Chercher une forêt à vendre en Bretagne, c’est entrer dans un marché à petite échelle : la forêt bretonne est l’une des plus privées de France et l’une des plus morcelées, la plupart de ses propriétaires possédant moins d’un hectare. Les bois se concentrent dans l’intérieur, l’Argoat, du centre des Côtes-d’Armor au nord du Morbihan, département le plus boisé de la région, et dans quelques grands massifs historiques comme Paimpont, Lorge ou Quénécan. Le chêne pédonculé et le châtaignier dominent, le hêtre s’affirme dans les grands massifs, et des plantations de pin maritime, d’épicéa de Sitka et de douglas occupent d’anciennes landes. La plupart des ventes portent sur une parcelle boisée de quelques hectares, mais des propriétés de plusieurs dizaines d’hectares se présentent aussi.
Nous regroupons ici les bois et forêts à vendre dans les quatre départements bretons, qu’ils soient proposés par des particuliers, des agences ou des notaires. Le bloc de prix qui suit permet de comparer les départements entre eux ; nous décrivons ensuite les grands territoires forestiers, ce qui se vend réellement et les risques propres à la région, de l’incendie des landes boisées aux contraintes du littoral. Pour situer le marché dans la durée, lisez aussi notre analyse du prix des forêts bretonnes.
D’après l’observatoire du prix des forêts de ma-propriete.fr, établi à partir des ventes enregistrées dans la base DVF, le prix médian d’un hectare de forêt en Bretagne s’établit à 5 208 €/ha en 2025, sur 222 ventes, pour un prix moyen de 6 119 €/ha. La médiane régionale se situe au-dessus de la médiane nationale (4 936 €/ha) et évolue de +11,8 % sur un an. Sur la période 2020-2025, 1 298 ventes donnent une médiane de 4 822 €/ha, pour un prix moyen de 5 498 €/ha et une surface médiane de 2,5 ha. Au niveau national, la médiane atteint 4 936 €/ha en 2025.
| Département | Ventes 2025 | Prix médian 2025 | Prix moyen 2025 |
|---|---|---|---|
| Côtes-d’Armor (22) | 56 | 5 096 €/ha* | 6 120 €/ha* |
| Finistère (29) | 48 | 4 976 €/ha* | 5 455 €/ha* |
| Ille-et-Vilaine (35) | 33 | 6 664 €/ha* | 8 358 €/ha* |
| Morbihan (56) | 85 | 4 922 €/ha* | 5 625 €/ha* |
| Bretagne | 222 | 5 208 €/ha | 6 119 €/ha |
| France | 6 329 | 4 936 €/ha | 6 214 €/ha |
En 2025, une forêt sur dix s’est vendue moins de 2 623 €/ha en Bretagne et une sur dix plus de 10 672 €/ha. Le bas de la fourchette correspond le plus souvent à de petits taillis ou à des parcelles difficiles d’accès, le haut à des peuplements de valeur ou à des biens dont le prix intègre un droit de chasse, un étang ou un accès de qualité.
Côté annonces, 8 forêts et propriétés boisées sont proposées sur ma-propriete.fr en Bretagne au 2 octobre 2026. Leur prix demandé médian s’établit à 51 000 € pour une surface médiane d’environ 4,1 ha. Il s’agit de prix affichés pour des biens entiers, parfois avec habitation ou étang, et non de prix de vente constatés à l’hectare comme ceux de la base DVF. Pensez enfin aux frais d’acquisition, que vous pouvez estimer avec notre calculateur de frais de notaire.
* Entre 30 et 99 ventes : valeur indicative. Source : DVF (DGFiP), traitement ma-propriete.fr ; forêts de 1 ha et plus, nature cadastrale bois ; juillet 2020 à décembre 2025 ; les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ne figurent pas dans DVF. Annonces relevées sur ma-propriete.fr le 2 octobre 2026.
Dans le Finistère (29), la forêt se partage entre les reliefs de l’intérieur et quelques massifs publics de référence. Au pied des monts d’Arrée, dans le parc naturel régional d’Armorique, la forêt domaniale du Cranou, à Hanvec, est une chênaie-hêtraie, et celle de Huelgoat abrite un célèbre chaos de blocs granitiques. Plus au sud, la forêt domaniale de Carnoët longe la Laïta près de Quimperlé. Les crêtes des monts d’Arrée et des Montagnes Noires portent surtout des landes et des plantations résineuses, tandis que le Léon et la frange littorale, voués à l’agriculture et au tourisme, laissent peu de place aux bois. Les forêts à vendre dans le Finistère sont donc le plus souvent de petits bois de vallée ou des parcelles de résineux.
