Le prix des forêts   

Le prix de vente des forêts en Hauts-de-France

Publié le May 21, 2026 par Bernard Charlotin
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Le prix de vente des forêts en Hauts-de-France

Mise à jour le 21 mai 2026 — Cet article intègre désormais l'année 2025 complète, à la suite de la publication par ma-propriete.fr du nouvel observatoire du prix des forêts en France. Les chiffres présentés couvrent désormais cinq années pleines (2021-2025) et un second semestre 2020 partiel.

Le prix des forêts en Hauts-de-France : analyse des transactions DVF

Les Hauts-de-France constituent la région la plus chère de France pour le foncier forestier. Pourtant, avec environ 470 000 hectares boisés sur 3,2 millions d'hectares de surface totale, son taux de boisement n'atteint que 15 %, soit deux fois moins que la moyenne nationale (31 %). C'est précisément cette rareté qui structure le marché : sur un territoire largement dévolu aux grandes cultures céréalières et à la betterave, chaque parcelle boisée constitue un bien recherché. Les massifs sont majoritairement feuillus : chêne pédonculé, hêtre, frêne et charme dominent, complétés ponctuellement par des plantations de résineux. La forêt domaniale de Compiègne, la forêt d'Halatte, la forêt de Saint-Gobain et celle de Crécy comptent parmi les ensembles les plus emblématiques. La filière bois régionale, bien structurée historiquement, ajoute une pression supplémentaire sur le foncier.

Cet article présente une analyse détaillée du prix des forêts en Hauts-de-France, fondée sur l'exploitation de 2 009 transactions enregistrées dans la base officielle DVF (Demandes de Valeurs Foncières) entre le 1er juillet 2020 et le 31 décembre 2025. Les Hauts-de-France concentrent près de 6 % des transactions forestières françaises recensées dans DVF, pour un poids financier disproportionné — l'effet combiné de la rareté forestière et de la pression urbaine du Bassin parisien et des aires métropolitaines lilloise et lensoise. Avec l'intégration de l'année 2025 complète, l'analyse couvre désormais cinq années pleines, ce qui renforce considérablement la robustesse statistique des indicateurs régionaux et départementaux.

Pour une vision globale du marché forestier français, consultez notre observatoire du prix des forêts en France. Vous pouvez également découvrir l'ensemble de la catégorie forestière, parcourir les bois et forêts à vendre, ou consulter directement les propriétés forestières en vente en Hauts-de-France.

Le prix des forêts en Hauts-de-France

Les statistiques ma-propriete.fr (source DVF)

Sur l'ensemble de la période 2020-2025, les Hauts-de-France affichent un prix médian de 8 853 €/ha pour un prix moyen de 11 128 €/ha. Avec 2 009 transactions analysées, la région se détache très nettement de la médiane nationale (4 778 €/ha sur la même période), avec un écart de +85 %. La surface médiane des parcelles échangées atteint 2,4 hectares, sensiblement inférieure à la moyenne nationale (3,3 hectares), ce qui traduit le morcellement marqué du foncier forestier et la part importante des petites parcelles d'agrément, de chasse ou d'investissement échangées dans la région. Les Hauts-de-France se positionnent ainsi comme la première région métropolitaine en niveau de prix forestier, devant la Normandie (9 202 €/ha).

L'année 2025, désormais close et intégrée dans les statistiques, confirme la poursuite de la hausse engagée depuis plusieurs années. Sur 384 transactions, le prix médian régional s'établit à 8 787 €/ha, en hausse de +6,9 % par rapport à 2024 (8 218 €/ha). Cette progression est près de quatre fois supérieure à la dynamique nationale, qui ressort à +1,9 % sur la même période (médiane française à 4 936 €/ha). Les Hauts-de-France creusent ainsi un peu plus leur écart avec le reste de la France et confirment leur statut de marché premium. Le mouvement est porté tant par la rareté physique de la ressource forestière que par la demande d'investissement patrimonial liée à la proximité de l'Île-de-France.

L'écart structurel entre prix moyen et prix médian — supérieur à 2 000 €/ha sur la période — traduit l'hétérogénéité du marché régional. Aux côtés d'un segment courant déjà élevé, le marché compte des transactions à des niveaux très supérieurs sur des biens prestigieux (massifs notoires, parcelles attenantes à des domaines, chasses de qualité). La trajectoire pluriannuelle est résolument haussière : le prix médian régional progresse de manière quasi continue depuis 2020, et l'année 2025 marque un nouveau palier.

