Une forêt à vendre en Bourgogne-Franche-Comté peut être une chênaie de plaine, une plantation de douglas ou une sapinière de montagne : la région compte parmi les plus boisées de France, et ses forêts ne se ressemblent guère d’un bout à l’autre. À l’ouest, les plateaux calcaires de Bourgogne et le Nivernais sont le domaine du chêne, conduit en futaie ou en taillis sous futaie. Au centre, le Morvan granitique s’est largement couvert de douglas. À l’est, le massif du Jura et les Vosges saônoises appartiennent au sapin, à l’épicéa et au hêtre. On y achète aussi bien une parcelle de bois de quelques hectares pour se chauffer qu’une chênaie de plusieurs centaines d’hectares destinée à être gérée puis transmise.
Les annonces réunies ici couvrent les huit départements de la région ; elles émanent de particuliers, d’agences et de notaires. Le bloc de prix placé sous cette introduction compare les valeurs constatées d’un département à l’autre. Plus bas, nous décrivons chaque grand territoire forestier et les vérifications à mener avant une offre, de la place des forêts communales en Franche-Comté à l’état sanitaire des résineux.
D’après l’observatoire du prix des forêts de ma-propriete.fr, établi à partir des ventes enregistrées dans la base DVF, le prix médian d’un hectare de forêt en Bourgogne-Franche-Comté s’établit à 4 715 €/ha en 2025, sur 650 ventes, pour un prix moyen de 6 151 €/ha. La médiane régionale se situe en dessous de la médiane nationale (4 936 €/ha) et évolue de −3,0 % sur un an. Sur la période 2020-2025, 3 408 ventes donnent une médiane de 4 775 €/ha, pour un prix moyen de 6 002 €/ha et une surface médiane de 3,6 ha. Au niveau national, la médiane atteint 4 936 €/ha en 2025.
| Département | Ventes 2025 | Prix médian 2025 | Prix moyen 2025 |
|---|---|---|---|
| Côte-d’Or (21) | 73 | 3 786 €/ha* | 5 453 €/ha* |
| Doubs (25) | 111 | 6 360 €/ha | 7 268 €/ha |
| Jura (39) | 71 | 4 003 €/ha* | 4 440 €/ha* |
| Nièvre (58) | 96 | 5 097 €/ha* | 6 903 €/ha* |
| Haute-Saône (70) | 83 | 3 504 €/ha* | 4 620 €/ha* |
| Saône-et-Loire (71) | 103 | 5 200 €/ha | 6 986 €/ha |
| Yonne (89) | 105 | 4 368 €/ha | 6 401 €/ha |
| Territoire de Belfort (90) | 8 | non publié | non publié |
| Bourgogne-Franche-Comté | 650 | 4 715 €/ha | 6 151 €/ha |
| France | 6 329 | 4 936 €/ha | 6 214 €/ha |
Côté annonces, 5 forêts et propriétés boisées sont proposées sur ma-propriete.fr en Bourgogne-Franche-Comté au 2 octobre 2026. Leur prix demandé médian s’établit à 331 700 € pour une surface médiane d’environ 23 ha. Ces prix demandés portent sur des biens complets, souvent avec bâti, étang ou droit de chasse : ils ne se comparent pas directement aux médianes DVF à l’hectare. Pensez enfin aux frais d’acquisition, que vous pouvez estimer avec notre calculateur de frais de notaire.
* Entre 30 et 99 ventes : valeur indicative. Source : DVF (DGFiP), traitement ma-propriete.fr ; forêts de 1 ha et plus, nature cadastrale bois ; juillet 2020 à décembre 2025 ; les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ne figurent pas dans DVF. Annonces relevées sur ma-propriete.fr le 2 octobre 2026.
Massif granitique à cheval sur quatre départements, le Morvan a pour capitale historique Château-Chinon, dans la Nièvre (58) ; ses bois, privés pour l’essentiel, ont été profondément transformés au XXe siècle par les plantations de résineux. La crise des scolytes a durement frappé les pessières du massif, et les propriétaires ont surtout reboisé en douglas. Ces plantations forment une forêt de production à rotation relativement courte, dont la valeur dépend avant tout de l’âge et de l’état des arbres au moment de l’achat. À l’ouest du massif, sur le plateau nivernais et jusqu’à la Loire, le chêne reprend la première place, avec pour référence la forêt domaniale des Bertranges, près de La Charité-sur-Loire. Les bois et forêts à vendre dans la Nièvre couvrent ces deux marchés.
