Trouver une forêt à vendre en Charente-Maritime demande de regarder au-delà de la côte, du vignoble du cognac et des marais qui font l’image du département. Les bois y existent pourtant, en trois ensembles bien distincts. Au sud, la Haute-Saintonge, entre Montendre, Montguyon et Montlieu-la-Garde, appartient à la Double saintongeaise, un plateau de pins maritimes, de chênes et de landes humides. Sur le littoral, les pinèdes dunaires de la presqu’île d’Arvert et de l’île d’Oléron sont presque toutes publiques. Au nord, la forêt de Benon marque l’Aunis, et les bois de Saintonge offrent surtout des chênaies de taille modeste. La plupart des acheteurs y recherchent des parcelles de bois de chauffage ou de loisir, plus rarement une propriété de production.
Vous trouverez ici les annonces de bois et de forêts du département publiées par des particuliers, des agences et des notaires, suivies des prix constatés lors des ventes récentes. Les biens proposés sont souvent petits : leur valeur dépend moins de l’hectare que de l’accès, de la nature du peuplement et de la proximité de la côte, où les contraintes d’urbanisme se multiplient. Pour replacer ces repères dans le marché régional, lisez notre article sur l’évolution du prix des forêts en Nouvelle-Aquitaine.
D’après l’observatoire du prix des forêts de ma-propriete.fr, établi à partir des ventes enregistrées dans la base DVF, le prix médian d’un hectare de forêt en Charente-Maritime s’établit à 2 660 €/ha en 2025*, sur 61 ventes, pour un prix moyen de 3 493 €/ha. Le département se place en dessous de la médiane de Nouvelle-Aquitaine (3 995 €/ha) et en dessous de la médiane nationale (4 936 €/ha). Sur un an, la médiane départementale évolue de +0,1 % : un mouvement à lire avec prudence sur moins d’une centaine de ventes, où quelques grandes propriétés suffisent à déplacer la médiane. Sur la période 2020-2025, plus robuste, 316 ventes donnent une médiane de 2 676 €/ha pour une surface médiane de 4,2 ha.
| Indicateur | Charente-Maritime (17) | Nouvelle-Aquitaine | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian 2025 | 2 660 €/ha* | 3 995 €/ha | 4 936 €/ha |
| Prix moyen 2025 | 3 493 €/ha* | 4 688 €/ha | 6 214 €/ha |
| Nombre de ventes 2025 | 61 | 1 450 | 6 329 |
| Évolution de la médiane 2024 → 2025 | +0,1 %* | +5,5 % | +1,9 % |
| Prix médian 2020-2025 | 2 676 €/ha | 3 684 €/ha | 4 778 €/ha |
| Nombre de ventes 2020-2025 | 316 | 8 009 | 35 100 |
L’écart entre les ventes est large : en 2025, une forêt sur dix s’est vendue moins de 1 557 €/ha en Charente-Maritime et une sur dix plus de 6 173 €/ha. Les ventes les moins chères concernent surtout des taillis jeunes, des parcelles enclavées ou en forte pente ; les plus chères, des futaies exploitables, des bois de loisir proches des villes ou des propriétés avec étang.
Côté annonces, 8 forêts et propriétés boisées sont proposées sur ma-propriete.fr en Nouvelle-Aquitaine au 2 octobre 2026, aucune en Charente-Maritime à cette date. Leur prix demandé médian s’établit à 61 900 € pour une surface médiane d’environ 12 ha. Il s’agit de prix affichés pour des biens entiers, parfois avec habitation ou étang, et non de prix de vente constatés à l’hectare comme ceux de la base DVF. Les frais d’acte s’ajoutent au prix : notre calculateur de frais de notaire vous permet de les estimer avant de faire une offre.
* Entre 30 et 99 ventes : valeur indicative. Source : DVF (DGFiP), traitement ma-propriete.fr ; forêts de 1 ha et plus, nature cadastrale bois ; juillet 2020 à décembre 2025 ; les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ne figurent pas dans DVF. Annonces relevées sur ma-propriete.fr le 2 octobre 2026.
