Mis à jour : avril 2026
La Vallée du Rhône constitue l'un des vignobles les plus diversifiés de France. Depuis les pentes escarpées de Côte-Rôtie et Condrieu au nord, jusqu'aux vastes plaines de Châteauneuf-du-Pape et des Costières de Nîmes au sud, ce territoire viticole s'étire sur près de 250 kilomètres et couvre des réalités foncières extrêmement contrastées. Avec environ 70 000 hectares de vignes répartis sur six départements — Vaucluse (84), Gard (30), Drôme (26), Ardèche (07), Loire (42) et Rhône (69) — le vignoble rhodanien représente l'une des premières régions de production françaises en volume.
Le vignoble se structure autour de deux grands ensembles : le Rhône septentrional, avec des appellations confidentielles et très prisées (Hermitage, Crozes-Hermitage, Cornas, Saint-Joseph, Condrieu, Côte-Rôtie), et le Rhône méridional, dominé par Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, et les Côtes du Rhône Villages. Les cépages de référence sont la Syrah au nord, le Grenache et la Mourvèdre au sud, auxquels s'ajoutent Marsanne, Roussanne et Viognier pour les blancs.
Cet article analyse l'évolution du prix des vignes en Vallée du Rhône à partir de deux sources complémentaires : les données DVF (Demandes de Valeurs Foncières), issues des actes notariés enregistrés entre 2020 et 2025, et les statistiques du Ministère de l'Agriculture (source SAFER) qui permettent une lecture longue depuis 1991. Les données 2025 couvrent uniquement le 1er semestre 2025 et sont donc partielles — elles sont présentées en priorité mais doivent être interprétées avec prudence.
Pour retrouver l'ensemble des prix par région viticole française, consultez notre observatoire du prix des vignes en France. Nos annonces viticoles référencent les domaines actuellement disponibles à la vente.
Les données DVF portant sur la période S2 2020 – S1 2025 recensent 2 663 transactions de vignes en Vallée du Rhône, ce qui représente 15,65 % du volume national enregistré sur la même période. C'est un volume significatif qui confère une bonne robustesse statistique à l'analyse.
Le prix médian s'établit à 21 340 €/ha sur l'ensemble de la période, tandis que le prix moyen atteint 78 795 €/ha — soit un écart considérable qui témoigne d'une forte hétérogénéité des transactions. Cet écart s'explique par la coexistence de vignes en appellation régionale Côtes du Rhône à des valeurs modestes et de micro-parcelles de crus prestigieux (Côte-Rôtie, Condrieu, Hermitage) atteignant plusieurs centaines de milliers d'euros par hectare. La surface moyenne des parcelles échangées est de 1 366 m², soit environ 0,14 hectare, ce qui illustre la forte atomisation du parcellaire rhodanien.
Pour 2025 (données partielles — 1er semestre uniquement, à interpréter avec prudence), 227 transactions ont été enregistrées, pour un prix moyen de 49 882 €/ha et un prix médian de 20 168 €/ha. Ces chiffres partiels suggèrent un repli du prix moyen en début d'année, probablement lié à la saisonnalité et à la composition des lots échangés.
En 2024 (année de référence complète), le marché a enregistré 540 transactions pour un prix médian de 22 027 €/ha et un prix moyen de 74 948 €/ha. C'est l'une des années les plus actives de la période analysée, avec un niveau de transactions comparable à 2022.
