Chercher un terrain de loisir à vendre dans les Hauts-de-Seine (92) revient à chercher dans le département le plus urbanisé de la petite couronne parisienne : coteaux de Seine à Suresnes et Meudon, abords du parc de Saint-Cloud, lisière de la forêt de Fausses-Reposes vers Ville-d'Avray. Les espaces boisés y sont réels, mais ce sont presque exclusivement des forêts domaniales ou départementales, non cessibles à des particuliers, et non des parcelles privées de loisir. Sur cette page, ma-propriete.fr recense les annonces de terrains de loisirs à vendre qui concernent les Hauts-de-Seine et les départements voisins où l'offre existe réellement.
Vous y trouverez une présentation honnête de la rareté du bien dans le département, une orientation vers les secteurs franciliens où les terrains de loisir se trouvent réellement, et les précautions à connaître avant d'acheter une parcelle classée agricole ou naturelle. Avant d'aller plus loin, consultez notre guide comment transformer un terrain agricole en terrain de loisir, qui détaille ce que le règlement d'urbanisme autorise.
Il n'existe pas de « prix du terrain de loisir » dans les bases notariales : le fichier DVF enregistre des ventes de terres agricoles, de bois et d'étangs, et c'est sur ces trois références que se négocie un terrain de loisir, à la hausse ou à la baisse selon ce qu'il apporte en plus (accès carrossable, point d'eau, clôture, abri existant, proximité d'un bourg). Le tableau ci-dessous donne, pour chaque référence, les ventes enregistrées en 2025 dans les Hauts-de-Seine (92), le prix médian et la fourchette entre le premier décile (plancher) et le neuvième décile (plafond), avec le repère national.
| Référence DVF 2025 | Ventes | Prix médian | Fourchette (P10 – P90) | Médian France |
|---|---|---|---|---|
| Terre agricole nue (€/ha) | 214 | 7 465 €/ha | 5 253 €/ha – 10 940 €/ha | 5 307 €/ha |
| Bois et forêts (€/ha) | 107 | 6 223 €/ha | 3 412 €/ha – 12 416 €/ha | 4 934 €/ha |
| Étang (€/m²) * | 313 | 2,54 €/m² | 1,03 €/m² – 6,90 €/m² | 2,54 €/m² |
La terre agricole nue se situe nettement au-dessus de la médiane nationale (5 307 €/ha), avec une évolution du prix médian de +4,3 % entre 2020 et 2025. Les bois et forêts se négocient nettement au-dessus de la référence nationale (4 934 €/ha), et un étang, bien plus rare, s'apprécie au mètre carré de plan d'eau et de berges. Pour comparer une annonce, ramenez tout au mètre carré : 7 465 €/ha de terre nue correspondent à 0,75 €/m², contre 2,54 €/m² pour un étang. Un terrain de loisir, presque toujours classé en zone agricole ou naturelle, se vend généralement un peu plus cher qu'une terre agricole nue ; mais il reste le plus souvent soumis au droit de préemption de la SAFER, qui peut préempter avec révision du prix à la baisse si celui-ci est exagéré au regard du prix local des terres. Ces références servent donc aussi à ne pas payer un prix que la SAFER contesterait.
Retrouvez le détail par département, par surface et par année dans notre observatoire du prix des terres agricoles et dans celui du prix des forêts. Source : DVF (Demandes de valeurs foncières), ventes 2025, traitement ma-propriete.fr ; médianes publiées à partir de 30 ventes. * Moins de 30 ventes dans le département : la référence indiquée est celle de la région pour « Terre agricole nue » ; de la région pour « Bois et forêts » ; de la France entière pour « Étang ».
Les Hauts-de-Seine sont, avec la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, le type même du département de petite couronne où le terrain de loisir a pratiquement disparu : l'urbanisation continue depuis plus d'un siècle n'a laissé subsister ni pré, ni bois privé de taille significative. Les grands espaces verts, forêt de Fausses-Reposes, parc de Saint-Cloud, coteaux boisés de Meudon, sont des domaines publics, non constructibles pour un particulier et non commercialisés comme terrains de loisir.
Les rares parcelles agricoles ou naturelles encore recensées se comptent en très petit nombre chaque année, tout comme les bois, et aucun étang n'y est jamais mis en vente : à cette échelle, la recherche d'un terrain de loisir dans les Hauts-de-Seine relève de l'exception plutôt que de la règle.
Pour un véritable pré, un bois ou une parcelle avec accès à un cours d'eau, mieux vaut se tourner vers les départements limitrophes. La Seine-et-Marne, à l'est de l'agglomération, offre la plus large diversité, bois de la Brie, prés en bord de Seine ou de Marne. Les Yvelines, à l'ouest, proposent des parcelles dans la vallée de Chevreuse et autour de la forêt de Rambouillet. L'Essonne, au sud, garde des prés du Hurepoix et des bois du Gâtinais, tandis que le Val-d'Oise, au nord, offre des terrains dans le Vexin français et la vallée de l'Oise. Pour un acheteur résidant dans les Hauts-de-Seine, ces quatre directions restent toutes accessibles en moins d'une heure de route, ce qui explique que beaucoup d'annonces consultées depuis le département concernent en réalité des communes situées bien au-delà de ses limites.
Ces quatre départements voisins restent globalement plus abordables que les rares transactions constatées dans les Hauts-de-Seine, où la pression foncière propre à la petite couronne s'ajoute à la rareté du bien lui-même.
Si une parcelle agricole ou naturelle se présente malgré tout, la lecture du plan local d'urbanisme de la commune reste indispensable : en zone A ou N, aucune construction nouvelle n'est en principe permise, et un cabanon ou une habitation légère de loisirs y est très rarement toléré, la pression urbaine incitant les communes à une application stricte des règles. L'accès à la parcelle, la desserte en eau et en électricité, quasi inexistante hors du tissu urbain, et l'existence d'un bornage précis méritent une vérification systématique, tout comme la présence éventuelle d'une servitude liée aux réseaux enterrés qui traversent ce département très équipé.
Sur ce type de bien, la SAFER conserve un droit de préemption même en zone périurbaine, avec un risque de révision du prix si celui-ci s'écarte du prix local des terres agricoles. Les abords de Seine, à Suresnes ou à Meudon, sont par ailleurs concernés par des risques d'inondation à vérifier avant tout projet. Enfin, sur une parcelle aussi rare, un acheteur a intérêt à comparer systématiquement l'offre disponible dans les Hauts-de-Seine avec celle des départements voisins avant de se décider.
Faute d'offre significative dans les Hauts-de-Seine, ma-propriete.fr vous invite à consulter l'ensemble des terrains de loisirs à vendre en Île-de-France, où les annonces de particuliers, d'agences et de notaires couvrent la Seine-et-Marne, les Yvelines, l'Essonne et le Val-d'Oise ; créez une alerte e-mail pour être informé dès qu'une parcelle correspond à vos critères, y compris dans les Hauts-de-Seine.