Une fermette à vendre dans l'Orne (61), corps de ferme normand ou grange à rénover : ce département rural du bocage et du Perche, resté à l'écart des grands axes touristiques, conserve un bâti agricole varié, de la longère à pans de bois aux fermes en pierre du Perche ornais. Cette page regroupe les annonces de fermes, granges et mas à vendre dans l'Orne publiées sur ma-propriete.fr : longère normande avec dépendances, grange à colombages à restaurer, ancienne exploitation avec prairies, bâtiments équestres du Perche.
Vous trouverez ci-dessous les prix réels du marché rural ornais, une présentation des secteurs où chercher, du bocage ornais au Perche, et les points à vérifier avant d'acheter un ancien bâtiment agricole. Si votre projet est touristique, notre livre blanc sur la création d'un gîte rural vous aidera à le chiffrer.
Il n'existe pas de statistique dédiée aux fermes et granges : un corps de ferme rénové se vend comme une maison de campagne avec dépendances et terrain, tandis qu'une grange nue ou une ferme à rénover se négocie souvent bien en dessous. Le repère le plus utile reste donc le prix des maisons de campagne.
Combien coûte une maison de campagne dans l'Orne (61) ? D'après les données DVF (ventes notariées) analysées par l'observatoire ma-propriete.fr, le prix médian d'une maison de campagne dans l'Orne (61) s'établit à 139 000 € en 2025, pour un prix moyen de 146 959 € et un prix médian de 1 427 €/m² habitable (1 719 ventes de maisons en communes rurales sur l'année). L'éventail des prix est large : 10 % des maisons se sont vendues sous 75 000 € (prix plancher, 1er décile) et 10 % au-dessus de 230 000 € (prix plafond, 9e décile). La maison de campagne type offre ici 102 m² habitables sur un terrain moyen de 4 986 m², soit environ 0,5 ha.
Ce marché se situe nettement en dessous de la médiane régionale (Normandie : 189 000 €) et nettement en dessous de la médiane nationale (189 200 €). Depuis le second semestre 2020, le prix médian est passé de 125 000 € à 138 900 €, soit +11,1 % ; sur un an (2024-2025), l'évolution est de +1,4 %.
| Indicateur 2025 | Orne | Normandie | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian | 139 000 € | 189 000 € | 189 200 € |
| Prix moyen | 146 959 € | 197 998 € | 207 100 € |
| Prix plancher (1er décile) | 75 000 € | 100 000 € | 90 000 € |
| Prix plafond (9e décile) | 230 000 € | 304 000 € | 340 000 € |
| Prix médian au m² habitable | 1 427 €/m² | 1 872 €/m² | 1 830 €/m² |
| Surface habitable moyenne | 102 m² | 106 m² | 108 m² |
| Terrain moyen | 4 986 m² | 3 500 m² | 3 181 m² |
| Nombre de ventes 2025 | 1 719 | 14 367 | 150 313 |
Une moyenne départementale masque de forts écarts. Une fermette à rénover, une longère restaurée avec ses dépendances, un corps de ferme sur plusieurs hectares ou une maison de maître avec parc ne se négocient pas au même prix, et la commune pèse autant que le bâti : littoral, zone touristique, campagne périurbaine proche d'un bassin d'emploi ou rural profond. Le tableau ci-dessous détaille le prix médian des maisons de campagne dans l'Orne (61) par type de commune (cumul des ventes de mi-2020 à 2025) et son évolution entre 2021 et 2025.
| Type de commune | Prix médian 2020-2025 | Prix médian au m² | Évolution 2021-2025 | Ventes 2020-2025 |
|---|---|---|---|---|
| Intérieur touristique (arrière-pays, montagne) | 150 000 € | 1 450 €/m² | +27,7 % | 683 |
| Rural périurbain (aire d'attraction d'une ville) | 132 000 € | 1 315 €/m² | +10,0 % | 2 586 |
| Rural hors influence urbaine | 130 000 € | 1 354 €/m² | +8,0 % | 7 965 |
Ces repères vous aident à situer une annonce, à estimer un bien avant de le mettre en vente ou à cadrer votre budget d'achat de résidence secondaire ou de résidence principale. Pour aller plus loin, consultez notre observatoire du prix des maisons de campagne en France (analyse nationale, régionale et départementale, rapport annuel téléchargeable) et anticipez le coût complet de votre acquisition avec notre calculateur de frais de notaire.
Dans le bocage ornais, le corps de ferme se présente le plus souvent en longère d'habitation, à pans de bois et torchis ou en pierre selon les secteurs, prolongée par une étable et une grange, parfois disposées en enfilade. Dans le Perche, au sud-est du département, les fermes en pierre grise et brique, aux toits pentus, se distinguent nettement du bocage ornais. On ne trouve pas de mas dans l'Orne : ce terme reste propre au Midi de la France. Certaines longères conservent un pressoir à cidre, témoin de la tradition pomicole encore vivace dans le département.
Ces bâtiments, souvent liés à une tradition d'élevage équin renommée, offrent des volumes propices à une conversion en habitation ou en gîtes, sous réserve du zonage du PLU. Les terres agricoles attenantes, de quelques hectares à plusieurs dizaines d'hectares de prairies bocagères, se prêtent naturellement à l'accueil de chevaux, activité historique du département, ou à un projet de permaculture. Les haies bocagères, denses dans l'Orne, offrent en outre un abri naturel appréciable pour le bétail comme pour les chevaux.
Autour d'Alençon, de Sées et du Perche ornais vers Mortagne-au-Perche et Bellême, l'offre de longères et de fermes à rénover reste relativement large. Le pays d'Argentan, cœur du bocage haras arrosé par l'Orne, et le secteur de Domfront, au sud-ouest, proposent également des corps de ferme à des niveaux accessibles. Vers Flers et le Bocage normand, les fermes traditionnelles restent nombreuses. La forêt d'Écouves, entre Alençon et Argentan, borde un secteur de longères encore peu rénovées.
Dans le Perche, autour de Bellême et vers la frontière francilienne, les fermes de caractère se négocient plus cher, sous l'effet de la proximité parisienne. Le bocage profond, autour de Domfront et de Tinchebray, offre au contraire des prix nettement plus abordables pour des volumes bâtis comparables. Le pays d'Alençon, à moins d'une heure de la gare TGV du Mans, se situe dans une position intermédiaire entre ces deux extrêmes.
Vérifiez la destination des bâtiments : une grange classée en zone agricole du PLU ne peut devenir un logement que si elle est identifiée comme pouvant changer de destination. Examinez la toiture (ardoise ou tuile selon les secteurs, et éventuel fibrociment amianté sur les hangars), l'état de la charpente, notamment sur les pans de bois anciens, l'assainissement et la présence de cuves ou de fumières. Le torchis des longères anciennes exige un diagnostic spécifique avant toute rénovation thermique, sous peine de bloquer l'humidité dans les murs.
Si des terres agricoles sont incluses, renseignez-vous sur un éventuel bail rural en cours, fréquent dans ce département d'élevage, et sur le droit de préemption de la Safer. Enfin, chiffrez précisément la rénovation : restaurer une longère à pans de bois représente souvent un investissement comparable au prix d'achat, surtout lorsque le torchis doit être repris sur de grandes surfaces.
Sur ma-propriete.fr, filtrez les fermes et granges de l'Orne par budget, surface bâtie et surface de terrain, comparez le bocage ornais et le Perche, créez une alerte e-mail pour suivre les nouvelles annonces, et élargissez votre recherche à l'ensemble des fermes, granges et mas à vendre en Normandie.