Année Nb ventes Prix moyen (€/ha) Prix médian (€/ha) Surface médiane (ha)
2025 384 11 293 8 787 2,6
2024 344 10 986 8 218 2,5
2023 345 11 354 9 000 2,4
2022 362 11 441 9 367 2,5
2021 411 10 919 9 000 2,5
2020* 163 10 393 8 296 2,9
Cumul 2020-2025 2 009 11 128 8 853 2,5

* 2020 : second semestre uniquement. Source : DVF, traitement ma-propriete.fr — données arrêtées au 31 décembre 2025.

Graphique en barres montrant l'évolution annuelle du prix médian et moyen des forêts en Hauts-de-France de 2020 à 2025, source DVF

Évolution annuelle du prix des forêts en Hauts-de-France (2020-2025) — Source : DVF, traitement ma-propriete.fr

Positionnement des Hauts-de-France dans le paysage régional

À l'échelle de la France métropolitaine, les Hauts-de-France occupent la première place des régions forestières en termes de prix médian. Ils devancent la Normandie (9 202 €/ha), pourtant proche géographiquement, et surclassent largement l'Île-de-France (6 615 €/ha), le Centre-Val de Loire (5 588 €/ha) ou le Grand Est (4 958 €/ha). L'écart avec les régions du sud — Occitanie à 3 560 €/ha, Nouvelle-Aquitaine à 3 684 €/ha — dépasse les +140 %. Ce positionnement premium tient à une combinaison de facteurs structurels. La rareté forestière, avec un taux de boisement deux fois inférieur à la moyenne nationale, crée une demande chronique d'offre. Les peuplements feuillus de qualité — chênaies de Compiègne, d'Halatte, de Crécy — sont parmi les plus réputés de France. Enfin, la proximité immédiate du Bassin parisien et la densité de population des aires lilloise, valenciennoise et amiénoise génèrent une pression résidentielle, cynégétique et patrimoniale forte, qui se reporte directement sur le foncier forestier.

Graphique horizontal comparant le prix médian des forêts dans chaque région française, avec Hauts-de-France mise en évidence

Prix médian des forêts par région française (cumul 2020-2025) — Source : DVF, traitement ma-propriete.fr

Les statistiques du Ministère de l'Agriculture (source SAFER)

Les données publiées par le Groupe Safer dans son rapport annuel Le Prix des Terres permettent de replacer le marché des Hauts-de-France dans une perspective pluriannuelle. La SAFER utilise un découpage en régions forestières différent des régions administratives : les Hauts-de-France sont intégrés à la région « Nord-Bassin parisien », qui comprend également la Normandie, l'Île-de-France et le Centre-Val de Loire. Selon la SAFER, le prix moyen des forêts dans la région Nord-Bassin parisien s'établit à 7 880 €/ha en 2025, en hausse de +2,7 % par rapport à 2024 (7 670 €/ha). Cette progression dépasse légèrement la dynamique nationale (+2,1 %, à 4 950 €/ha en 2025). Sur la période 2016-2025, la région Nord-Bassin parisien progresse de +23,1 % (6 400 €/ha en 2016), un rythme soutenu mais légèrement supérieur à la moyenne nationale (+20,4 % sur la même période).

Année Région SAFER « Nord-Bassin parisien » (€/ha) Prix national (€/ha) Écart région / national
2025 7 880 4 950 +59 %
2024 7 670 4 850 +58 %
2023 7 440 4 750 +57 %
2022 7 100 4 630 +53 %
2020 6 530 4 280 +53 %
2019 6 560 4 190 +57 %
2016 6 400 4 110 +56 %

Source : Groupe Safer, Le Prix des Terres (rapports 2016-2025).

Graphique en courbes montrant l'évolution du prix moyen des forêts dans la région SAFER concernée et au niveau national de 2016 à 2025

Évolution du prix des forêts — Région SAFER vs National (2016-2025)

L'écart entre la région SAFER Nord-Bassin parisien et la moyenne nationale est stable autour de +60 %, reflet structurel de la prime accordée aux foncier forestiers du quart nord-ouest de la France. Il convient toutefois de noter que la zone SAFER « Nord-Bassin parisien » est plus large que la seule région administrative des Hauts-de-France, qui constitue dans cette zone le département le plus cher : le niveau SAFER mélange les valeurs des Hauts-de-France, de la Normandie, de l'Île-de-France et du Centre-Val de Loire. La cohérence générale entre DVF (8 787 €/ha en 2025 pour les Hauts-de-France seuls) et SAFER (7 880 €/ha pour la zone élargie) reste néanmoins satisfaisante.