| Année | Transactions | Prix moyen (€/ha) | Prix médian (€/ha) | Prix min (€/ha) | Prix max (€/ha) | Surface moy. (m²) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2025 * | 227 | 49 882 | 20 168 | 6 439 | 551 724 | 16 044 |
| 2024 | 540 | 74 948 | 22 027 | 7 407 | 1 100 000 | 13 893 |
| 2023 | 483 | 79 172 | 23 785 | 7 603 | 774 135 | 14 500 |
| 2022 | 586 | 80 973 | 21 723 | 7 519 | 883 918 | 13 299 |
| 2021 | 539 | 94 587 | 20 000 | 6 753 | 920 810 | 12 524 |
| 2020 | 288 | 74 181 | 21 046 | 7 939 | 683 230 | 12 796 |
| Total | 2 663 | 78 795 | 21 340 | 6 439 | 1 100 000 | 13 660 |
* Données partielles 1er semestre 2025 — à interpréter avec prudence

Évolution annuelle du prix des vignes en Vallée du Rhône — Source : DVF, traitement ma-propriete.fr (* données partielles 1er sem. 2025)
La lecture de ce graphique révèle une particularité structurelle importante : le prix moyen est très volatile — il a culminé à 94 587 €/ha en 2021, porté par plusieurs cessions de parcelles prestigieuses — tandis que le prix médian oscille de façon beaucoup plus stable entre 20 000 et 24 000 €/ha. C'est ce second indicateur qui reflète le mieux la réalité du marché pour un acquéreur standard. Le prix médian est systématiquement utilisé comme indicateur de référence dans cet article, car il est insensible aux transactions exceptionnelles.
En matière de saisonnalité, les transactions se répartissent de manière assez équilibrée : 25,1 % au T1 (janvier-mars), 28 % au T2 (avril-juin), 24 % au T3 (juillet-septembre) et 22,9 % au T4 (octobre-décembre). Le 2e trimestre concentre légèrement plus d'activité, une tendance classique dans l'immobilier rural.
La SAFER publie chaque année les valeurs vénales moyennes des vignes pour chaque région et chaque appellation. Ces données, disponibles depuis 1991, permettent d'analyser les tendances longues et de situer le vignoble rhodanien dans son contexte historique. Attention : les statistiques SAFER portent sur des vignes libres à la vente et sont exprimées en valeur vénale moyenne, ce qui les différencie des transactions DVF réelles.
En 2024, la valeur vénale moyenne des vignes AOP de la Vallée du Rhône-Provence s'établit à 58 700 €/ha, en légère baisse par rapport au pic de 59 000 €/ha atteint en 2023. Sur trente-trois ans, la progression est remarquable : la valeur a été multipliée par 2,6 depuis 1991 (22 549 €/ha), même si cette évolution masque d'importantes disparités selon les appellations.
| Année | Vignes AOP (€/ha) | Vignes hors AOP (€/ha) |
|---|---|---|
| 1991 | 22 549 | 8 618 |
| 2000 | 31 476 | 11 092 |
| 2005 | 34 740 | 11 598 |
| 2010 | 36 827 | 11 065 |
| 2015 | 43 364 | 14 613 |
| 2020 | 51 400 | 17 900 |
| 2022 | 51 827 | 16 813 |
| 2023 | 59 000 | 17 000 |
| 2024 | 58 700 | 16 300 |

Évolution du prix des vignes AOP et hors AOP en Vallée du Rhône (source SAFER / Ministère de l'Agriculture, 1991–2024)
La courbe SAFER met en évidence trois grandes phases. Une première période de hausse modérée de 1991 à 2006, portée par le développement des exportations de vins du Rhône méridional. Une phase de consolidation entre 2006 et 2015, avec une légère contraction autour de 34 000–37 000 €/ha pour les AOP, liée à la crise viticole et à la surproduction. Enfin, une reprise nette depuis 2015, amplifiée après 2020, portée notamment par l'engouement des investisseurs pour les appellations du Rhône sud (Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Ventoux).
Les vignes hors AOP présentent un profil d'évolution plus stable, gravitant autour de 8 000 à 18 000 €/ha sur toute la période. L'écart entre AOP et hors AOP s'est creusé significativement depuis 2015, reflétant la prime croissante accordée aux terroirs d'appellation.
