Une exploitation agricole à vendre en Nouvelle-Aquitaine peut désigner un troupeau allaitant limousin sur les plateaux de la Creuse, un élevage caprin fromager du seuil du Poitou, une ferme à maïs irrigué et palmipèdes en Chalosse, une noyeraie périgourdine, un vignoble du Libournais ou une bergerie basque conduite avec estive. La région rassemble le plus grand nombre d'exploitations du pays et une pyramide des âges qui promet un flux de transmissions soutenu sur la décennie. Les biens publiés proviennent d'agriculteurs qui préparent leur sortie de métier, d'études notariales, de conseils spécialisés dans la reprise et d'agences dédiées aux propriétés rurales. Chaque annonce détaille la surface exploitée, la nature des sols, le régime d'occupation du foncier et le matériel cédé. Elles figurent au répertoire national des exploitations agricoles à vendre en France.
Les paragraphes qui suivent servent à comparer ce qui ne l'est pas spontanément : la valeur du foncier selon les départements, les filières qui tiennent chaque bassin, les secteurs où des biens se libèrent et les contrôles à conduire avant de s'engager. Notre livre blanc « Créer une exploitation agricole » détaille par ailleurs le montage juridique et financier d'une installation.
Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) relèvent pour 2025 un prix médian de 4 538 €/ha en Nouvelle-Aquitaine, un prix moyen de 5 135 €/ha et 2 103 ventes ; quatre transactions sur cinq se concluent entre 2 500 et 8 190 €/ha, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.
Le barème SAFER de la valeur vénale retient pour la même année 5 770 €/ha pour les terres et prés libres à la vente, en évolution de +5,5 % sur un an et de +7,1 % sur dix ans, contre 6 460 €/ha au niveau national. Les terres vendues avec un bail rural en cours y sont estimées à 3 900 €/ha, soit une décote de l'ordre de 32 %.
Ces valeurs situent le foncier régional ; elles ne donnent pas le prix d'une exploitation, qui dépend d'abord de son bâti, de son cheptel et de ses débouchés. Pour descendre au département, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez votre reprise avec nos calculatrices financières.
| Département | Ventes DVF 2025 | Prix médian | Barème SAFER terres libres |
|---|---|---|---|
| Charente (16) | 182 | 4 500 € | 4 970 € |
| Charente-Maritime (17) | 328 | 5 347 € | 5 760 € |
| Corrèze (19) | 33 | 3 682 € | 3 880 € |
| Creuse (23) | 149 | 2 644 € | n.d. |
| Dordogne (24) | 126 | 4 716 € | 5 030 € |
| Gironde (33) | 85 | 5 000 € | 8 340 € |
| Landes (40) | 138 | 8 278 € | 8 960 € |
| Lot-et-Garonne (47) | 150 | 7 501 € | 8 870 € |
| Pyrénées-Atlantiques (64) | 90 | 7 931 € | 7 880 € |
| Deux-Sèvres (79) | 409 | 3 278 € | 3 470 € |
| Vienne (86) | 285 | 5 121 € | 5 360 € |
| Haute-Vienne (87) | 128 | 3 171 € | 3 550 € |
Le nord et l'est de la région vivent de l'herbe et du troupeau : bovins allaitants de race limousine sur les plateaux du Limousin, élevages du bocage bressuirais et de la Gâtine, et le premier bassin caprin du pays entre Poitou et Charentes, où les élevages caprins alimentent une filière fromagère ancienne. Le sud-ouest repose sur le maïs irrigué, les palmipèdes gras et les volailles fermières des Landes et de la Chalosse, tandis que le Pays basque et le Béarn tiennent par les brebis laitières et la transhumance.