Le centre de la péninsule concentre l’essentiel des grands massifs. Dans les Côtes-d’Armor (22), la forêt de Lorge, au sud de Saint-Brieuc, et celle de Loudéac encadrent un plateau où douglas et épicéas de Sitka ont été plantés sur une partie des anciennes landes. Autour du lac de Guerlédan, la forêt de Quénécan chevauche la limite avec le Morbihan (56), le département breton le plus boisé. Au nord du pays d’Auray, la forêt domaniale de Camors associe chênes, hêtres, châtaigniers et pins, et la crête des landes de Lanvaux porte des boisements de pins et de feuillus. C’est surtout dans ce centre-Bretagne que l’on peut espérer trouver une propriété forestière de plusieurs dizaines d’hectares : parcourez les forêts du Morbihan mises en vente.
En Haute-Bretagne, l’Ille-et-Vilaine (35) possède la plus vaste forêt domaniale de la région, celle de Rennes, prolongée par les massifs de Liffré et de Haute-Sève puis, plus au nord, par les hêtraies de Fougères et de Villecartier. Côté ouest, Paimpont, que l’on associe à la Brocéliande des romans de la Table ronde, reste une forêt privée pour la plus grande part ; elle franchit la limite du Morbihan vers le Val sans Retour. À l’est, vers la Mayenne, la forêt de la Guerche et d’autres grands domaines privés changent rarement de mains. Entre ces massifs, les bois de bocage du pays de Vitré, des environs de Redon ou de la vallée de la Vilaine attirent des acheteurs rennais en quête de loisir ; la page des forêts à vendre en Ille-et-Vilaine en présente l’offre.
À l’échelle de la région, l’offre se répartit en trois catégories qui n’obéissent pas aux mêmes critères. Pour un taillis de chênes et de châtaigniers enclos de talus, cédé à part ou avec les bâtiments d’une ferme, l’emplacement, l’accès et la facilité d’y faire son bois de chauffage priment ; les acquéreurs sont surtout des voisins, agriculteurs ou chasseurs de chevreuil. Pour une plantation de résineux, souvent installée sur d’anciennes landes et parfois reconstituée après l’ouragan d’octobre 1987, tout se joue sur l’âge des arbres, la réalisation des éclaircies et la desserte : c’est une forêt de production dont la valeur dépend du prochain chantier de coupe. Les ensembles de plusieurs dizaines d’hectares, enfin, sont peu nombreux et justifient un inventaire complet par un expert forestier avant toute offre.
Le premier piège est foncier. Dans le bocage, les limites suivent des talus plantés dont la propriété n’est pas toujours établie : un bornage contradictoire évite bien des litiges. Le morcellement est tel qu’un bois de quelques hectares réunit souvent plusieurs parcelles cadastrales, et autant de voisins susceptibles d’exercer leur droit de préférence lorsque la surface vendue est inférieure à 4 ha. Près du rivage, les communes littorales doivent inscrire leurs boisements les plus significatifs en espaces boisés classés au titre de la loi Littoral : un bois côtier ainsi classé ne se défriche pas et ne se construit pas. Le risque d’incendie, longtemps jugé faible en Bretagne, s’est imposé à l’été 2022 avec les feux des monts d’Arrée et de la forêt de Paimpont : sur les landes boisées, vérifiez l’entretien des abords et l’accès des secours. Côté sanitaire, l’épicéa de Sitka supporte mal les étés secs, la chalarose atteint les frênes des fonds humides et la maladie de l’encre touche des châtaigniers. Une forêt de 20 ha ou plus doit disposer d’un plan simple de gestion, à faire agréer par le CRPF de Bretagne–Pays de la Loire ; pour reboiser, le dispositif régional Breizh Forêt Bois peut apporter une aide.
Particuliers, agences et études notariales publient sur ma-propriete.fr les bois bretons qu’ils ont à vendre. Triez-les par département, par prix ou par surface, programmez une alerte pour ne manquer aucune nouvelle parcelle, ou proposez votre propre forêt à la vente. Si un plan d’eau ou un territoire de chasse fait partie de votre projet, poursuivez avec les étangs à vendre en Bretagne et les propriétés de chasse bretonnes.