capitalistique, et ce mouvement de fond pèse directement sur le marché des terres, des vignes et des corps de ferme. Voici ce qu'il faut en retenir lorsque l'on achète ou que l'on vend un bien rural.

Sommaire

  1. Nombre d'exploitations agricoles en France : de 924 000 à 349 600
  2. Une agriculture qui investit plus que le reste de l'économie
  3. Machines spécialisées et informatique : le capital remplace le travail
  4. Bâtiments agricoles : +82 % en prix, un parc qui se déclasse
  5. Vignes et vergers : 181 000 hectares de vignes en moins
  6. Bétail reproducteur : le recul le plus marqué
  7. Frais d'acquisition des terres : ce que mesure vraiment le +128 %
  8. Questions fréquentes

1. Nombre d'exploitations agricoles en France : de 924 000 à 349 600

La baisse du nombre de fermes est le fil conducteur de toute l'étude. Entre 1990 et 2023, la France hexagonale a perdu près de 575 000 exploitations, soit 62 % de l'effectif de départ. L'emploi a suivi : la branche agricole comptait 696 100 emplois en équivalent temps plein (ETP) en 2024, contre environ 1,42 million en 1990 (−51 %).

Le recul ne frappe pas tout le monde de la même façon. Les non-salariés (exploitants et aides familiaux) ont diminué de 66 %, alors que l'emploi salarié n'a baissé que de 9 %. Résultat, les salariés représentent désormais 44 % des emplois agricoles, contre 20 % en 1990. L'exploitation familiale où le couple et ses enfants faisaient tourner la ferme cède la place à des structures plus grandes, qui emploient.

    Indicateur    
    Début de période    
    Fin de période    
    Évolution    
    Exploitations agricoles (1990 / 2023)    
    924 000    
    349 600    
    −62 %    
    Emploi agricole en ETP (1990 / 2024)    
    1 418 600    
    696 100    
    −51 %    
    Surface en vignes (1990 / 2024)    
    956 000 ha    
    775 000 ha    
    −18,9 %    
    Surface en vergers (1990 / 2024)    
    232 000 ha    
    196 000 ha    
    −15 %    
    Cheptel de vaches (moy. 1990-1994 / 2020-2024)    
    8,6 millions    
    7,0 millions    
    −19 %    
    Taux d'investissement (moy. 1990-1994 / 2020-2024)    
    23,4 %    
    37,5 %    
    +14,1 points    

Trente-cinq ans de mutations agricoles en chiffres — Source : Insee, comptes de l'agriculture, Insee Première n° 2133 (octobre 2026)

Ce que cela change pour le foncier. Chaque exploitation qui disparaît libère des terres, et ces terres sont, pour l'essentiel, reprises par les voisins qui s'agrandissent. Pour un acquéreur extérieur au monde agricole, cela signifie une concurrence directe avec des exploitants qui cherchent à conforter leur structure, et que la Safer peut privilégier au titre de ses missions. Avant toute offre sur des terres, il est utile de savoir si l'on peut acheter des terres agricoles sans être agriculteur et de mesurer la portée de la préemption partielle Safer depuis la loi de 2026.

2. Une agriculture qui investit plus que le reste de l'économie

Le taux d'investissement rapporte les achats de biens durables (machines, bâtiments, plantations, bétail reproducteur) à la valeur ajoutée produite. Pour la branche agricole, il est passé de 23,4 % en 1990-1994 à 37,5 % en 2020-2024. Les entreprises non financières, sur la même période, sont passées de 19,0 % à 21,7 % seulement. L'agriculture investit donc aujourd'hui près de 16 points de plus que le reste de l'économie.

Cette hausse s'explique davantage par les prix que par les quantités. En volume, l'investissement agricole total n'a progressé que de 16,5 % en trente ans ; en prix, il a augmenté de 62,3 %. Or le prix de la production agricole n'a progressé que de 39,4 % sur la même période. Les équipements renchérissent plus vite que ce que l'agriculteur vend : c'est un effet de ciseaux qui pèse sur la capacité de remboursement des exploitations, et donc sur ce qu'un exploitant peut consacrer à l'achat ou au loyer de la terre.

