Chercher un domaine de chasse à vendre en Isère oblige à choisir entre la montagne et les bas pays, que la fédération départementale des chasseurs découpe en douze pays cynégétiques. À l’est et au sud, la Chartreuse, Belledonne, le Vercors, l’Oisans, le Trièves et la Matheysine offrent une chasse alpine : chamois, cerf, chevreuil et sanglier, mouflon sur quelques massifs, tétras-lyre et perdrix bartavelle au-dessus de la forêt. À l’ouest et au nord, le plateau de Chambaran, la Bièvre, les Terres froides et l’Isle-Crémieu associent bois de feuillus, cultures et marais, domaine du sanglier et du chevreuil, avec du gibier d’eau autour des étangs. Les biens mis en vente vont du bois de pente rattaché à une ferme de montagne au territoire de chasse de plaine avec plan d’eau ; ceux que publient particuliers, agences et notaires rejoignent nos domaines cynégétiques à vendre partout en France.
Sous cette introduction, un bloc de données réunit les prix des forêts et des étangs relevés en Isère ainsi que les tableaux de chasse officiels, où le cerf, le chevreuil et le sanglier occupent une large place. Viennent ensuite les deux familles de territoires isérois et les règles qui conditionnent la valeur d’un achat : ACCA communales, plan de chasse pluriannuel et clôtures.
Un domaine de chasse se valorise rarement d’un seul chiffre : son prix additionne la valeur des bois, celle des étangs, du bâti et des aménagements cynégétiques. Les statistiques ci-dessous donnent les repères du foncier boisé et des étangs, à partir des ventes réellement enregistrées.
D’après l’observatoire du prix des forêts de ma-propriete.fr, établi à partir des ventes enregistrées dans la base DVF, le prix médian d’un hectare de forêt en Isère s’établit à 3 940 €/ha en 2025*, sur 72 ventes, pour un prix moyen de 4 414 €/ha. Le département se place en dessous de la médiane d’Auvergne-Rhône-Alpes (4 057 €/ha) et en dessous de la médiane nationale (4 936 €/ha). Sur un an, la médiane départementale évolue de +12,6 % : un mouvement à lire avec prudence sur moins d’une centaine de ventes, où quelques grandes propriétés suffisent à déplacer la médiane. Sur la période 2020-2025, plus robuste, 424 ventes donnent une médiane de 3 554 €/ha pour une surface médiane de 3,2 ha.
| Indicateur | Isère (38) | Auvergne-Rhône-Alpes | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian 2025 | 3 940 €/ha* | 4 057 €/ha | 4 936 €/ha |
| Prix moyen 2025 | 4 414 €/ha* | 4 843 €/ha | 6 214 €/ha |
| Nombre de ventes 2025 | 72 | 964 | 6 329 |
| Évolution de la médiane 2024 → 2025 | +12,6 %* | +1,3 % | +1,9 % |
| Prix médian 2020-2025 | 3 554 €/ha | 4 000 €/ha | 4 778 €/ha |
| Nombre de ventes 2020-2025 | 424 | 5 257 | 35 100 |
À l’échelle nationale, le prix à l’hectare remonte avec la surface : les grandes propriétés, qui intéressent les chasseurs, se vendent plus cher à l’hectare que les parcelles moyennes.
| Surface de la forêt vendue (France, 2020-2025) | Prix médian | Nombre de ventes |
|---|---|---|
| 10 à 20 ha | 4 010 €/ha | 3 161 |
| 20 à 50 ha | 5 330 €/ha | 1 850 |
| 50 à 100 ha | 6 810 €/ha | 581 |
| Plus de 100 ha | 7 361 €/ha | 320 |
Les étangs se négocient à un tout autre niveau : 32 708 €/ha en médiane pour les 24 étangs vendus sans bâti en Isère entre 2020 et 2025†, un échantillon trop faible pour être représentatif ; à l’échelle régionale, la médiane atteint 15 847 €/ha.
Côté annonces, 18 propriétés de chasse sont proposées sur ma-propriete.fr en France au 2 octobre 2026, aucune en Auvergne-Rhône-Alpes à cette date. Leur prix demandé médian s’établit à 888 000 € pour une surface médiane d’environ 68 ha. Ces prix demandés portent sur des biens complets, souvent avec bâti, étang ou droit de chasse : ils ne se comparent pas directement aux médianes DVF à l’hectare.
* Entre 30 et 99 ventes : valeur indicative. † Entre 10 et 29 ventes : échantillon trop faible pour être représentatif du marché local. Source : DVF (DGFiP), traitement ma-propriete.fr ; forêts de 1 ha et plus, nature cadastrale bois ; étangs sans bâti d’au moins 2 000 m² ; juillet 2020 à décembre 2025 ; les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ne figurent pas dans DVF. Annonces relevées sur ma-propriete.fr le 2 octobre 2026.