Le vignoble rhodanien se caractérise par une hétérogénéité foncière exceptionnelle à l'échelle de la France. Le tableau ci-dessous synthétise les données DVF consolidées sur la période 2020–2025 pour les six départements du vignoble :
| Département | Transactions | Prix moyen (€/ha) | Prix médian (€/ha) | Prix min (€/ha) | Prix max (€/ha) | Surface moy. (m²) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Vaucluse (84) | 1 294 | 95 040 | 25 640 | 9 021 | 913 484 | 11 568 |
| Gard (30) | 904 | 46 758 | 16 753 | 6 439 | 734 754 | 18 157 |
| Drôme (26) | 356 | 41 946 | 19 374 | 7 084 | 883 918 | 12 483 |
| Ardèche (07) | 89 | 238 470 | 150 000 | 9 001 | 774 135 | 5 278 |
| Loire (42) | 18 | 436 011 | 413 838 | 10 000 | 1 100 000 | 4 072 |
| Rhône (69) | 2 | 287 868 | 287 868 | 20 000 | 555 735 | 2 965 |

Prix médian des vignes par département — Vallée du Rhône — Source : DVF, traitement ma-propriete.fr (2024)
Le Vaucluse est de loin le département le plus actif du vignoble rhodanien, concentrant 1 294 transactions sur la période analysée, soit près de 49 % des volumes régionaux. Ce dynamisme s'explique par l'étendue du vignoble — Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Rasteau, Beaumes-de-Venise, les Côtes du Rhône Villages et le vaste Ventoux — ainsi que par la liquidité relative du marché foncier.
En 2025 (données partielles 1er semestre — à interpréter avec prudence), le prix médian ressort à environ 20 000 €/ha, en retrait par rapport à 2024. En 2024 (année de référence), le prix médian s'établissait à 17 589 €/ha et le prix moyen à 46 725 €/ha pour 78 transactions. L'écart entre moyenne et médiane est révélateur : quelques transactions sur Châteauneuf-du-Pape ou Gigondas suffisent à faire bondir la moyenne.
Sur la période complète, le prix moyen dans le Vaucluse atteint 95 040 €/ha — le plus élevé des départements à fort volume — avec des prix allant de 9 021 €/ha (vignes Côtes du Rhône en zone moins cotée) à 913 484 €/ha (micro-parcelles de crus). La superficie moyenne des parcelles échangées est de 1 157 m², signe d'un marché très atomisé.
La SAFER indique des valeurs vénales spécifiques par appellation pour le Vaucluse : Châteauneuf-du-Pape atteint 520 000 €/ha en 2024, Gigondas 230 000 €/ha, Vacqueyras 120 000 €/ha. Les Côtes du Rhône régionales en Vaucluse oscillent autour de 20 000–22 000 €/ha.

Évolution du prix des vignes en Vaucluse (84) — Source : DVF, traitement ma-propriete.fr
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Le Gard figure dans notre périmètre Vallée du Rhône pour les communes relevant des appellations rhodaniennes : Côtes du Rhône, Côtes du Rhône Villages (Laudun, Chusclan), Lirac, Tavel et Costières de Nîmes. Avec 904 transactions, c'est le deuxième département par volume.
En 2025 (données partielles 1er semestre — à interpréter avec prudence), le prix médian ressort à 20 000 €/ha pour 94 transactions. En 2024 (référence), le marché affiche un prix médian de 17 010 €/ha et un prix moyen de 39 140 €/ha pour 218 transactions. L'activité transactionnelle y est particulièrement soutenue et régulière.
Sur l'ensemble de la période, le Gard présente un prix médian consolidé de 16 753 €/ha, l'un des plus accessibles du vignoble rhodanien. Cela s'explique par la prédominance des vignes de plaine en Côtes du Rhône génériques et Costières de Nîmes, moins valorisées que les terroirs en coteaux. La surface moyenne de 1 816 m² est supérieure à la moyenne régionale, indiquant des parcelles relativement plus grandes.
La SAFER note que les Côtes du Rhône Villages (Laudun, Chusclan) se négocient autour de 18 000–20 000 €/ha, Lirac autour de 30 000–34 000 €/ha et Costières de Nîmes entre 15 000 et 19 000 €/ha.