Le prix des forêts par département en Hauts-de-France

Les Hauts-de-France comptent cinq départements aux profils forestiers très contrastés. Le Pas-de-Calais et le Nord, départements parmi les moins boisés de France, affichent des prix exceptionnellement élevés qui résultent d'une rareté extrême. La Somme se positionne également à un niveau premium. À l'inverse, l'Oise et surtout l'Aisne — départements forestiers historiques abritant les grands massifs picards — présentent des niveaux plus alignés sur ceux du Bassin parisien.

Graphique comparatif du prix médian par département en Hauts-de-France sur 2020-2025

Prix médian des forêts par département en Hauts-de-France (cumul 2020-2025) — Source : DVF, traitement ma-propriete.fr

Département Nb ventes Prix moyen (€/ha) Prix médian (€/ha) Surface médiane (ha)
Pas-de-Calais (62) 301 20 788 20 099 2,1
Nord (59) 135 16 578 14 642 2,2
Somme (80) 301 15 072 14 356 2,6
Oise (60) 534 8 334 7 446 2,4
Aisne (2) 738 6 605 5 954 2,6
Total région 2 009 11 128 8 853 2,5

Source : DVF, traitement ma-propriete.fr — données arrêtées au 31 décembre 2025.

Le prix de vente des forêts dans le Pas-de-Calais (62)

Le Pas-de-Calais affiche le prix médian le plus élevé de France pour le foncier forestier. Sur la période 2020-2025, son prix médian s'établit à 20 099 €/ha pour 301 transactions, avec une surface médiane de 2,1 hectares. Le prix moyen ressort à 20 788 €/ha, pratiquement aligné sur la médiane — signe d'un marché concentré sur un segment haut de gamme remarquablement homogène.

Ce niveau extrême s'explique par la conjugaison d'une rareté forestière très marquée (le taux de boisement du Pas-de-Calais est inférieur à 10 %) et d'une pression foncière intense liée à la densité de population et à la proximité des aires urbaines de Lille, Arras et Lens. Les massifs forestiers — forêt de Boulogne, forêt de Desvres, forêt d'Hesdin — sont peu nombreux mais très convoités, tant par les exploitants céréaliers cherchant à diversifier leur patrimoine que par les chasseurs et les investisseurs en quête de biens d'agrément. La petite surface médiane des transactions traduit le morcellement extrême du foncier forestier départemental.

Le prix de vente des forêts dans le Nord (59)

Le Nord affiche le deuxième prix médian le plus élevé de la région, à 14 642 €/ha sur 135 transactions — le plus faible volume départemental de la région, à la mesure de la rareté forestière locale. La surface médiane s'établit à 2,2 hectares, et le prix moyen ressort à 16 578 €/ha.

Le Nord est l'un des départements les moins boisés de France, avec un taux de boisement inférieur à 8 %. Les massifs forestiers — forêt de Mormal (la plus étendue du département), forêt de Saint-Amand, forêt de Raismes, forêt de Phalempin — concentrent l'essentiel de l'offre. Les chênaies et hêtraies feuillues y dominent. La conjugaison d'une rareté extrême, d'une demande métropolitaine soutenue depuis la conurbation lilloise et d'une tradition cynégétique structurée explique des niveaux de prix exceptionnellement élevés, comparables à ceux observés en région parisienne pour les forêts périurbaines.

Le prix de vente des forêts dans la Somme (80)

La Somme affiche un prix médian très élevé, à 14 356 €/ha sur 301 transactions, avec une surface médiane de 2,6 hectares. Le prix moyen ressort à 15 072 €/ha, plaçant la Somme dans le trio de tête des départements français les plus chers.

La Somme combine plusieurs caractéristiques favorables à des prix forestiers élevés : un taux de boisement faible, une forte tradition cynégétique (notamment pour les chasses au gibier d'eau et au grand gibier), et la proximité du Bassin parisien dont elle attire les acquéreurs résidentiels. Les massifs forestiers — forêt de Crécy, forêt de Vauchelles, forêt de Lucheux — présentent de belles chênaies et hêtraies, particulièrement prisées. Le marché y est soutenu, avec une forte demande sur les parcelles de chasse et d'agrément, ainsi que sur les massifs jouxtant les domaines historiques.

