Vous cherchez une exploitation agricole à vendre pour vous installer, vous agrandir ou diversifier vos productions : cette page rassemble les exploitations à reprendre proposées sur ma-propriete.fr, du corps de ferme avec quelques dizaines d'hectares au domaine complet livré avec son cheptel, ses bâtiments et ses contrats. Les mandats nous sont confiés par des exploitants qui préparent leur départ en retraite, par des agences spécialisées en biens ruraux, par des études notariales et par des cabinets de transmission. Chaque annonce précise la surface agricole utile, la nature des sols, le statut du foncier — en propriété ou sous bail —, l'état du bâti et les moyens de production repris avec l'exploitation.
Au-delà des annonces, cette page réunit ce qui manque presque toujours au moment de décider : le prix réel des terres région par région, le panorama des productions françaises et des bassins où chacune se concentre, les trois autorisations qu'une reprise doit franchir et ce qui fait la valeur d'une exploitation au-delà de ses hectares. Si votre projet en est encore au stade de l'idée, notre livre blanc « Créer une exploitation agricole » en déroule les étapes, du choix du statut juridique au plan de financement.
La France compte environ 390 000 exploitations agricoles en métropole et 26,7 millions d'hectares de surface agricole utile, d'après le recensement agricole publié par Agreste en 2020. Le nombre de fermes diminue d'année en année tandis que leur taille moyenne progresse, autour de 69 hectares : le foncier ne disparaît pas, il se recompose au rythme des départs.
C'est la démographie qui commande le marché. Plus de quatre chefs d'exploitation sur dix ont dépassé cinquante-cinq ans, et les installations ne compensent pas les cessations. Chaque année, plusieurs milliers d'exploitations cherchent un repreneur hors du cadre familial, ce qui ouvre un accès au métier inédit depuis deux générations. Le repreneur d'aujourd'hui n'est plus seulement le fils ou la fille de l'exploitant : c'est aussi un salarié agricole qui franchit le pas, un porteur de projet en reconversion, un groupement qui s'agrandit, ou un investisseur qui achète le foncier et le loue à un exploitant.
Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole, et il varie d'un facteur cinq entre les régions françaises. Deux sources se complètent. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale, dites DVF, donnent les prix réellement payés lors des ventes de terres, vignes exclues : c'est la réalité des transactions. Le barème SAFER de la valeur vénale, publié chaque année, donne une référence normée pour les terres et prés libres à la vente et pour les terres louées, dont le prix supporte une décote liée au bail en cours. Le tableau ci-dessous croise les deux pour les treize régions métropolitaines, en 2025.
En 2025, 14 328 ventes de terres agricoles ont été enregistrées en France hors vignes, pour un prix médian de 5 307 €/ha et un prix moyen de 6 059 €/ha ; quatre transactions sur cinq se sont conclues entre 2 500 et 10 537 €/ha. Le barème SAFER retient pour la même année 6 460 €/ha pour les terres et prés libres à la vente et 5 350 €/ha pour les terres louées, soit une décote moyenne de 17 % liée au bail en cours.
| Région | Ventes DVF 2025 | Prix médian DVF | Barème SAFER terres libres | Évolution 1 an | Barème SAFER terres louées |
|---|---|---|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 1 230 | 3 887 € | 5 100 € | +4,9 % | 4 140 € |
| Bourgogne-Franche-Comté | 1 303 | 2 773 € | 2 740 € | -6,2 % | 2 750 € |
| Bretagne | 1 297 | 5 500 € | 6 540 € | +0,3 % | 5 180 € |
| Centre-Val de Loire | 1 195 | 5 480 € | 6 260 € | -6,1 % | 5 700 € |
| Corse | 19 | 5 012 € * | n.d. | n.d. | n.d. |
| Grand Est | 1 233 | 5 611 € | 6 510 € | -4,4 % | 6 120 € |
| Hauts-de-France | 1 365 | 7 976 € | 10 890 € | -0,5 % | 7 650 € |
| Île-de-France | 214 | 7 465 € | 8 190 € | +5,7 % | 7 000 € |
| Normandie | 1 442 | 8 305 € | 9 610 € | +2,9 % | 8 410 € |
| Nouvelle-Aquitaine | 2 103 | 4 538 € | 5 770 € | +5,5 % | 3 900 € |
| Occitanie | 995 | 7 015 € | 7 260 € | -0,3 % | 7 260 € |
| Pays de la Loire | 1 873 | 3 267 € | 4 100 € | +1,5 % | 3 350 € |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 59 | 13 518 € | 12 260 € | +2,8 % | 12 260 € |
| France entière | 14 328 | 5 307 € | 6 460 € | +0,9 % | 5 350 € |
* Moins de 30 ventes enregistrées : valeur indicative. Sources : données de mutation DVF 2025 (hors vignes) et barème SAFER 2025 de la valeur vénale des terres.