Évolution du prix des vignes dans le Gard (30) — Source : DVF, traitement ma-propriete.fr
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La Drôme abrite les appellations du Rhône septentrional méridional : Crozes-Hermitage, Hermitage, Saint-Joseph (rive drômoise), Côtes du Rhône et Grignan-les-Adhémar. Avec 356 transactions, c'est un marché de volume intermédiaire mais de qualité.
En 2025 (données partielles 1er semestre — à interpréter avec prudence), 27 transactions ont été enregistrées pour un prix médian de 14 500 €/ha. En 2024 (référence), le prix médian s'établit à 17 589 €/ha et le prix moyen à 46 725 €/ha pour 78 transactions. Le fort écart entre les deux indicateurs en 2024 s'explique par la présence de quelques parcelles de Crozes-Hermitage et d'Hermitage qui font monter la moyenne.
La SAFER identifie des valeurs très contrastées selon les appellations drômoises : Crozes-Hermitage atteint 140 000–155 000 €/ha en 2023-2024, Hermitage dépasse 800 000 €/ha (données partielles), tandis que les Côtes du Rhône génériques drômois gravitent autour de 15 000–18 000 €/ha et Grignan-les-Adhémar autour de 13 000 €/ha.

Évolution du prix des vignes dans la Drôme (26) — Source : DVF, traitement ma-propriete.fr
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L'Ardèche est le département le plus atypique du vignoble rhodanien dans nos données. Avec seulement 89 transactions, il est peu liquide — mais affiche des prix spectaculaires : un prix moyen de 238 470 €/ha et un prix médian de 150 000 €/ha sur la période, soit les niveaux les plus élevés parmi les départements à volume significatif. Ces chiffres reflètent la présence de Cornas, Saint-Joseph, Saint-Péray et Côte-Rôtie (côté ardéchois), dont les parcelles, rares et très demandées, atteignent des valeurs exceptionnelles.
En 2025 (données partielles 1er semestre — à interpréter avec prudence), 15 transactions ont été recensées pour un prix moyen de 155 352 €/ha et un prix médian de 20 000 €/ha. En 2024 (référence), 33 transactions affichent un prix moyen de 177 892 €/ha et un médian de 70 000 €/ha. La surface très réduite des parcelles échangées — 528 m² en moyenne sur la période — confirme le caractère exceptionnel de ce marché.
La SAFER confirme les niveaux : Cornas est évalué entre 450 000 et 500 000 €/ha, Saint-Joseph entre 130 000 et 150 000 €/ha, Côtes du Rhône ardéchoises autour de 7 000–18 000 €/ha.

Évolution du prix des vignes en Ardèche (07) — Source : DVF, traitement ma-propriete.fr
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La Loire ne figure dans notre périmètre Vallée du Rhône que pour les communes AOC Condrieu et Saint-Joseph situées sur la rive droite du Rhône. Ces vignobles de niche font l'objet d'un marché extrêmement tendu, avec seulement 18 transactions enregistrées sur toute la période.
Malgré ce volume réduit, les prix sont éloquents : un prix médian de 413 838 €/ha et un prix moyen de 436 011 €/ha, soit les valeurs les plus élevées du vignoble rhodanien. En 2024, 12 transactions ont été enregistrées pour un prix moyen de 473 926 €/ha et un médian de 462 966 €/ha. En 2025, seules 2 transactions, à un prix moyen de 460 790 €/ha. La surface très faible des parcelles — 407 m² en moyenne — et la rareté des mises en vente expliquent ces valorisations extrêmes.
La SAFER précise que Condrieu se négocie entre 700 000 et 1 100 000 €/ha selon les années, et les meilleures parcelles de Saint-Joseph entre 125 000 et 200 000 €/ha.
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Le département du Rhône n'est représenté que par les communes de Côte-Rôtie, sur la rive gauche du fleuve en face de l'Ardèche. Les données DVF sur la période n'enregistrent que 2 transactions, ce qui interdit toute conclusion statistique mais témoigne de l'extrême rareté des mutations. Les deux transactions affichent un prix moyen de 287 868 €/ha.