Le prix de vente des forêts dans l'Oise (60)

Sur la période 2020-2025, l'Oise affiche un prix médian de 7 446 €/ha sur 534 transactions, avec une surface médiane de 2,4 hectares. Le prix moyen ressort à 8 334 €/ha. L'Oise présente ainsi un niveau de prix nettement inférieur à celui des trois départements les plus chers de la région, mais reste très au-dessus de la moyenne nationale.

L'Oise abrite certains des massifs forestiers les plus emblématiques de France — forêt domaniale de Compiègne, forêt d'Halatte, forêt de Chantilly, forêt d'Ermenonville — réputés pour la qualité de leurs chênes et l'attractivité de leurs chasses. La proximité immédiate de l'Île-de-France et de la métropole parisienne soutient une demande résidentielle, patrimoniale et cynégétique très active. Le volume de transactions, le plus élevé de la région en valeur absolue parmi les départements premium, témoigne d'un marché particulièrement liquide.

Le prix de vente des forêts dans l'Aisne (02)

L'Aisne ferme la marche des départements des Hauts-de-France avec un prix médian de 5 954 €/ha sur 738 transactions — de loin le plus gros volume départemental de la région. La surface médiane des parcelles échangées s'établit à 2,6 hectares, et le prix moyen à 6 605 €/ha.

L'Aisne se distingue dans la région par un taux de boisement plus élevé (près de 18 %) et la présence de grands massifs forestiers : la forêt de Retz, la forêt de Saint-Gobain, la forêt de Villers-Cotterêts ou encore la forêt de Saint-Michel. Ces ensembles, dominés par les chênes et les hêtres, alimentent un marché actif, plus aligné sur la médiane nationale que sur les niveaux premium observés ailleurs dans la région. L'Aisne constitue ainsi le département le plus accessible des Hauts-de-France pour les acquéreurs forestiers, tout en offrant des massifs de très bonne qualité.

Méthodes d'analyse et limites des statistiques

Méthode d'analyse des transactions DVF utilisée

Les statistiques présentées dans cet article sont issues de la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières), publiée en open data par le ministère de l'Économie. Cette base recense l'ensemble des mutations immobilières et foncières à titre onéreux réalisées en France, à l'exception de l'Alsace et de la Moselle (régime foncier local spécifique).

Pour produire des indicateurs pertinents sur le marché forestier, ma-propriete.fr applique un filtrage méthodique des données brutes :

  • Sélection des transactions portant sur des natures de bois : futaies, taillis, peupleraies et autres peuplements forestiers.
  • Exclusion des transactions de surface inférieure à 1 hectare, afin d'éliminer les micro-parcelles non représentatives du marché forestier.
  • Exclusion des prix inférieurs à 500 €/ha et supérieurs à 100 000 €/ha, pour écarter les transactions atypiques (donations déguisées, erreurs de saisie, ventes avec contreparties non monétaires).
  • Dans chaque département, écrêtage des 5 % de prix extrêmes (haut et bas) qui renforce la robustesse des indicateurs.

Cette méthode produit un jeu de données de 35 100 transactions sur la période du 1er juillet 2020 au 31 décembre 2025, couvrant 89 départements métropolitains et représentant 302 720 hectares échangés pour une valeur de près de 2 milliards d'euros. Pour les Hauts-de-France, 2 009 transactions ont été retenues.

Limites des données DVF

Malgré sa richesse, la base DVF présente plusieurs limites qu'il convient de garder à l'esprit :

  • Exclusion de l'Alsace-Moselle : les départements du Bas-Rhin (67), du Haut-Rhin (68) et de la Moselle (57) ne sont pas couverts par DVF, en raison du régime de publicité foncière spécifique hérité du droit local. Cette limite n'affecte toutefois pas l'analyse des Hauts-de-France.
  • Biens mixtes : certaines transactions portent sur des ensembles mixtes (forêt + terres agricoles, forêt + bâti). Le filtrage par nature de culture permet d'isoler la composante forestière, mais des imprécisions subsistent pour les ventes comprenant plusieurs types de biens.
  • Année 2020 partielle : seul le second semestre 2020 est couvert, ce qui justifie une lecture prudente des comparaisons impliquant cette année.
  • Ventes de parts de sociétés exclues : les données DVF n'incluent pas les cessions de parts de sociétés telles que les Groupements Forestiers (GFF) ou les Groupements Forestiers d'Investissement (GFI). Or, ces véhicules détiennent une part significative des grands domaines forestiers français. Le marché des grandes forêts de plus de 100 hectares est donc sous-représenté dans les statistiques DVF.
  • Qualité déclarative : DVF repose sur les déclarations notariales. Des erreurs de saisie ou d'affectation de nature de culture peuvent subsister.