À l'ouest, la vigne structure le Bordelais et les Charentes cognaçaises ; l'arboriculture occupe les vallées du Lot et de la Garonne — prune d'Ente, noisette, kiwi, fraise — et la noix comme la truffe marquent le Périgord. Une ferme agricole à vendre se valorise donc ici par son système avant sa surface : un atelier fromager, un verger en pleine production et une sole de grandes cultures ne mobilisent ni les mêmes fonds de roulement, ni les mêmes bras, ni le même niveau de technicité.
Au nord, la Vienne (86) et les Deux-Sèvres (79) associent cultures de plaine, élevage caprin et bocage d'élevage vers Bressuire et la Gâtine, avec des marges de manœuvre encore réelles sur les surfaces. La Charente (16) et la Charente-Maritime (17) se partagent le vignoble de Cognac et ses eaux-de-vie, complété par des céréales sur les terres de groies, des zones de marais et, sur la façade atlantique, un foncier disputé par l'urbanisation.
Le Limousin forme l'ensemble le plus homogène : la Corrèze (19), la Creuse (23) et la Haute-Vienne (87) portent des troupeaux allaitants sur prairies naturelles, avec des surfaces étendues, un bâti souvent ancien et les tickets d'entrée les plus accessibles de la région. La Dordogne (24) mêle noyeraies, fraises, tabac, élevage et vignoble bergeracois ; le Lot-et-Garonne (47) concentre fruits, légumes et semences dans la vallée de la Garonne.
Au sud, la Gironde (33) est d'abord viticole, des graves du Médoc au Libournais et à l'Entre-deux-Mers, avec quelques secteurs de cultures et de légumes. Les Landes (40) alignent maïs, volailles et palmipèdes entre Marsan et Chalosse ; les Pyrénées-Atlantiques (64) reposent sur les brebis laitières du Pays basque, le maïs des coteaux béarnais et des estives collectives. L'offre la plus abondante vient du Limousin, de la Dordogne et du bocage poitevin ; les zones viticoles et le littoral concentrent les valeurs les plus élevées.
Du bassin de l'Adour aux plaines charentaises et au seuil du Poitou, l'accès à l'irrigation sépare deux marchés distincts. Une parcelle dotée d'un volume autorisé, d'un forage régulièrement déclaré ou d'une part dans une retenue collective ne se négocie pas comme la terre sèche voisine. Examinez le titre d'eau attaché au bien, le volume attribué, sa transmissibilité au repreneur, l'organisme de gestion dont il dépend et la fréquence des arrêtés de restriction des dernières campagnes.
Viennent ensuite les contraintes de milieu : zones de répartition des eaux, classement en zone vulnérable sur les bassins de plaine, marais et zones humides grevés de servitudes, aires d'appellation qui encadrent plantation et arrachage dans le vignoble, gestion pastorale collective sur les estives. Chacune se vérifie parcelle par parcelle, plan cadastral en main, avant toute offre.
Le notaire notifie tout projet de vente agricole à la SAFER Nouvelle-Aquitaine, qui dispose d'un droit de préemption et peut rétrocéder le bien au candidat qu'elle sélectionne, l'installation restant sa priorité affichée. Déposer sa candidature et présenter son projet avant la signature du compromis évite bien des déconvenues en fin de parcours.
Vient ensuite le contrôle des structures : le schéma régional arrête à partir de quelle surface reprise il faut solliciter une autorisation d'exploiter, et hiérarchise les candidatures concurrentes. Enfin, une propriété agricole à vendre partiellement louée demeure soumise au bail en cours ; le fermier bénéficie d'un droit de préemption prioritaire et d'un droit au renouvellement qui réduisent la disponibilité réelle des terres.
Exploitants cédants, notaires et agences spécialisées des douze départements publient ici leurs mandats. Restreignez la liste au territoire, à la filière, à la superficie ou à l'enveloppe qui vous intéressent, puis mettez en place une alerte e-mail : chaque parution utile vous parviendra le jour même. Vous cédez votre outil de travail ? Publiez votre annonce ici. Pour chercher ailleurs, ouvrez la rubrique nationale des exploitations agricoles à vendre en France.