La Double saintongeaise forme le principal ensemble boisé privé du département. Drainée puis reboisée en pin maritime sous le Second Empire, elle associe aujourd’hui pinèdes, chênes pédonculés et tauzins, landes à bruyère et petits étangs nés de sols argileux et sableux imperméables. C’est là que se concentrent les forêts de production du département, conduites en futaie de pin avec coupes rases et reboisement, à côté de taillis de chêne destinés au bois de chauffage.
Au nord, la forêt de Benon, souvent présentée comme l’unique forêt de l’Aunis, couvre un plateau calcaire et marneux aux portes du Marais poitevin ; le chêne pubescent y domine, accompagné du frêne et de l’érable. Seule une partie appartient à l’État et au Département, le reste étant privé. À l’est, aux confins des Deux-Sèvres, la forêt domaniale d’Aulnay a été dévastée par la tempête Martin en décembre 1999 et a demandé de longues années de reconstitution. Entre les deux, les bois de Saintonge dessinent un semis de chênaies et de taillis au milieu des vignes et des champs.
Sur le littoral, les forêts domaniales de la Coubre, sur la presqu’île d’Arvert, et de Saint-Trojan, au sud de l’île d’Oléron, ont été semées au XIXe siècle pour fixer les dunes. Elles ne sont pas à vendre, et les rares bois privés qui les jouxtent relèvent surtout de l’agrément : la mer toute proche, une résidence secondaire, la promenade. Dans ces communes littorales, un terrain boisé est fréquemment protégé en espace boisé classé ou en espace remarquable au titre de la loi Littoral : il ne pourra alors être ni défriché ni bâti.
Dans l’intérieur, le marché se compose de petites parcelles : un taillis en bordure de vigne, quelques hectares de bois attenants à une ferme saintongeaise, une peupleraie en fond de vallée. Les biens plus étendus, qui réunissent bois, prairies humides et plans d’eau, intéressent les chasseurs de gibier d’eau des marais de Brouage, de la Seudre ou de Rochefort autant que les forestiers : ils sont présentés parmi les propriétés de chasse de Charente-Maritime, tandis que les biens où l’eau domine figurent sur la page des étangs et plans d’eau à vendre en Charente-Maritime. La Rochelle, desservie par le TGV, et l’A10, qui traverse le département de Saint-Jean-d’Angély à Mirambeau, mettent ces biens à portée de Paris comme de Bordeaux.
Les bois du département sont exposés au risque d’incendie, en particulier les pinèdes du littoral et de la Double. Si la parcelle porte une construction ou jouxte des habitations, renseignez-vous sur les obligations légales de débroussaillement fixées par arrêté préfectoral : elles pèsent sur le propriétaire de la construction et peuvent s’étendre aux terrains voisins, y compris au vôtre. Dans les pinèdes, faites examiner l’état sanitaire et la réussite des reboisements après coupe ; dans les chênaies et frênaies de l’Aunis, la chalarose du frêne et le dépérissement de chênes après les sécheresses récentes peuvent réduire nettement le volume exploitable.
Sur le plan juridique, la vente d’une forêt de moins de 4 ha doit être notifiée aux propriétaires des bois contigus, qui peuvent l’acquérir aux prix et conditions proposés au titre du droit de préférence des voisins forestiers ; à partir de 20 ha, un plan simple de gestion agréé par le CRPF est exigé. Vérifiez enfin que les grumiers peuvent réellement accéder au bois, ce qui reste délicat sur les chemins de marais ou de vigne, et faites estimer le volume sur pied par un expert forestier avant d’arrêter votre offre.
Sur ma-propriete.fr, les bois et forêts de Charente-Maritime sont mis en vente par leurs propriétaires, par des agences spécialisées et par des études de notaires. Triez-les par surface, par prix ou par secteur, programmez une alerte pour recevoir chaque nouvelle annonce par e-mail, ou publiez celle de votre propre bois. Si l’offre locale vous paraît étroite, comparez avec les forêts à vendre en Nouvelle-Aquitaine, de la Charente voisine jusqu’aux Landes.