Un domaine touristique à vendre en Bretagne s'appuie sur une saison qui ne se limite plus à l'été. Les stations balnéaires de la Côte d'Émeraude et de la Côte de Granit rose accueillent les familles en juillet et en août, saison des grands festivals, des Vieilles Charrues au Festival interceltique de Lorient ; au printemps et à l'automne, les centres de thalassothérapie, la randonnée sur le sentier des douaniers, la voile et les grandes marées remplissent hôtels et locations. Saint-Malo, les alignements de Carnac et la forêt de Paimpont, associée à la légende de Brocéliande, sont connus bien au-delà de la France, et les ferries de Roscoff et de Saint-Malo amènent chaque année une clientèle britannique fidèle.
Cette page réunit l'ensemble de l'immobilier touristique breton : longères en granite accompagnées de logements de vacances, demeures anciennes reconverties en domaines d'accueil, chaumières et murs commerciaux d'hôtels près des ports, maisons de chambres d'hôtes face à la mer, propriétés équestres et ensembles de loisirs. Elle s'adresse aux investisseurs, aux repreneurs d'un hôtel ou d'une auberge, aux porteurs d'un projet de village vacances ou d'hébergement insolite, et aux exploitants qui cèdent, souvent à la retraite.
Au 25 septembre 2026, 15 propriétés touristiques en Bretagne sont publiées sur ma-propriete.fr : 9 gîtes, 3 demeures, manoirs et châteaux, 1 hôtel ou auberge, 1 maison d'hôtes, 1 propriété équestre. Leur prix affiché médian s'établit à 770 000 € ; la moitié se situe entre 470 500 € et 880 000 €, de 132 900 € à 1 550 000 €.
En 2025, une maison de campagne s'est vendue 210 000 € en valeur médiane en Bretagne (prix moyen 223 474 €), soit 2 027 €/m² habitable pour 107 m² sur un terrain moyen de 3 041 m², d'après 13 579 ventes en communes rurales. Un dixième des maisons s'est vendu sous 110 000 € et un dixième au-dessus de 355 291 €. Depuis le second semestre 2020, le prix médian est passé de 166 465 € à 210 000 € (+26,2 %) ; sur un an, l'évolution est de +3,4 %. La médiane nationale est de 189 200 €.
| Indicateur 2025 | Bretagne | France |
|---|---|---|
| Prix médian | 210 000 € | 189 200 € |
| Prix moyen | 223 474 € | 207 100 € |
| Prix plancher (1er décile) | 110 000 € | 90 000 € |
| Prix plafond (9e décile) | 355 291 € | 340 000 € |
| Prix médian au m² habitable | 2 027 €/m² | 1 830 €/m² |
| Surface habitable moyenne | 107 m² | 108 m² |
| Terrain moyen | 3 041 m² | 3 181 m² |
| Nombre de ventes 2025 | 13 579 | 150 313 |
Par département, les écarts sont nets :
| Département | Prix médian 2025 | Prix moyen 2025 | Prix médian au m² | Évolution 2020-2025 | Ventes 2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Côtes-d'Armor (22) | 185 000 € | 196 843 € | 1 865 €/m² | +23,3 % | 3 477 |
| Finistère (29) | 215 000 € | 225 485 € | 2 072 €/m² | +28,7 % | 3 530 |
| Ille-et-Vilaine (35) | 215 000 € | 221 534 € | 2 054 €/m² | +21,5 % | 2 996 |
| Morbihan (56) | 220 000 € | 249 006 € | 2 141 €/m² | +22,2 % | 3 576 |
Le type de commune pèse fortement : sur les ventes de mi-2020 à 2025, la médiane va de 120 000 € (intérieur touristique) à 280 000 € (littoral touristique). Pour un hébergement touristique, les communes littorales et l'intérieur touristique servent de référence.
Pour les biens de prestige (maisons de plus de 300 m² habitables sur 0,05 à 10 ha), 44 ventes ont été enregistrées en Bretagne en 2025, pour une médiane de 987 500 € ; sur 2021-2025, la médiane régionale est de 809 300 € pour 297 ventes. Le tableau détaille les départements.
| Département | Ventes | Prix médian | Plancher – plafond (P10–P90) | €/m² habitable |
|---|---|---|---|---|
| Côtes-d'Armor (22) | 53 | 660 000 €* | 395 000 € – 1 180 000 € | 1 842 |
| Finistère (29) | 61 | 800 000 €* | 509 000 € – 1 237 000 € | 2 347 |
| Ille-et-Vilaine (35) | 89 | 838 800 €* | 468 400 € – 2 350 900 € | 2 370 |
| Morbihan (56) | 94 | 819 300 €* | 446 600 € – 1 450 000 € | 2 378 |
Sources : annonces publiées sur ma-propriete.fr au 25 septembre 2026 (prix affichés, qui ne sont pas des prix de vente) ; observatoires ma-propriete.fr du prix des maisons de campagne en Bretagne et des biens de prestige en Bretagne, données DVF (ventes notariées, DGFiP), traitement ma-propriete.fr. * moins de 100 ventes : valeur indicative.
