Vous cherchez une maison de campagne à vendre dans les Hauts-de-Seine (92) ? Ce département, le plus densément urbanisé de la petite couronne parisienne, ne compte quasiment aucune commune rurale : de Nanterre à Boulogne-Billancourt en passant par Neuilly-sur-Seine et Antony, le tissu est presque entièrement pavillonnaire ou en immeubles collectifs. Cette page rassemble néanmoins les annonces de maisons de campagne à vendre disponibles dans les Hauts-de-Seine et à proximité, publiées sur ma-propriete.fr par des particuliers, des agences et des notaires.
Nous vous présentons ici les repères de prix à l'échelle de l'Île-de-France, les rares poches de verdure du département (bois de Meudon, bords de Seine à Sèvres) et surtout les départements voisins où une véritable maison de campagne avec terrain reste accessible. Notre guide complet de l'achat d'une maison de campagne détaille les critères à connaître, du diagnostic du bâti ancien au financement.
Ce département ne compte pratiquement aucune commune rurale au sens de l'INSEE : les statistiques ci-dessous portent sur l'ensemble des maisons de campagne d'Île-de-France, où se situent les biens les plus proches de ce département.
Combien coûte une maison de campagne en Île-de-France ? D'après les données DVF (ventes notariées) analysées par l'observatoire ma-propriete.fr, le prix médian d'une maison de campagne en Île-de-France s'établit à 280 000 € en 2025, pour un prix moyen de 295 207 € et un prix médian de 2 603 €/m² habitable (3 611 ventes de maisons en communes rurales sur l'année). 10 % des maisons se sont vendues sous 171 000 € (prix plancher, 1er décile) et 10 % au-dessus de 435 000 € (prix plafond, 9e décile). La maison de campagne type offre 116 m² habitables sur un terrain moyen de 1 590 m², soit environ 0,2 ha.
La région se situe nettement au-dessus de la médiane nationale (189 200 €). Depuis le second semestre 2020, le prix médian régional est passé de 274 325 € à 280 000 €, soit +2,1 % ; sur un an (2024-2025), l'évolution est de +3,6 %.
| Indicateur 2025 | Île-de-France | France |
|---|---|---|
| Prix médian | 280 000 € | 189 200 € |
| Prix moyen | 295 207 € | 207 100 € |
| Prix plancher (1er décile) | 171 000 € | 90 000 € |
| Prix plafond (9e décile) | 435 000 € | 340 000 € |
| Prix médian au m² habitable | 2 603 €/m² | 1 830 €/m² |
| Surface habitable moyenne | 116 m² | 108 m² |
| Terrain moyen | 1 590 m² | 3 181 m² |
| Nombre de ventes 2025 | 3 611 | 150 313 |
Les écarts entre départements sont marqués : la médiane va de 250 600 € en Seine-et-Marne (77) à 346 650 € dans les Yvelines (78). Le tableau ci-dessous compare les prix 2025 et leur évolution depuis 2020.
| Département | Prix médian 2025 | Prix moyen 2025 | Prix médian au m² | Évolution 2020-2025 | Ventes 2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Seine-et-Marne (77) | 250 600 € | 259 889 € | 2 368 €/m² | +2,3 % | 2 149 |
| Yvelines (78) | 346 650 € | 378 718 € | 2 966 €/m² | -1,0 % | 763 |
| Essonne (91) | 284 600 € | 297 767 € | 2 741 €/m² | +3,5 % | 433 |
| Val-d'Oise (95) | 333 000 € | 336 830 € | 2 993 €/m² | +0,5 % | 266 |
Une moyenne régionale masque aussi de forts écarts entre communes. Une fermette à rénover, une longère restaurée avec ses dépendances, un corps de ferme sur plusieurs hectares ou une maison de maître avec parc ne se négocient pas au même prix, et la commune pèse autant que le bâti : littoral, zone touristique, campagne périurbaine proche d'un bassin d'emploi ou rural profond. Le tableau ci-dessous détaille le prix médian des maisons de campagne en Île-de-France par type de commune (cumul des ventes de mi-2020 à 2025) et son évolution entre 2021 et 2025.
| Type de commune | Prix médian 2020-2025 | Prix médian au m² | Évolution 2021-2025 | Ventes 2020-2025 |
|---|---|---|---|---|
| Intérieur touristique (arrière-pays, montagne) | 250 000 € | 2 369 €/m² | -1,3 % | 135 |
| Rural périurbain (aire d'attraction d'une ville) | 289 000 € | 2 645 €/m² | -5,6 % | 22 270 |
Ces repères vous aident à situer une annonce, à estimer un bien avant de le mettre en vente ou à cadrer votre budget, que vous cherchiez une résidence secondaire, une résidence principale pour changer de vie ou un bien à transformer en gîte rural. Pour aller plus loin, consultez notre observatoire du prix des maisons de campagne en France (analyse nationale, régionale et départementale, rapport annuel téléchargeable) et anticipez le coût complet de votre acquisition avec notre calculateur de frais de notaire.