Différences avec les statistiques SAFER

Les statistiques publiées par le Groupe Safer dans son rapport annuel Le Prix des Terres reposent sur une méthodologie distincte :

  • Découpage géographique : la SAFER utilise des régions forestières basées sur le découpage GRECO de l'IGN (Ouest, Nord-Bassin parisien, Est, Massif Central, Sud-Ouest, Alpes-Méditerranée-Pyrénées), qui ne correspondent pas aux régions administratives. Les Hauts-de-France sont intégrés à la région forestière SAFER « Nord-Bassin parisien », qui regroupe également la Normandie, l'Île-de-France et le Centre-Val de Loire.
  • Modèle de prix : la SAFER calcule un prix moyen pondéré par les surfaces forestières de chaque région, à l'aide d'un modèle hédonique qui vise à neutraliser les effets de composition. Notre analyse DVF repose sur la médiane et la moyenne arithmétiques des prix effectifs de transaction.
  • Cohérence des ordres de grandeur : malgré ces différences, le prix médian DVF (4 936 €/ha en 2025) et le prix moyen SAFER (4 950 €/ha en 2025) convergent au niveau national, ce qui valide la cohérence des deux approches.

Conclusion

Le marché forestier des Hauts-de-France se distingue par un positionnement de prix exceptionnellement élevé à l'échelle nationale, fruit d'une rareté forestière structurelle et d'une pression foncière soutenue par les grands bassins de consommation du quart nord-ouest. L'intégration de l'année 2025 complète apporte un signal de poursuite franche de la hausse : avec un prix médian régional à 8 787 €/ha (+6,9 %), les Hauts-de-France confirment leur statut de première région forestière de France en niveau de prix. Le Pas-de-Calais atteint des sommets historiques (20 099 €/ha sur la période), tandis que le Nord et la Somme dépassent les 14 000 €/ha. L'Oise et surtout l'Aisne offrent des niveaux plus accessibles, mais demeurent au-dessus de la moyenne nationale. La convergence avec la SAFER Nord-Bassin parisien (+2,7 % en 2025) valide le signal haussier. Pour les acquéreurs comme pour les vendeurs, les Hauts-de-France constituent un marché atypique où chaque transaction se négocie à des niveaux qui justifient une analyse fine du potentiel sylvicole, cynégétique et patrimonial des parcelles, bien au-delà des seules moyennes régionales.

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Le prix médian des forêts dans chaque région française

Pour situer les Hauts-de-France dans le marché national, voici le prix médian DVF (cumul 2020-2025) pour chaque région métropolitaine, accompagné d'un lien vers l'article régional détaillé. Les régions sont classées par prix médian décroissant.

Région Prix médian (€/ha) Article détaillé
Normandie 9 202 Prix des forêts en Normandie
Hauts-de-France 8 853 Vous êtes sur cet article
Île-de-France 6 615 Prix des forêts en Île-de-France
Centre-Val de Loire 5 588 Prix des forêts en Centre-Val de Loire
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 207 Prix des forêts en PACA
Grand Est 4 958 Prix des forêts en Grand Est
Pays de la Loire 4 896 Prix des forêts en Pays de la Loire
Corse 4 866 Prix des forêts en Corse
Bretagne 4 822 Prix des forêts en Bretagne
Bourgogne-Franche-Comté 4 775 Prix des forêts en Bourgogne-Franche-Comté
Auvergne-Rhône-Alpes 4 000 Prix des forêts en Auvergne-Rhône-Alpes
Nouvelle-Aquitaine 3 684 Prix des forêts en Nouvelle-Aquitaine
Occitanie 3 560 Prix des forêts en Occitanie

Source : DVF, traitement ma-propriete.fr. Cumul 2020-2025.