    Poste d'investissement    
    Part en 2020-2024    
    Évolution en volume    
    Évolution en prix    
    Machines spécialisées    
    41,0 %    
    +49,8 %    
    +51,5 %    
    Tracteurs et autres véhicules    
    23,5 %    
    +20,1 %    
    +61,4 %    
    Bâtiments agricoles    
    20,8 %    
    −6,1 %    
    +81,9 %    
    Plantations (vignes, vergers)    
    5,8 %    
    −27,8 %    
    +105,8 %    
    Frais de transfert de propriété (terrains)    
    4,3 %    
    +30,8 %    
    +128,5 %    
    Bétail reproducteur et animaux de trait    
    2,7 %    
    −48,8 %    
    +92,4 %    
    Matériel informatique    
    0,7 %    
    +2 151,8 %    
    −83,6 %    
    Ensemble de l'investissement agricole    
    100 %    
    +16,5 %    
    +62,3 %    

Principaux postes de l'investissement agricole, évolutions entre 1990-1994 et 2020-2024 (les postes mineurs, hangars métalliques, logiciels et divers, ne sont pas détaillés) — Source : Insee, Insee Première n° 2133

3. Machines spécialisées et informatique : le capital remplace le travail

Les engins représentent à eux seuls 64,5 % de l'investissement agricole. Le premier poste n'est plus le tracteur, déjà très répandu en 1990, mais la machine spécialisée : moissonneuses-batteuses, matériels de récolte, de travail du sol, de fenaison, équipements frigorifiques. Leur volume a augmenté de 50 %, contre 20 % pour les tracteurs, dont le prix a nettement accéléré à partir de 2021.

L'informatique, partie de presque rien, s'est diffusée massivement : son volume a été multiplié par 22 alors que son prix chutait de 84 %. Elle ne pèse pourtant que 0,9 % de l'investissement avec les logiciels. La transformation est donc moins numérique que mécanique : chaque actif agricole travaille avec beaucoup plus de matériel. L'investissement agricole par emploi non salarié a ainsi augmenté de 110 % en termes réels, et l'investissement total par emploi non salarié de 222 %.

Ce que cela change pour le foncier. Reprendre une exploitation demande aujourd'hui un capital bien supérieur à celui d'il y a trente ans, avant même d'acheter la moindre parcelle. C'est l'une des raisons pour lesquelles de nombreux repreneurs dissocient l'exploitation de la propriété : ils louent la terre en fermage et laissent son achat à des investisseurs, directement ou via un groupement foncier agricole (GFA). Pour l'investisseur, cette évolution soutient la demande de terres agricoles louées, dont le rendement dépend du niveau des fermages, parmi les plus bas d'Europe.

4. Bâtiments agricoles : +82 % en prix, un parc qui se déclasse

Les bâtiments forment le deuxième poste d'investissement (20,8 %). Leur volume a légèrement baissé (−6 %), mais leur prix a augmenté de 81,9 %, bien plus vite que celui des machines. L'Insee relève que les postes les plus riches en main-d'œuvre (bâtiments, plantations, frais de transfert) sont ceux dont les prix ont le plus progressé. Les poulaillers, porcheries et serres reculent en volume (−10 %), de même que les étables et écuries (−3 %).

Deux facteurs propres à l'agriculture s'ajoutent à la hausse générale des coûts de construction. L'étude de l'Insee ne les chiffre pas, mais ils pèsent lourd sur la période.

L'agrandissement des exploitations

Moins nombreuses, les exploitations sont beaucoup plus grandes : leur surface agricole utilisée (SAU) moyenne est passée de 42 hectares en 2000 à 69 hectares en 2020, selon les recensements agricoles (Agreste, repris par l'Insee). Une exploitation plus grande stocke davantage de récoltes, de fourrage et de matériel, et loge des troupeaux plus importants. Elle a besoin de bâtiments plus vastes, plus hauts et dimensionnés pour des engins plus gros.

Le volume total investi en bâtiments n'a baissé que de 6 % alors que le nombre d'exploitations a été divisé par 2,6. Rapporté à chaque exploitation, l'investissement en bâtiments a donc été multiplié par 2,5 environ. Cet ordre de grandeur est notre calcul : il est approximatif, car les périodes de référence des deux séries ne coïncident pas exactement.

Les mises aux normes des bâtiments d'élevage

Depuis le début des années 1990, les élevages ont dû absorber une succession d'obligations environnementales et sanitaires : programme de maîtrise des pollutions d'origine agricole (PMPOA) à partir de 1993, avec la construction de fosses à lisier et de fumières couvertes, renforcement des capacités de stockage des effluents en zones vulnérables au titre de la directive Nitrates, puis normes de bien-être animal (cages aménagées pour les poules pondeuses au 1er janvier 2012, logement en groupe des truies gestantes au 1er janvier 2013). Ces travaux obligatoires ont alourdi le coût des bâtiments d'élevage sans augmenter leur capacité de production.