Les Hauts-de-Seine sont, avec Paris, le territoire le plus urbanisé de France : maisons de ville en meulière du début du XXe siècle à Boulogne-Billancourt, Colombes ou Rueil-Malmaison, immeubles haussmanniens à Neuilly-sur-Seine, grands ensembles à La Défense et à Nanterre. Le sous-sol argilo-calcaire de la boucle de la Seine n'a jamais porté de véritable pays agricole comparable à ceux des départements voisins : on n'y trouve ni longère, ni fermette, ni ferme à réhabiliter, et le moindre corps de bâti ancien avec terrain conséquent a disparu depuis des décennies sous la pression immobilière, remplacé par des lotissements pavillonnaires ou des programmes collectifs.
Les rares maisons avec jardin qui subsistent, à Ville-d'Avray, Meudon, Sèvres ou Vaucresson, sont des maisons bourgeoises de villégiature du XIXe siècle, en meulière ou en pierre de taille sous toiture d'ardoise, bâties à l'époque où des Parisiens fortunés venaient chercher l'air pur des coteaux surplombant la Seine. Elles n'ont ni verger ni dépendances agricoles, et occupent des parcelles de quelques centaines de mètres carrés seulement, en léger surplomb du bois de Meudon ou de l'étang de Saint-Cucufa - loin du profil d'une maison de campagne au sens propre. Leur DPE est souvent médiocre, faute d'une isolation compatible avec ces façades anciennes protégées.
Pour un projet de résidence secondaire ou de changement de vie avec du terrain, il faut sortir de la petite couronne. Les Yvelines, à l'ouest, offrent dès la vallée de Chevreuse (Chevreuse, Dampierre-en-Yvelines, Cernay-la-Ville) des maisons en pierre meulière ou calcaire avec jardin et parfois un étang, aux portes de la forêt de Rambouillet ; le Mantois, plus au nord le long de la Seine, ajoute des corps de ferme à colombages. Le Val-d'Oise, vers le Vexin français, et l'Essonne, entre vallée de l'Yvette et Gâtinais, conservent un habitat rural plus complet. Les Hauts-de-Seine ne disposent d'aucune gare TGV propre : la desserte se fait par RER et Transilien vers Paris-Montparnasse ou Saint-Lazare, la gare TGV la plus proche étant celle de Massy, à une vingtaine de minutes de route selon les communes.
À l'intérieur du département, les secteurs les moins urbanisés - Meudon, Ville-d'Avray, Vaucresson, Marnes-la-Coquette - restent nettement plus chers que n'importe quelle maison de campagne en grande couronne, à surface de terrain incomparable : on y paie la proximité de Paris et la rareté du foncier arboré, non la superficie du jardin.
Une fois sorti des Hauts-de-Seine, les critères classiques d'une maison de campagne reprennent tout leur sens : état du bâti ancien, qualité de la toiture en tuile ou en ardoise, isolation et DPE, présence d'un hameau calme à proximité des services, et surface du terrain disponible pour un jardin, un potager ou des dépendances. L'assainissement individuel, fréquent dès qu'on s'éloigne des bourgs, mérite un contrôle attentif, tout comme le classement au PLU de la commune si vous envisagez d'agrandir une grange ou une dépendance.
Pensez aussi au temps de trajet vers Paris via le RER, le Transilien ou une gare TGV voisine (Massy, ou les gares parisiennes elles-mêmes), à la desserte en fibre pour le télétravail, et à l'exposition au retrait-gonflement des argiles, un risque bien documenté en Île-de-France qui peut fissurer les maisons anciennes bâties sur sols argileux.
Sur ma-propriete.fr, l'offre de maisons de campagne dans les Hauts-de-Seine étant très limitée, élargissez directement votre recherche à toutes les maisons de campagne à vendre en Île-de-France, et filtrez par budget, surface habitable et surface de terrain pour cibler les départements voisins les plus adaptés à votre projet.