Trois ensembles se dessinent. Les grands bassins céréaliers du nord et du Bassin parisien portent les valeurs les plus hautes du territoire continental : la terre y est profonde, régulière, mécanisable, et la concurrence entre voisins pour un hectare libre y est vive. Les régions d'élevage de l'Ouest et du Centre s'échangent autour de la médiane nationale, avec des écarts internes considérables entre une plaine irrigable et un parcours de coteau. Les régions de montagne et de polyculture méridionale restent les plus accessibles, sauf là où le maraîchage, l'arboriculture ou la vigne créent des micromarchés sans commune mesure avec le prix des prairies voisines.
Ces valeurs situent le foncier, elles ne donnent pas le prix d'une exploitation : deux fermes de même surface dans le même canton peuvent s'échanger du simple au triple selon l'état des bâtiments, la qualité du cheptel et la solidité des débouchés. Pour aller au détail de votre département, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez la reprise avec nos calculatrices financières.
Les barèmes donnent le prix du foncier ; nos annonces donnent le prix réellement demandé pour un bien complet. Au 25 septembre 2026, 160 exploitations et biens agricoles sont proposés à la vente sur le site, toutes productions et tous territoires confondus. Le prix médian affiché s'établit à 540 000 € et le prix moyen à 820 000 € : l'écart entre les deux mesure à lui seul la diversité du catalogue, quelques grands domaines tirant la moyenne bien au-dessus de ce que rencontre un acquéreur ordinaire. C'est la médiane qu'il faut retenir.
Deux marchés très différents se cachent derrière ce chiffre unique, et les confondre n'a pas de sens. Les 120 annonces qui portent sur une exploitation agricole complète — bâtiments, terres et souvent cheptel ou plantations — affichent une médiane de 650 000 €, huit sur dix se situant entre 260 000 et 1 800 000 €. Les 39 annonces de foncier seul — terres libres, terres louées, parts de groupement foncier — affichent une médiane de 56 000 €, huit sur dix entre 19 000 et 380 000 €. Une parcelle de quelques hectares et une ferme laitière équipée ne relèvent pas du même budget ni du même projet.
Les productions les mieux représentées en ce moment sont les terres agricoles libres, les grandes cultures, la polyculture-élevage, les élevages de volailles et les exploitations laitières. Ces valeurs sont des prix demandés à une date donnée, et non des prix de transaction : elles se lisent comme un état de l'offre disponible, à côté des statistiques DVF et du barème SAFER présentés plus haut, qui mesurent, eux, ce qui s'échange réellement. Le catalogue évolue chaque semaine ; ces repères sont ceux du 25 septembre 2026.
Reprendre une propriété agricole, c'est d'abord choisir un système de production : il commande les bâtiments, la surface nécessaire, le capital d'exploitation, la charge de travail et la saisonnalité du revenu. Voici les grandes familles que couvre notre catalogue, avec l'accès direct aux annonces de chacune.
Les grandes cultures occupent la plus grande part du territoire : céréales à paille, maïs, colza, tournesol, protéagineux, sur des structures qui dépassent souvent la centaine d'hectares dans les plaines du Nord, de la Beauce, de la Champagne berrichonne ou du Lauragais. Le capital y est concentré dans le foncier et le matériel, la main-d'œuvre est réduite, et le revenu suit le cours des matières premières. À l'opposé de ce modèle, le maraîchage — qui réunit aussi l'horticulture et les pépinières — permet de dégager un revenu sur de petites surfaces, à condition de disposer d'eau, d'abris et d'un circuit de commercialisation. L'arboriculture occupe une position intermédiaire : le verger est un capital vivant qui met plusieurs années à entrer en production et qu'il faut renouveler par tranches. Les cultures spécialisées regroupent les productions de niche à forte valeur ajoutée, des plantes à parfum aux semences.