L'avis de l'expert : coût de construction et valeur vénale ne se confondent pas

Une hausse de 82 % du prix des bâtiments neufs ne signifie pas que les bâtiments existants valent 82 % de plus. En évaluation, un bâtiment agricole vaut d'abord par son utilité pour une exploitation. Une stabulation entravée, un poulailler hors normes ou une grange trop basse pour le matériel actuel perdent l'essentiel de leur valeur d'usage, quel que soit le coût de leur reconstruction à neuf. Un bâtiment d'élevage qui ne respecte plus les normes impose en outre des travaux que l'acquéreur déduira du prix.

À l'inverse, la flambée des coûts de construction valorise les bâtiments récents, fonctionnels et bien situés : pour un repreneur, racheter un hangar ou une stabulation en bon état coûte souvent bien moins cher que construire. Bernard Charlotin, expert en évaluation immobilière certifié SEEIF, fondateur de ma-propriete.fr.

Ce que cela change pour le foncier. La concentration des exploitations sépare de plus en plus la terre des bâtiments. Quand les parcelles partent à l'agrandissement d'un voisin, le corps de ferme d'origine perd sa fonction agricole et se retrouve sur le marché résidentiel ou touristique. C'est une source importante de l'offre de fermes, granges et mas à réhabiliter. Un point de vigilance avant l'achat : en zone agricole ou naturelle d'un plan local d'urbanisme, transformer un bâtiment agricole en habitation suppose que le PLU l'ait désigné comme pouvant changer de destination, et que la commission compétente (CDPENAF en zone agricole, CDNPS en zone naturelle) donne un avis conforme (article L. 151-11 du Code de l'urbanisme).

5. Vignes et vergers : 181 000 hectares de vignes en moins

La France métropolitaine comptait 956 000 hectares de vignes en 1990 et 775 000 en 2024, soit une perte de 18,9 %. Les vergers ont suivi la même pente, de 232 000 à 196 000 hectares. En volume, l'investissement en plantations a reculé de 28 %, mais son prix a plus que doublé (+105,8 %), sous l'effet du coût des plants, de la main-d'œuvre et d'un déplacement vers les appellations.

Ce dernier point est essentiel : le vignoble en appellation d'origine protégée (AOP) concentre désormais 54,8 % de l'investissement en plantations, 5,4 points de plus qu'au début des années 1990. Les volumes plantés avaient progressé de 2010 au début des années 2020 (arrachages et replantations), avant de reculer depuis 2022, et les prix des plantations baissent depuis 2023. On replante moins, et l'on replante surtout là où la vigne garde de la valeur.

Combien coûte la plantation d'un hectare de vigne ?

L'indice de l'Insee ne donne pas de montant en euros. Les références techniques publiées par les organismes viticoles permettent de le chiffrer, hors prix du terrain :

    Référence    
    Hypothèses    
    Coût de plantation (€ HT/ha)    
    IFV Occitanie, vin de France    
    4 000 pieds/ha    
    20 820    
    Chambre d'agriculture de l'Hérault, vigne palissée (2022)    
    4 444 pieds/ha, de la préparation du sol à la 3e feuille    
    24 400 à 40 000    
    Vinipôle Sud Bourgogne, référentiel économique    
    moyenne du vignoble bourguignon, hors arrachage    
    43 000    

Coût de plantation d'un hectare de vigne, hors terrain et hors charges de structure — Sources : IFV Occitanie, Chambre d'agriculture de l'Hérault, Vinipôle Sud Bourgogne

Les écarts tiennent à la densité de plantation, au type de palissage et au nombre d'années prises en compte avant l'entrée en production. Dans tous les cas, la jeune vigne ne donne au mieux qu'une récolte partielle avant sa troisième feuille : pendant ces premières années, la parcelle coûte sans rapporter.

Ce que cela change pour le foncier. Ce double mouvement rejoint ce que montrent les transactions. Selon la FNSAFER, les vignes en AOP se sont vendues en moyenne 171 400 €/ha en 2025, contre 12 800 €/ha hors AOP, et la médiane DVF du Bordelais est tombée à 15 434 €/ha. Autrement dit, dans les vignobles de volume, un hectare de vigne en place se vend aujourd'hui moins cher que ce que coûte sa plantation, terrain non compris. Replanter n'y a de sens économique que si la vente du vin couvre cet investissement sur la durée de vie de la vigne, ce qui pousse à l'arrachage et au changement d'usage des terres. À l'inverse, en appellation réputée, la valeur de la parcelle reste largement supérieure au coût de plantation, et la replantation se poursuit. Le détail par vignoble figure dans notre observatoire du prix des vignes en France et dans notre comparaison du prix des vignes en France, en Espagne et en Italie.

