Exploitation agricole à vendre dans la Meuse (55) : domaines agricoles

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Aube

Investissement - Foncier agricole loué 6,9 ha revenu loc

77 000 €
6.9 ha
En deux parcelles, environ 6,9 ha de terres agricoles situées sur la commune de Vallant Saint Georges (Aube 10). Bail rural en cours et fermier en place. L'exploitation est assurée...

Une exploitation agricole à vendre dans la Meuse présente un trait que l'on rencontre dans peu de départements : les structures y comptent parmi les plus grandes de France, et la population agricole parmi les plus clairsemées. Conséquence directe : beaucoup de transmissions passent par l'entrée dans une société déjà constituée, ou par l'agrandissement d'un voisin qui absorbe la surface libérée. Les affaires publiées ici proviennent d'exploitants arrivés au terme de leur carrière, d'associés qui cèdent leurs parts, d'études notariales de Bar-le-Duc, de Verdun et de Commercy, et de professionnels du conseil rural. Les descriptifs mentionnent la contenance, la qualité des sols, les baux en cours et l'outil bâti. Chacune alimente aussi, à l'échelle du pays, nos exploitations agricoles à vendre en France.

Savoir lire ce marché revient à répondre à deux questions préalables : achète-t-on des murs et des terres, ou des parts sociales ? et la surface annoncée est-elle réellement libre d'occupation ? La suite de cette page y répond, département en main, avec les points de contrôle utiles avant l'avant-contrat. Pour une installation qui reste à bâtir, notre livre blanc « Créer une exploitation agricole » détaille les statuts possibles, le montage financier et la chronologie à respecter.

Le prix des terres agricoles dans la Meuse (55) en 2025

Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) relèvent pour 2025 un prix médian de 5 000 €/ha dans la Meuse (55), un prix moyen de 5 026 €/ha et 153 ventes ; quatre transactions sur cinq se concluent entre 4 000 et 6 191 €/ha, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.

Le barème SAFER de la valeur vénale retient pour la même année 4 940 €/ha pour les terres et prés libres à la vente, en évolution de +2,1 % sur un an et de −6,4 % sur dix ans, contre 6 460 €/ha au niveau national. Les terres vendues avec un bail rural en cours y sont estimées à 4 490 €/ha, soit une décote de l'ordre de 9 %.

Rapporté à la région Grand Est, dont la médiane s'établit à 5 611 €/ha, le département se situe 11 % en dessous. Pour le détail commune par commune et pour comparer avec les territoires voisins, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez votre reprise avec nos calculatrices financières.

Les exploitations agricoles à vendre dans la Meuse : les systèmes dominants

Le grain sur les plateaux, l'herbe dans les dépressions

Le relief commande tout. Les plateaux du Barrois et les terres du sud-ouest relèvent des exploitations de grandes cultures, avec blé, orge, colza et cultures industrielles sur de grands îlots réguliers. La Woëvre, cuvette argileuse à l'est des côtes, et l'Argonne, à l'ouest, sont restées des pays d'herbe où dominent l'élevage laitier et les troupeaux allaitants de race charolaise ou limousine. Les Côtes de Meuse portent le troisième registre du département : les vergers de mirabelliers, adossés aux versants bien exposés et à une filière de transformation ancienne.

Cette répartition dicte le montant à réunir. Un ensemble céréalier du Barrois se juge sur le regroupement des îlots, l'assolement pratiqué et l'âge du parc matériel, souvent lourd. Un système herbager de Woëvre s'apprécie d'abord sur ses bâtiments d'élevage, son autonomie fourragère et l'état du drainage. Entre les deux, la polyculture-élevage reste la voie d'entrée la plus praticable, parce qu'elle autorise une montée en puissance progressive. Une exploitation agricole à reprendre mixte se cède d'ailleurs rarement en une seule opération.

Barrois, Argonne, Woëvre et Verdunois

Au sud, le Barrois, autour de Bar-le-Duc, de Ligny-en-Barrois et de Void, réunit les terres labourables les plus recherchées et les prix les plus fermes. L'Ornois et le pays de Gondrecourt, à la limite haut-marnaise, restent plus abordables et plus boisés. À l'ouest, l'Argonne, vers Clermont-en-Argonne et Varennes, combine herbe, forêt et petites structures. À l'est, la Woëvre, de Fresnes-en-Woëvre à Étain, aligne les prairies lourdes et les exploitations laitières. Le Verdunois et le pays de Montmédy, au nord, mêlent cultures de plateau et élevage, avec des sièges très espacés.

L'offre se renouvelle surtout dans les zones d'élevage, là où la charge de travail décourage les reprises et où les voisins ont déjà atteint leur limite d'agrandissement. Le Barrois se comporte à l'inverse : les surfaces y changent de main entre exploitants établis, souvent sans publicité. Pour un candidat extérieur, la Woëvre, l'Argonne et le nord du département offrent les ouvertures les plus concrètes, à condition d'accepter l'isolement et un bâti parfois à reprendre entièrement.

Parts sociales, drainage et droits du preneur

La Woëvre impose une vérification que l'on néglige souvent : l'état des réseaux de drainage et des fossés collecteurs. Sur ces argiles, une parcelle mal ressuyée perd plusieurs semaines de portance au printemps, et la remise en état d'un réseau ancien coûte bien davantage qu'une reprise de clôtures. Demandez les plans, l'année de pose et la liste des interventions récentes. Regardez en parallèle le classement du secteur au regard des zones humides et des périmètres de protection : il conditionne le retournement des prairies, la création de bâtiments et les modalités d'épandage.

Sur le plan juridique, la Meuse se distingue par la fréquence des reprises en société. L'acquisition de parts n'échappe pas au contrôle des structures, et le repreneur reprend en même temps le passif et les engagements pluriannuels. La SAFER, de son côté, est informée des cessions et peut intervenir. Le preneur en place, enfin, conserve son bail et son droit d'acheter en priorité ; dans un département où la plupart des terres sont louées, souvent par bail à long terme, ce seul élément décide de ce que vous pourrez exploiter réellement.

Les biens meusiens arrivent par petits nombres et partent vite, faute de candidats nombreux mais aussi faute d'annonces durables. Le meilleur réflexe consiste à poser une alerte par courriel dès le début des recherches, puis à resserrer progressivement les critères de filière, de contenance et de secteur. Les cédants et leurs conseils peuvent publier directement leur mandat sur le site. Pour comparer avec les départements voisins, ouvrez nos annonces d'exploitations agricoles du Grand Est.

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