Un domaine de chasse à vendre en Bretagne se cherche d’abord loin des côtes. Le centre de la péninsule, de Quénécan et Loudéac jusqu’à Lanouée et Paimpont, réunit les grands bois où vit le cerf ; autour, le bocage, ses talus plantés et ses bosquets font de la région un pays de chevreuil, de sanglier et surtout de bécasse, qui trouve sous le climat océanique des sols rarement gelés pour passer l’hiver. Sur le littoral, baies, marais et prés salés reçoivent le gibier d’eau. Cette page réunit les propriétés de chasse à vendre dans la région, du bois de chasse familial à l’ensemble forestier avec pavillon, mises en ligne par des propriétaires, des agences et des offices notariaux.
Sous ce texte, un bloc de données indique le prix des bois et des étangs vendus en Bretagne et les prélèvements de cerfs, de chevreuils et de sangliers dans chaque département. Suivent les territoires de chasse département par département, puis les contrôles à mener avant tout achat breton : place des ACCA, très présentes en Ille-et-Vilaine, plan de chasse, dégâts de sangliers dans les maïs, conformité des clôtures.
Le prix d’une propriété de chasse additionne la valeur des bois, des étangs, du bâti et des aménagements. Pour le foncier boisé, l’observatoire du prix des forêts de ma-propriete.fr, établi à partir de la base DVF, donne un prix médian de 5 208 €/ha pour les forêts vendues en Bretagne en 2025 (222 ventes), contre 4 936 €/ha au niveau national, et de 4 822 €/ha sur la période 2020-2025 (1 298 ventes). À l’échelle nationale, le prix à l’hectare remonte avec la surface : les grands ensembles recherchés par les chasseurs se vendent plus cher à l’hectare que les bois moyens.
| Surface de la forêt vendue (France, 2020-2025) | Prix médian | Nombre de ventes |
|---|---|---|
| 10 à 20 ha | 4 010 €/ha | 3 161 |
| 20 à 50 ha | 5 330 €/ha | 1 850 |
| 50 à 100 ha | 6 810 €/ha | 581 |
| Plus de 100 ha | 7 361 €/ha | 320 |
Les étangs, qui font la valeur de nombreux territoires, se négocient à un tout autre niveau : 32 902 €/ha en médiane pour les 109 étangs vendus sans bâti en Bretagne entre 2020 et 2025.
Côté annonces, 18 propriétés de chasse sont proposées sur ma-propriete.fr en France au 2 octobre 2026, aucune en Bretagne à cette date. Leur prix demandé médian s’établit à 888 000 € pour une surface médiane d’environ 68 ha. Il s’agit de prix affichés pour des biens entiers, parfois avec habitation ou étang, et non de prix de vente constatés à l’hectare comme ceux de la base DVF.
Source : DVF (DGFiP), traitement ma-propriete.fr ; forêts de 1 ha et plus, nature cadastrale bois ; étangs sans bâti d’au moins 2 000 m² ; juillet 2020 à décembre 2025 ; les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ne figurent pas dans DVF. Annonces relevées sur ma-propriete.fr le 2 octobre 2026.
Selon les tableaux de chasse de l’Office français de la biodiversité, 775 cerfs élaphes, 28 265 chevreuils et 24 453 sangliers ont été prélevés en Bretagne lors de la saison 2024-2025. Par rapport à la saison 2021-2022, les prélèvements évoluent de +12 % pour le cerf, +3 % pour le chevreuil, +84 % pour le sanglier.
| Département | Cerfs élaphes | Chevreuils | Sangliers |
|---|---|---|---|
| Côtes-d’Armor (22) | 379 | 6 972 | 5 800 |
| Morbihan (56) | 293 | 9 597 | 6 225 |
| Ille-et-Vilaine (35) | 75 | 7 363 | 7 490 |
| Finistère (29) | 28 | 4 333 | 4 938 |
| Bretagne | 775 | 28 265 | 24 453 |
Saison 2024-2025. Source : OFB, réseau Ongulés sauvages, tableaux de chasse départementaux du grand gibier (prélèvements totaux, data.gouv.fr).
Les Côtes-d’Armor sont le département breton où l’on prélève le plus de cerfs. Le grand gibier y suit une ligne de massifs du sud et de l’est du département : la forêt de Loudéac, celle de la Hardouinais au nord de Merdrignac, puis, vers Lamballe, la forêt domaniale de la Hunaudaye. Entre ces massifs, des bois privés de quelques dizaines d’hectares changent de mains avec un droit de chasse au chevreuil et au sanglier, parfois au cerf lorsque le plan de chasse leur attribue des bracelets. Plus au nord, sur le plateau du Trégor et du Goëlo, le bocage serré se chasse surtout à la bécasse et au petit gibier. Les offres du département figurent sur notre page des territoires de chasse des Côtes-d’Armor.