L'élevage laitier reste l'ossature de l'Ouest, de la Normandie au Massif central : il demande un troupeau, une salle de traite, une capacité de stockage des effluents et une autonomie fourragère, en échange d'un revenu régulier et d'un contrat de collecte. L'élevage de viande bovine occupe les zones herbagères du Limousin, du Charolais et des piémonts, avec des besoins en bâtiment plus légers mais des surfaces plus étendues. L'élevage de moutons et l'élevage de chèvres séduisent les installations à taille humaine, souvent adossées à une transformation fromagère et à la vente directe ; ils valorisent des parcours et des coteaux que les cultures ne peuvent pas exploiter. La polyculture-élevage rassemble enfin les fermes qui combinent troupeau et cultures, modèle majoritaire dans de nombreux départements et souvent le plus accessible pour une première installation.
L'élevage de volailles et l'élevage porcin reposent sur un bâtiment plus que sur des hectares : la valeur tient au poulailler ou à la porcherie, à leur date de construction, à leur conformité et au contrat qui lie l'éleveur à son groupement. Ces ateliers s'installent sur de petites surfaces mais supposent un plan d'épandage et une autorisation au titre des installations classées. L'élevage de lapins et les autres productions — apiculture, héliciculture, pisciculture, insectes — relèvent de la même logique de spécialisation. L'élevage canin, enfin, obéit à des règles qui lui sont propres, plus proches du fonds de commerce que de l'exploitation agricole.
Tous les projets ne passent pas par la reprise d'une exploitation complète. Les terres agricoles libres s'adressent à celui qui s'agrandit ou qui veut placer son épargne dans un actif tangible ; les terres agricoles louées, vendues avec un fermier en place, offrent un prix d'entrée plus bas contre un rendement locatif encadré et une liquidité moindre. L'acquisition de parts de groupement foncier agricole permet enfin d'entrer au capital d'une structure sans acheter le foncier en direct, une voie courante dans les transmissions familiales et pour les investisseurs.
C'est le point que les annonces passent sous silence et qui fait pourtant échouer le plus de projets : en France, acheter une propriété agricole ne suffit pas à pouvoir l'exploiter. Trois mécanismes distincts se superposent, et chacun peut bloquer une reprise. Les connaître avant de signer un compromis évite de perdre un dossier — et parfois une indemnité d'immobilisation.
Toute vente de bien agricole est notifiée à la SAFER de la région par le notaire. Celle-ci dispose d'un délai de deux mois pour se porter acquéreur à la place de l'acheteur pressenti, au prix convenu ou, si elle l'estime excessif, à un prix qu'elle propose de réviser. Elle rétrocède ensuite le bien à un candidat qu'elle sélectionne, en privilégiant l'installation d'un jeune agriculteur et la consolidation d'exploitations existantes. Le mécanisme n'est ni une menace ni une formalité : un projet d'installation solide, présenté en amont, se défend très bien devant un comité technique. Un projet d'agrandissement déjà confortable, moins.
Indépendamment de la propriété, la mise en valeur des terres est soumise au contrôle des structures. Selon la surface reprise, la distance au siège d'exploitation, votre qualification et la situation des terres au regard du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA), l'opération relève d'une simple déclaration ou d'une autorisation préalable d'exploiter délivrée par le préfet. Ce second verrou est celui que les acheteurs découvrent le plus tard, car il ne concerne pas l'acte de vente mais le droit de cultiver. Il se vérifie département par département, le seuil de surface et les priorités étant fixés régionalement.
