Exploitation agricole à vendre dans le Vaucluse (84) : propriétés agricoles

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Vignette - Agricole - Domaine d'exception en Lubéron - 200 Hectares - Exploitation Biologique et Hébergements de Prestige
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Vaucluse

Domaine d'exception en Lubéron - 200 Hectares - Exploitation Biologique et Hébergements de Prestige

9 900 000 €
200 ha
Un domaine aux multiples vocations, réunissant une exploitation agricole, une activité d'hébergement et salle de réception, ainsi qu'un mas principal réservé aux propriétaires. Au ...
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Le repreneur qui vise une exploitation agricole à vendre dans le Vaucluse entre sur l'un des marchés les plus intensifs de France : quelques hectares y suffisent à faire vivre une famille, à condition que l'eau soit là et que la production trouve preneur. Primeurs du Comtat, cerisaies du Ventoux, vergers de la vallée du Rhône, lavandins des plateaux : le département juxtapose des systèmes très différents sur des distances courtes. Les biens proviennent d'arboriculteurs et de maraîchers qui passent la main, d'offices notariaux de Carpentras, d'Avignon et d'Apt, d'agences de foncier rural et de conseillers en transmission. Ils complètent notre sélection des exploitations agricoles à vendre en France.

Vient ensuite tout ce qu'une annonce ne dira jamais : jusqu'où monte le prix de l'hectare selon que l'on reste en plaine ou que l'on monte sur le plateau, quelles filières cherchent activement des repreneurs, dans quels cantons l'offre circule vraiment et quels contrôles s'imposent avant de s'engager sur un compromis. Une installation hors cadre familial suppose un chemin balisé, du choix du statut jusqu'au bouclage du financement : il est détaillé dans notre livre blanc « Créer une exploitation agricole ».

Le prix des terres agricoles dans le Vaucluse (84) en 2025

Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) relèvent pour 2025 un prix médian de 14 435 €/ha dans le Vaucluse (84), un prix moyen de 14 943 €/ha et 19 ventes ; quatre transactions sur cinq se concluent entre 9 654 et 22 081 €/ha, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha. * Moins de 30 ventes enregistrées : valeur indicative.

Le barème SAFER de la valeur vénale retient pour la même année 14 740 €/ha pour les terres et prés libres à la vente, en évolution de −1,1 % sur un an et de +19,3 % sur dix ans, contre 6 460 €/ha au niveau national. La SAFER ne publie pas de valeur locale pour les terres louées, faute d'un nombre suffisant de ventes ; au niveau national, une terre vendue avec un bail rural en cours supporte une décote moyenne de 17 %.

Rapporté à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, dont la médiane s'établit à 13 518 €/ha, le département se situe 7 % au-dessus. Pour le détail commune par commune et pour comparer avec les territoires voisins, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez votre reprise avec nos calculatrices financières.

Ce que propose le marché : les exploitations agricoles à vendre dans le Vaucluse

Primeurs, vergers et plantes à parfum

Le Comtat venaissin reste le cœur du maraîchage français de primeurs : fraise, melon, asperge, salade et tomate sous abri se succèdent autour de Carpentras, Cavaillon, Monteux et Pernes, avec une organisation logistique qui expédie vers les marchés du nord de l'Europe. L'arboriculture prolonge cette intensité sur les coteaux et la rive gauche du Rhône : cerise de bouche et cerise d'industrie au pied du Ventoux, raisin de table sous appellation, pomme, poire et prune. La vigne occupe de vastes surfaces au nord et dans le Luberon, mais elle se négocie sur un marché propre, traité dans notre catégorie viticole.

Sur les hauteurs, la donne change. Le pays de Sault, le plateau d'Albion et les monts de Vaucluse vivent du lavandin, de la lavande fine et des plantes aromatiques, qui relèvent des cultures spécialisées, souvent associées au petit épeautre, à la trufficulture et à un troupeau ovin. Sur ces terroirs, l'alambic, les surfaces implantées et l'âge des plants font le prix d'une ferme agricole à vendre bien avant le bâti ; quelques systèmes de polyculture-élevage complètent l'offre en limite de Drôme et d'Alpes-de-Haute-Provence.

De la plaine irriguée aux plateaux

La plaine comtadine, de Carpentras à Cavaillon et jusqu'à la Durance, présente les terres les plus productives et les plus chères : parcellaire réduit, serres, haies brise-vent et irrigation généralisée. Le Haut-Vaucluse, autour d'Orange, de Bollène, de Valréas et de l'Enclave des Papes, mêle vergers, cultures de plein champ et vignes sur des unités plus vastes. Le pourtour du Ventoux, de Malaucène à Mormoiron et Bédoin, vit surtout de la cerise et du raisin.

Au sud, le pays d'Apt et le Luberon combinent vergers de coteau, oliviers et propriétés d'agrément dont la valeur doit beaucoup au cadre ; l'acheteur qui cherche un outil de production doit y trier soigneusement. Les plateaux de Sault et d'Albion, enfin, offrent les surfaces les plus étendues et les prix d'entrée les plus accessibles du département, avec des rendements suspendus au climat et des saisons de travail resserrées.

Droit d'eau, gel et autorisations

Dans ce département, le droit d'eau vaut parfois plus que la terre. Une grande partie de la plaine est desservie par des canaux d'irrigation anciens, dont celui de Carpentras, gérés par des structures d'arrosants : le droit est attaché à la parcelle, pas à l'exploitant, et il se perd si les redevances n'ont pas été acquittées. Faites préciser le périmètre de rattachement, le mode de distribution — gravitaire ou sous pression —, le tour d'eau, la cotisation annuelle et l'état des ouvrages de tête. Pour les forages, exigez l'arrêté d'autorisation et le compteur.

Le second poste de risque est climatique : gel de printemps sur les fruits à noyau, grêle, mistral pour les abris et les jeunes plantations, sécheresse sur les plateaux. Reste le cadre juridique, identique partout mais appliqué ici à des surfaces petites : la SAFER Provence-Alpes-Côte d'Azur est saisie de chaque projet de vente par le notaire, l'autorisation d'exploiter découle du schéma directeur régional, et un bail rural en cours protège le fermier, qui achètera avant vous si le propriétaire cède. Les terres agricoles libres forment un segment distinct.

Commencez par trancher entre la plaine irriguée et les plateaux : ce choix commande le budget, la production possible et la surface à viser. Le reste — serres, verger en production, bâtiment de stockage — se filtre ensuite. L'alerte par courriel prévient dès qu'un bien répond à ces critères, utile dans un département où les belles unités changent de mains rapidement. Arboriculteurs et maraîchers cédants, notaires et agences rurales publient ici, comme les propriétaires particuliers. Voir aussi les propriétés agricoles à vendre en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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