6. Bétail reproducteur : le recul le plus marqué

L'investissement en bétail reproducteur (vaches, brebis, chèvres, truies destinées à la reproduction) a reculé de 48,8 % en volume, la plus forte baisse de tous les postes. Le cheptel de vaches est passé de 8,6 millions en moyenne au début des années 1990 à 7,0 millions en 2020-2024. Les gros bovins représentent 73,5 % de ce poste, les ovins et caprins 24,9 %.

7. Frais d'acquisition des terres : ce que mesure vraiment le +128 %

L'étude signale que les coûts de transfert de propriété, pour l'essentiel liés aux terrains, ont vu leur prix augmenter de 128,5 % et leur part passer de 2,8 % à 4,3 % de l'investissement agricole. Ce chiffre est souvent mal lu.

Attention : ce n'est pas le prix des terres

En comptabilité nationale, la terre n'est pas un bien produit : son prix d'achat n'entre pas dans l'investissement. Seuls y figurent les frais qui accompagnent la mutation, à savoir les honoraires des géomètres, notaires et experts, et les impôts dus par l'acquéreur. Le +128,5 % mesure donc le renchérissement de ces frais, pas celui de l'hectare. Pour les prix des terres eux-mêmes, il faut se reporter aux données Safer et DVF, que nous suivons dans l'observatoire du prix des terres agricoles en France.

Le chiffre reste instructif : la hausse du volume de ces frais (+31 %) indique que les terres changent de mains plus souvent ou pour des montants plus élevés, ce qui est cohérent avec la concentration des exploitations décrite plus haut.

Les limites de l'étude

  • Les données portent sur l'ensemble de la branche agricole, sans détail par région ni par type d'exploitation.
  • L'étude ne fournit aucune série de prix des terres ni de données sur l'endettement des exploitations.
  • Le nombre d'exploitations en 2023 provient d'une source statistique distincte des comptes de l'agriculture.
  • Les chiffres de 2025 sont provisoires et seront révisés en juillet 2027.

8. Questions fréquentes

Combien y a-t-il d'exploitations agricoles en France ?

La France hexagonale comptait 349 600 exploitations agricoles en 2023, contre 924 000 en 1990, selon les chiffres repris par l'Insee. Leur nombre a été divisé par 2,6 en un peu plus de trente ans, du fait de la concentration des structures : les exploitations qui disparaissent sont reprises par des voisins qui s'agrandissent, et la SAU moyenne atteint 69 hectares en 2020.

Combien d'hectares de vigne compte la France ?

La France métropolitaine comptait 775 000 hectares de vignes en 2024, contre 956 000 en 1990, soit 181 000 hectares de moins (−18,9 %). Les replantations se concentrent désormais sur les vignobles en appellation.

Pourquoi le prix des bâtiments agricoles a-t-il autant augmenté ?

Le prix des bâtiments agricoles neufs a augmenté de 81,9 % entre 1990-1994 et 2020-2024. L'Insee relève que les postes d'investissement les plus riches en main-d'œuvre ont vu leurs prix progresser le plus vite. S'y ajoutent l'agrandissement des exploitations, qui exige des bâtiments plus vastes, et les mises aux normes environnementales et de bien-être animal des élevages. Cette hausse concerne le coût de construction, pas la valeur de revente des bâtiments existants, qui dépend de leur utilité réelle.

Le prix des terres agricoles a-t-il augmenté de 128 % ?

Non. Le chiffre de +128,5 % publié par l'Insee porte sur les frais de mutation (honoraires et impôts liés à l'achat des terrains), pas sur le prix des terres, qui n'est pas comptabilisé dans l'investissement.

Conclusion

Moins de fermes, plus de machines, moins de vignes, des bâtiments plus chers à construire : l'étude de l'Insee confirme une agriculture qui se concentre et se capitalise. Pour le marché rural, les conséquences sont concrètes. Les terres sont disputées par des exploitants qui s'agrandissent, la propriété se sépare de plus en plus de l'exploitation, les corps de ferme sans terres alimentent le marché résidentiel, et le vignoble se resserre sur les appellations qui gardent de la valeur. Avant d'acheter ou de vendre, la bonne question n'est donc plus seulement « combien vaut l'hectare ? », mais aussi « qui, demain, voudra exploiter ou louer ce bien ? ». Pour situer précisément un bien, une étude de valorisation foncière permet de croiser les références de marché locales.

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