Quand les terres reprises sont louées, le bail rural se poursuit de plein droit au bénéfice du fermier en place, qui dispose en outre d'un droit de préemption prioritaire sur la vente. Un acheteur ne récupère donc pas automatiquement l'usage des parcelles qu'il acquiert. Symétriquement, lorsque le vendeur exploite lui-même des terres qu'il loue à des tiers, ces baux ne suivent pas la vente : le repreneur doit signer un nouveau bail avec chaque propriétaire, libre de refuser. Hors bail cessible, très rare, le bail ne peut pas être cédé au repreneur, sauf cas particuliers dans le cadre familial restreint. C'est le premier point à faire vérifier par le notaire, car il détermine la surface réellement disponible pour votre projet.
Sur une ferme agricole à vendre, le foncier ne représente souvent que la moitié du prix demandé. Viennent s'y ajouter le bâti — sa date de construction, sa conformité, sa capacité de stockage des effluents, l'isolation et la ventilation des salles d'élevage —, le matériel repris, le cheptel évalué sur son statut sanitaire et sa génétique, les stocks en cave ou en silo, et les plantations pour les exploitations arboricoles et viticoles. S'y ajoutent des éléments qui ne se voient pas sur une photo : les droits à paiement de base (DPB), les contrats de collecte ou d'intégration, les parts détenues dans une coopérative, les conventions d'épandage signées avec les voisins, l'autorisation de prélèvement d'eau et sa durée résiduelle.
Quand la vente porte sur un ensemble comprenant la maison d'habitation, exigez une ventilation poste par poste. La résidence suit le marché immobilier local, l'outil de production suit sa rentabilité : ils ne se financent ni ne s'amortissent de la même façon, et les confondre fausse la négociation autant que le plan de financement.
Les systèmes de production épousent la géographie, et les prix avec eux. Chaque page régionale réunit les annonces du territoire, les productions qui y dominent et les valeurs foncières locales.
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Non pour acheter, oui pour exploiter. L'acquisition de terres n'est pas réservée aux agriculteurs : un particulier, une société ou un groupement foncier peuvent devenir propriétaires. En revanche, la mise en valeur des terres relève du contrôle des structures et suppose, au-delà d'un seuil de surface, une autorisation d'exploiter subordonnée à une capacité professionnelle. Beaucoup d'investisseurs achètent donc le foncier et le donnent à bail à un exploitant.
Il n'existe pas de prix au forfait. Le foncier s'échangeait en 2025 autour de 5 300 €/ha en valeur médiane, avec quatre ventes sur cinq entre 2 500 et 10 500 €/ha selon la région et la qualité des sols. À cela s'ajoutent le bâti, le matériel, le cheptel et les stocks, qui représentent fréquemment autant que la terre sur un élevage équipé. Une ferme de polyculture de cinquante hectares et un atelier hors-sol de trois hectares peuvent afficher le même prix pour des réalités très différentes.
Une terre libre est disponible immédiatement pour son acquéreur. Une terre louée est occupée par un fermier titulaire d'un bail rural qui se poursuit après la vente et bénéficie d'un droit de préemption. Cette occupation se traduit par une décote de l'ordre de 17 % sur le barème SAFER. Acheter loué revient à acquérir un actif de rendement ; acheter libre revient à acquérir un outil de travail.
Elle peut préempter, c'est-à-dire se substituer à vous dans un délai de deux mois après la notification de la vente par le notaire, puis rétrocéder le bien au candidat qu'elle retient. Elle arbitre en faveur de l'installation et de la consolidation des exploitations. Présenter son projet à la SAFER avant la signature, plutôt que de le découvrir en préemption, change considérablement l'issue.
Rarement en totalité, mais le montage compte autant que l'apport. La location du foncier plutôt que son achat, le portage par un groupement foncier, la reprise progressive de parts de société, les prêts bonifiés et les aides à l'installation réduisent le capital à mobiliser au départ. Un plan d'entreprise chiffré sur plusieurs exercices reste la condition d'accès au financement, quelle que soit la formule retenue.
Exploitants cédants, agences immobilières rurales, notaires et cabinets de transmission alimentent cette page au fil de leurs mandats. Affinez votre recherche par production, par surface, par budget ou par territoire, puis créez une alerte e-mail pour être prévenu dès qu'une exploitation correspondant à vos critères est mise en ligne. Vous êtes vendeur : déposez votre annonce et présentez votre bien à des repreneurs qui cherchent précisément ce type d'exploitation.