Les tableaux de chasse publiés par l’Office français de la biodiversité mesurent la pression de chasse et, indirectement, la présence du grand gibier. En Isère, 1 199 cerfs élaphes ont été prélevés lors de la saison 2024-2025, soit environ 1,3 % du tableau national, aux côtés de 7 245 chevreuils et 7 654 sangliers.
| Espèce | Saison 2021-2022 | Saison 2024-2025 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Cerf élaphe | 904 | 1 199 | +33 % |
| Chevreuil | 6 863 | 7 245 | +6 % |
| Sanglier | 7 146 | 7 654 | +7 % |
| Chamois | 1 729 | 1 746 | +1 % |
| Mouflon | 347 | 166 | −52 % |
Source : OFB, réseau Ongulés sauvages, tableaux de chasse départementaux du grand gibier (prélèvements totaux, données publiées sur data.gouv.fr).
Dans les massifs, la chasse se pratique à l’approche et en battue, sur des versants de hêtres, de sapins et d’épicéas qui montent jusqu’aux alpages. Le chamois tient les barres rocheuses de la Chartreuse et du Vercors, le cerf fréquente les grandes forêts des Préalpes, et parmi les galliformes de montagne, le tétras-lyre et la bartavelle relèvent d’un plan de chasse, le lagopède et la gélinotte d’un prélèvement maximal autorisé. Les parcs naturels régionaux de Chartreuse et du Vercors encadrent l’aménagement de ces massifs, tandis que le cœur du parc national des Écrins, côté Oisans et Valbonnais, est fermé à la chasse : une parcelle située dans ce périmètre perd tout intérêt pour un chasseur. Plutôt que de grandes surfaces privées, on trouve des bois de chasse en versant, des prés de fauche et une grange, dont l’intérêt dépend des accès en hiver, de l’état des pistes forestières et de la tranquillité des remises face aux randonneurs et aux skieurs.
Entre la vallée de l’Isère et la plaine de la Bièvre, le plateau de Chambaran porte des taillis de hêtres, de châtaigniers et de chênes où cervidés et sangliers trouvent refuge ; une forêt domaniale en occupe le centre, près de Roybon, à côté d’un camp militaire, et le reste appartient pour l’essentiel à de petits propriétaires. Au nord de la Bièvre, la forêt de Bonnevaux et les collines des Terres froides alternent bois, maïs et prairies : les biens s’y présentent comme un bois de quelques dizaines d’hectares ou un terrain de chasse attenant à une ferme, et le lièvre, dont la chasse peut relever d’un plan de gestion cynégétique, y garde sa place. Au nord-est, le plateau de l’Isle-Crémieu, rattaché par la fédération au pays du Haut-Rhône dauphinois, et les marais de la Bourbre, dans celui des Balmes et marais du Dauphiné, ajoutent étangs, roselières et passage des canards. Pour un territoire avec de l’eau, consultez aussi nos plans d’eau et étangs isérois.
L’Isère compte une ACCA dans chaque commune, à côté de plusieurs centaines de chasses privées. Un fonds qui n’atteint pas le seuil d’opposition reste donc chassé par l’association communale : la loi fixe ce seuil à 20 ha d’un seul tenant au minimum et le porte à 100 ha pour les terrains de montagne situés au-dessus de la limite de la forêt. Au-delà, le propriétaire peut retirer ses terres du territoire de l’ACCA selon une procédure et un calendrier stricts ; faites confirmer par la fédération le seuil applicable. Pour le grand gibier, le plan de chasse est pluriannuel, trois ans pour le cerf et le chevreuil, six ans pour le chamois et le mouflon, et son niveau renseigne sur la qualité du territoire. Interrogez aussi le vendeur sur les dégâts de sangliers dans les maïs de la Bièvre et des Terres froides : le détenteur du droit de chasse qui ne régule pas assez peut en répondre.
Si la propriété est close, contrôlez enfin les grillages. La loi du 2 février 2023 veut qu’une clôture en espace naturel laisse un passage de 30 cm au-dessus du sol, ne dépasse pas 1,20 m et reste franchissable par la faune ; les clôtures posées depuis 1993 doivent être adaptées avant le 1er janvier 2027. Notre page sur les clôtures de chasse face à la loi de 2023 précise les exemptions, notamment pour les clôtures agricoles ou celles qui entourent une habitation.
Les propriétés de chasse iséroises proposées sur ma-propriete.fr viennent de particuliers, d’agences et de notaires ; affinez la liste par surface et par prix, et activez une alerte e-mail pour être prévenu dès qu’un territoire est publié. Propriétaire vendeur, vous pouvez aussi y déposer votre annonce. Si le bois compte davantage que la chasse, parcourez nos forêts et bois de l’Isère ; pour comparer avec la Savoie ou la Drôme, ouvrez les domaines et chasses à vendre en Auvergne-Rhône-Alpes.