Deux lectures du marché DVF se combinent. D'un côté, l'emplacement fait presque tout : sur 2020-2025, une maison de campagne se vend 280 000 € en médiane dans les communes du littoral touristique, contre 120 000 € dans l'intérieur touristique, qui reste la porte d'entrée la moins chère de la région. De l'autre, une propriété touristique à vendre en Bretagne, avec plusieurs logements, des dépendances et du terrain, se compare plutôt aux grandes demeures, vendues 809 300 € en médiane régionale sur 2021-2025. La répartition de l'offre par type confirme cette hiérarchie : les ensembles à gîtes l'emportent nettement, devant les demeures de caractère, tandis que hôtels, auberges et maisons d'hôtes se négocient au cas par cas, selon l'emplacement et l'activité transmise.
L'hôtellerie bretonne est dominée par des maisons indépendantes et familiales : hôtels de front de mer dans les stations, hôtels de port où la salle de restaurant sert poissons et fruits de mer, établissements de charme sur les îles, hôtels de ville à Rennes, Vannes ou Quimper qui vivent aussi de la clientèle d'affaires. À l'intérieur, l'auberge de bourg et l'hôtel-restaurant de campagne s'appuient sur les randonneurs, les cyclistes du canal de Nantes à Brest et les repas de famille. Les biens se présentent sous trois formes : murs seuls d'un établissement fermé, à relancer ou à transformer en logements de vacances ; murs et fonds d'une affaire en activité, avec clientèle, enseigne, personnel et licence ; fonds seul, les murs restant loués. Sur le littoral, la valeur des murs peut dépasser celle de l'exploitation ; dans l'Argoat, c'est l'inverse, et l'excédent brut d'exploitation guide la négociation. Pour comparer avec d'autres régions, consultez les hôtels en vente en France et la rubrique auberge ou hôtel-restaurant à reprendre.
Les longères entourées de logements de vacances, les ensembles de plusieurs maisons et les demeures ouvertes aux hôtes représentent l'essentiel de l'offre régionale. Ces biens ont leurs propres pages : chaque gîte à vendre en Bretagne y est détaillé, et les annonces de particuliers comme d'agences sont regroupées à part pour toute maison d'hôtes à vendre en Bretagne.
Le littoral breton compte de nombreux campings familiaux, parcs résidentiels de loisirs, villages vacances et centres nautiques qui reçoivent classes de mer et groupes ; leur transmission obéit à des règles propres (classement, permis d'aménager, gestion des emplacements) et fait l'objet de la page campings en vente en Bretagne. Dans les terres, les forêts, les bords de lacs et les anciennes fermes se prêtent aux cabanes perchées, yourtes, roulottes et lodges : voir les hébergements insolites à céder. Complexes touristiques et résidences de tourisme, souvent exploités sous bail commercial par un gestionnaire, forment un marché d'investisseurs à part.
Manoirs, malouinières et longères à grande grange accueillent mariages, fest-noz privés et séminaires ; ces lieux de réception bretons sont présentés sur une page dédiée.
La reprise d'un hôtel ou d'une auberge combine deux opérations : la vente des murs chez le notaire, par compromis puis acte authentique, et la cession du fonds de commerce (clientèle, enseigne, contrats, matériel), qui suit ses propres formalités. Un hôtel est un établissement recevant du public : réclamez le procès-verbal de la dernière commission de sécurité. Son classement de 1 à 5 étoiles, délivré par Atout France, vaut 5 ans. La vente d'alcool suppose une licence et un permis d'exploitation ; faites confirmer en mairie que la licence peut être transférée. Les meublés annexes relèvent de la loi Le Meur du 19 novembre 2024, qui généralise leur enregistrement, fixe des exigences énergétiques progressives et renforce les pouvoirs des communes : vérifiez en mairie les obligations applicables. Près du rivage, la loi Littoral limite les extensions, et l'état des risques signale submersion marine, recul du trait de côte et, sur les sols granitiques, potentiel radon. Transformer une étable ou une grange en hébergement exige une autorisation d'urbanisme pour changement de destination. Enfin, hors assainissement collectif, le contrôle SPANC doit couvrir toute la capacité d'accueil.
Les stations de Cornouaille et du golfe du Morbihan, comme celles de la Côte d'Émeraude offrent la saison la plus longue et les murs les plus chers. La côte nord et les îles demandent un budget plus modéré, mais une logistique plus lourde. Les villes, Rennes en tête, assurent une clientèle d'affaires en semaine. Dans le Centre-Bretagne, un hôtel-restaurant de bourg coûte moins cher, mais repose davantage sur la table que sur les nuitées.
L'arrière-saison bretonne est réelle, portée par les séminaires, la thalassothérapie, la randonnée et les week-ends de citadins, mais les tarifs y sont plus bas qu'en été. Demandez au vendeur le taux d'occupation mois par mois et les comptes de trois exercices, puis confrontez ces chiffres au simulateur de rentabilité location de vacances. Notre article sur les différentes facettes du tourisme rural aide à diversifier l'activité.
Additionnez la valeur des murs, appréciée d'après le marché local des grandes demeures ou des murs commerciaux, et celle du fonds, fondée sur l'excédent brut d'exploitation. Ajoutez frais d'acquisition, mise aux normes, renouvellement du mobilier et trésorerie de basse saison ; le calculateur de frais de notaire chiffre la première ligne. Pour un camping ou un village vacances, le livre blanc sur la création d’un camping rural détaille les étapes réglementaires.
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