Acheter une exploitation agricole à vendre en Lot-et-Garonne, c'est entrer dans le département le plus fruitier et le plus légumier du grand Sud-Ouest : la vallée de la Garonne et celle du Lot y ont installé une agriculture de main-d'œuvre, plantée, arrosée et tournée vers des filières de transformation locales, là où les plateaux voisins restent céréaliers. Les biens paraissent ici à l'initiative d'exploitants qui préparent leur succession, de professionnels du foncier rural implantés à Agen, Marmande ou Villeneuve-sur-Lot, d'études notariales et de conseillers en cession. Chaque fiche indique la surface, la composition des plantations, les équipements d'irrigation, le bâti technique et les droits attachés. Le tout s'inscrit dans l'ensemble plus large que forment les exploitations agricoles à vendre en France.
Sont réunis ici les éléments qu'aucune annonce ne contient : le niveau réel des valeurs foncières selon qu'il s'agit d'une terre nue de coteau ou d'une parcelle plantée et irriguée, les secteurs où les reprises se présentent, la manière d'apprécier un verger en fin de cycle. Notre livre blanc « Créer une exploitation agricole » accompagne les projets encore en construction.
Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) relèvent pour 2025 un prix médian de 7 501 €/ha en Lot-et-Garonne (47), un prix moyen de 8 547 €/ha et 150 ventes ; quatre transactions sur cinq se concluent entre 5 015 et 14 141 €/ha, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.
Le barème SAFER de la valeur vénale retient pour la même année 8 870 €/ha pour les terres et prés libres à la vente, en évolution de +0,3 % sur un an et de +20,0 % sur dix ans, contre 6 460 €/ha au niveau national. La SAFER ne publie pas de valeur locale pour les terres louées, faute d'un nombre suffisant de ventes ; au niveau national, une terre vendue avec un bail rural en cours supporte une décote moyenne de 17 %.
Rapporté à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la médiane s'établit à 4 538 €/ha, le département se situe 65 % au-dessus. Pour le détail commune par commune et pour comparer avec les territoires voisins, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez votre reprise avec nos calculatrices financières.
Le prunier d'Ente, dont la récolte part au séchage, occupe une place que nul autre département français ne lui accorde : il fonde un tissu dense d'exploitations arboricoles associant vergers, séchoirs et stockage, où l'outil de transformation pèse souvent plus lourd que le sol. Noisette, pomme, poire et kiwi complètent la palette selon les terroirs. Les exploitations maraîchères du Marmandais, tournées vers la tomate, la fraise et les légumes de plein champ sous contrat, reposent sur des serres, des chaînes de conditionnement et une organisation du travail saisonnier qui se transmet avec le bien.
Le reste du département relève de systèmes plus classiques : grandes cultures irriguées sur les terrasses alluviales, polyculture-élevage sur les serres calcaires, élevages bovins et ateliers de palmipèdes dans l'Albret et le Néracais. Le contraste de capital est fort : reprendre une propriété agricole à vendre plantée engage un investissement par hectare sans commune mesure avec une reprise céréalière, mais génère un produit bien supérieur si le verger est encore jeune.
La plaine de la Garonne, de Tonneins à Marmande puis vers Aiguillon et Port-Sainte-Marie, concentre les sols les plus profonds, l'irrigation la mieux sécurisée et donc le foncier le plus recherché du département ; les transactions y sont vives et les surfaces rarement disponibles d'un seul tenant. La vallée du Lot, de Villeneuve-sur-Lot à Fumel, prolonge cette logique avec une dominante fruitière plus marquée. Entre les deux, le Pays de Serres aligne des plateaux calcaires étroits, coupés de vallons, où l'on trouve des unités plus modestes, moins irriguées et beaucoup plus abordables.
Au sud-ouest, l'Albret et les Landes du Néracais, autour de Nérac, Casteljaloux et Mézin, mêlent pin, maïs et élevage sur des sables qui rappellent le département voisin. Au nord, le Fumélois et les confins du Périgord offrent des ensembles herbagers plus enclavés. Un repreneur au budget contraint gagne à commencer par ces marges plutôt que par la vallée.
Rien ne se décide ici sans le dossier d'irrigation. Origine de la ressource, part prélevée en Garonne ou en Lot, retenues collinaires et leur état, appartenance à une association syndicale, volumes autorisés et tours d'eau appliqués lors des derniers étiages : un verger ou une culture légumière privée d'eau perd sa raison d'être. Demandez ensuite l'âge des plantations rang par rang, les variétés, le système de conduite et les protections contre le gel, car un verger vieillissant appelle un arrachage et plusieurs années sans produit.
La main-d'œuvre constitue le second enjeu : volume d'emplois saisonniers, hébergement disponible sur place, contrats en cours et conventions de mise à disposition se reprennent rarement sans ajustement. Restent les vérifications réglementaires habituelles, à traiter dès la promesse. La SAFER, avisée par l'acte, peut se porter acquéreur à votre place. L'exploitation effective des terres est subordonnée à une décision préfectorale rendue selon les seuils régionaux d'agrandissement. Les parcelles louées suivent leur preneur, qui achète par priorité. Enfin, le classement en zone vulnérable et les distances à respecter pour les traitements à proximité des habitations encadrent les pratiques quotidiennes.
Arboriculteurs et maraîchers en fin de parcours, agences de propriétés rurales et offices notariaux du Lot-et-Garonne nous transmettent leurs dossiers au fil des successions. Triez par production, par surface plantée, par équipement d'irrigation ou par gamme de prix, demandez à recevoir l'alerte e-mail dès qu'un bien correspond, et publiez votre annonce si vous transmettez. Le panorama complet reste accessible via les exploitations agricoles à vendre en Nouvelle-Aquitaine.