La SAFER évalue Côte-Rôtie à 1 000–1 350 €/ha... non : à 1 000 000–1 350 000 €/ha selon les cuvées et les années — l'une des valorisations les plus élevées de France après la Bourgogne et Champagne. Ces chiffres sont à manier avec prudence compte tenu de la quasi-absence de transactions publiées.
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Les données DVF (Demandes de Valeurs Foncières) sont produites par la Direction Générale des Finances Publiques à partir des actes de vente notariés. Elles enregistrent le prix réel de chaque transaction immobilière en France, avec l'identification des parcelles cadastrales concernées. Pour construire nos statistiques, ma-propriete.fr a sélectionné exclusivement les transactions portant sur des parcelles cadastrales de type vigne, en excluant les terrains mixtes, les forêts, les terres agricoles et les bâtiments.
Le périmètre géographique de la Vallée du Rhône retenu ici couvre : l'intégralité du Vaucluse (84), les communes à appellation rhodanienne du Gard (30), l'intégralité de la Drôme (26) et de l'Ardèche (07), et les communes AOC Condrieu/Saint-Joseph de la Loire (42) et du Rhône (69).
Le prix médian est l'indicateur central de cette analyse : il partage la distribution en deux moitiés égales (50 % des transactions en dessous, 50 % au-dessus) et est insensible aux valeurs extrêmes. Le prix moyen est fourni à titre complémentaire, mais doit être interprété avec précaution dans un vignoble aussi hétérogène que la Vallée du Rhône, où quelques transactions sur Châteauneuf-du-Pape ou Cornas peuvent significativement influer sur la moyenne.
Plusieurs limites sont à garder à l'esprit dans la lecture de ces données. Premièrement, les DVF ne couvrent pas le régime Alsace-Moselle (non applicable ici, mais rappel utile pour les comparaisons nationales). Deuxièmement, les transactions portant sur des biens mixtes (vigne + bâtiment d'exploitation, cave, maison) peuvent entraîner une surestimation du prix apparent au profit des seules vignes si le prix global n'a pas été ventilé. Troisièmement, les données 2025 couvrent uniquement le 1er semestre et sont donc moins robustes, notamment pour les départements à faible volume comme l'Ardèche ou la Loire. Enfin, les très petites parcelles (moins de 500 m²) peuvent présenter des prix unitaires très élevés qui ne sont pas représentatifs d'une transaction viticole classique.
Les statistiques SAFER et DVF mesurent des réalités complémentaires mais distinctes. Les données SAFER sont des valeurs vénales estimées par les experts de la Société d'Aménagement Foncier, recueillies lors des consultations obligatoires préalables aux transactions. Elles reflètent la valeur du bien avant négociation et peuvent intégrer des hypothèses de valorisation ou de décote selon l'état du vignoble. Les données DVF, en revanche, sont les prix réels de transaction enregistrés par les notaires. Dans un marché sous tension comme la Vallée du Rhône, le prix de transaction peut être supérieur à la valeur vénale SAFER, notamment sur les appellations les plus recherchées. Par ailleurs, la SAFER fournit des données par appellation (niveau fin), tandis que les DVF sont agrégées par département dans cette analyse.
La Vallée du Rhône présente un marché foncier viticole d'une richesse et d'une complexité rares en France. D'un côté, des vignes en appellation Côtes du Rhône génériques accessibles à 15 000–22 000 €/ha, offrant des opportunités d'entrée réalistes pour un investisseur ou un porteur de projet. De l'autre, des micro-terroirs de réputation mondiale — Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Cornas, Condrieu, Côte-Rôtie — dont les valorisations atteignent et dépassent le demi-million d'euros par hectare, dans une rareté croissante.
En 2024, le marché affiche une certaine stabilité avec un prix médian régional de 22 027 €/ha et un volume de transactions soutenu (540 actes), après le pic de 2021-2022. Les données partielles du 1er semestre 2025 suggèrent une consolidation à confirmer sur l'année pleine.
Pour affiner votre projet d'acquisition, consultez notre observatoire complet du prix des vignes en France et parcourez nos annonces de domaines viticoles à vendre.
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