Au nord de la Côte-d’Or (21), le Châtillonnais forme avec la Haute-Marne voisine le parc national de forêts, créé en 2019 pour protéger de grandes forêts feuillues de plateau où se mêlent chênes, hêtres, érables et tilleuls. Plus au sud, l’arrière-côte et les plateaux calcaires à l’ouest de Dijon alternent bois de pente et pelouses sèches, tandis que la plaine de la Saône porte des chênaies de chêne pédonculé, à l’image de la forêt domaniale de Cîteaux. Dans l’Yonne (89), les bois se répartissent entre le pays d’Othe au nord, partagé avec l’Aube, les plateaux du Tonnerrois, la Puisaye bocagère et l’Avallonnais, au contact du Morvan. La Saône-et-Loire (71) juxtapose les petits bois de la Bresse louhannaise, un bocage charolais où la forêt se fait rare, les hauteurs boisées du Mâconnais et du Clunisois et, autour d’Autun, la forêt domaniale de Planoise, aux portes du Morvan. Dans ce vaste ensemble, une propriété forestière riche en chênes de qualité attire les investisseurs, tandis que les petits lots trouvent preneur auprès des voisins.
Dans le massif jurassien, la forêt s’étage avec l’altitude. Sur les plateaux et la haute chaîne du Doubs (25) et du Jura (39), le sapin pectiné et l’épicéa sont souvent traités en futaie jardinée, où des arbres de tous âges se côtoient sur la même parcelle ; les forêts domaniales de la Joux, près de Champagnole, et de Levier, sa voisine côté Doubs, servent d’étalons pour juger les sapinières privées. Plus bas, entre Dole et la vallée de la Loue, les chênaies privées se mesurent à la forêt de Chaux, l’un des grands massifs feuillus publics de l’est de la France ; la Bresse jurassienne prolonge, elle, les petits bois de chênes de la Saône-et-Loire. Les communes possèdent ici une large part des forêts : l’offre privée se compose surtout de lots de quelques hectares, et un ensemble de plusieurs dizaines d’hectares reste une occasion rare, à guetter sur la page des forêts à vendre dans le Jura.
La Haute-Saône (70) est d’abord un pays de chênes : entre la Saône et l’Ognon, autour de Gray et de Vesoul, chênaies et chênaies-charmaies occupent les plateaux calcaires et les plaines alluviales. Au nord-est, les Vosges saônoises, autour du plateau des Mille Étangs, associent sapin, hêtre et épicéa sur des sols plus acides et plus arrosés. Le Territoire de Belfort (90) prolonge ces versants jusqu’au ballon d’Alsace, avec des sapinières et des hêtraies en montagne et des bois de plaine plus au sud, entre prairies et plans d’eau. Dans ce secteur, un terrain boisé peut se vendre avec des prés ou un petit étang : comparez les annonces des bois à vendre en Haute-Saône.
Commencez par le voisinage. Lorsqu’un bois de moins de 4 ha touche une forêt communale relevant du régime forestier, la commune peut préempter, et son droit l’emporte sur le droit de préférence des propriétaires boisés voisins ; en lisière d’une forêt domaniale, c’est l’État qui passe en premier. En Franche-Comté, où les forêts communales sont partout, ce cas se présente souvent. Faites ensuite expertiser l’état sanitaire des peuplements : épicéas scolytés, sapins et hêtres affaiblis par les étés secs sur les sols calcaires superficiels, frênes atteints de chalarose, chênes pédonculés en difficulté là où les sols s’assèchent. Le grand gibier pèse aussi sur la valeur : là où le cerf abonde, comme en Côte-d’Or, régénérations et plantations doivent souvent être protégées, ce qui renchérit chaque reboisement. Dans le cœur du parc national de forêts, certaines coupes et certains travaux sont soumis à autorisation ou à des règles particulières, à lire avant de signer. Enfin, à partir de 20 ha, exigez le plan simple de gestion agréé par le CRPF de Bourgogne-Franche-Comté et vérifiez sa date d’échéance.
Les forêts de Bourgogne-Franche-Comté présentées sur ma-propriete.fr sont proposées par des propriétaires, des agences et des études notariales. Triez-les par département, par surface ou par prix, activez une alerte pour recevoir chaque nouvelle annonce de bois correspondant à vos critères, ou publiez la vente de votre forêt. Si votre projet associe le bois à l’eau ou au gibier, consultez aussi les étangs à vendre en Bourgogne-Franche-Comté et les propriétés de chasse de la région.