Dans le Morbihan, la forêt de Lanouée, massif privé qui compte parmi les plus vastes de Bretagne, perpétue une tradition de chasse à courre attestée depuis le XIXe siècle. Au nord, le massif de Quénécan, au sud du lac de Guerlédan, abrite lui aussi des cerfs. Plus au sud, la longue crête des landes de Lanvaux, qui part du pays boisé de Camors en direction de Redon, porte des plantations de pins installées depuis le XIXe siècle, entrecoupées de cultures dans les vallons ; chevreuils et sangliers y forment l’essentiel du gibier. Sur la côte, le golfe du Morbihan, parc naturel régional depuis 2014 et doté d’une réserve de chasse et de faune sauvage, accueille en hiver bernaches, canards et limicoles. Consultez les domaines de chasse du Morbihan.
En Ille-et-Vilaine, la forêt de Paimpont, que la tradition identifie à Brocéliande, reste en majorité entre des mains privées : le cerf y brame à l’automne, et les grandes propriétés qui le composent associent sylviculture et chasse en battue. Le nord-est est occupé par les forêts domaniales de Rennes, de Liffré et de Fougères, dont la chasse est louée par l’ONF ; les bois privés qui les bordent profitent des déplacements des animaux. Au nord, les marais de Dol et les herbus de la baie du Mont-Saint-Michel, l’un des principaux sites d’hivernage des oiseaux d’eau en France, attirent canards et limicoles. Autour de Redon, les marais de la Vilaine, que le département partage avec le Morbihan et la Loire-Atlantique, forment un autre secteur de gibier d’eau. Les biens proposés sont présentés sur la page des propriétés de chasse en Ille-et-Vilaine.
Le Finistère est le département breton le moins riche en cerfs, et les biens y prennent rarement la forme d’un grand domaine. Les grands espaces naturels se résument aux landes et tourbières des monts d’Arrée, au cœur du Parc naturel régional d’Armorique, et à quelques massifs domaniaux : le Cranou, le plus étendu du département, très éprouvé par la tempête Ciarán en novembre 2023, Huelgoat et Carnoët, près de Quimperlé. Le reste du département est un bocage de petites parcelles, de vallons boisés et de landes littorales, où l’on chasse le chevreuil, le sanglier, dont les prélèvements ont nettement augmenté ces dernières saisons, et la bécasse, que les chasseurs bretons suivent de près chaque hiver. Un acheteur y trouvera plutôt un bois de quelques hectares, une ancienne ferme avec ses parcelles boisées ou un vallon, à compléter au besoin par une location de chasse voisine ; la page des territoires de chasse du Finistère réunit les offres.
Le droit de chasse est le premier point à éclaircir. Les ACCA couvrent une grande partie de l’Ille-et-Vilaine : un terrain resté sous le seuil d’opposition, fixé dans ce département à 20 ha d’un seul tenant, continue d’être chassé par l’association communale, à laquelle vous pouvez demander à adhérer. Dans le Morbihan et les Côtes-d’Armor, plusieurs communes en ont constitué une de leur propre initiative. Partout, demandez en mairie le statut exact des parcelles avant de signer. Sur le domaine public maritime, la chasse est louée par l’État, souvent à des associations de chasse maritime, et ne s’acquiert pas avec un terrain riverain.
Viennent ensuite le plan de chasse, qui fixe chaque année les attributions de cerfs et de chevreuils par territoire, et les dégâts de sangliers : dans une région d’élevage où le maïs fourrager occupe de grandes surfaces, un territoire où l’animal est trop peu chassé se voit vite reprocher les dommages subis par les cultures voisines. Enfin, depuis la loi du 2 février 2023, le grillage d’un bois en espace naturel doit être relevé de 30 cm au-dessus du sol et ne pas s’élever à plus de 1,20 m ; pour tout grillage installé à partir de 1993, l’échéance est fixée au 1er janvier 2027. Notre dossier sur l’engrillagement des espaces naturels précise les exceptions et le calendrier.
Les propriétés de chasse bretonnes arrivent rarement sur le marché : sur ma-propriete.fr, elles sont confiées par des propriétaires, des agences ou des notaires, et une alerte e-mail vous prévient dès qu’un nouveau territoire est publié. Les filtres par surface et par prix aident à comparer un bois de bocage et un ensemble forestier ; vendeur, déposez votre annonce. Si le peuplement compte autant que le gibier, parcourez aussi les bois et forêts à vendre en Bretagne.