Exploitation agricole à vendre dans les Hauts-de-Seine (92) : propriétés agricoles

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Seine-et-Marne

Propriete à vendre 35 pièces MONTDAUPHIN (77)

1 200 000 €
2 ha
Montdauphin, à 10 minutes de Montmirail, 30 minutes de la Ferté-sous-Jouarre et de Château-Thierry, à l'écart de la commune, propriété composée de deux maisons, la première de 143 ...

Une exploitation agricole à vendre dans les Hauts-de-Seine relève de l'événement plutôt que du marché : le département le plus urbanisé de France métropolitaine ne conserve qu'une poignée d'entreprises agricoles professionnelles, tournées vers l'horticulture ornementale, la pépinière et quelques îlots maraîchers coincés entre les boucles de la Seine et les coteaux boisés. Cette page ne fabrique donc pas une offre inexistante : elle affiche ce qui se présente réellement, quand cela se présente, et indique où porter la recherche lorsque rien ne sort ici. Les rares mandats proviennent d'horticulteurs qui cessent leur activité, d'études notariales locales et d'intermédiaires du foncier périurbain. Le champ complet des possibles se lit sur notre inventaire des exploitations agricoles à vendre en France.

Cette page sert surtout à cadrer un projet francilien : comprendre pourquoi le sol cultivable a presque disparu ici, quelles formes d'installation restent praticables — convention d'occupation précaire sur un terrain communal, reprise d'une serre horticole, production urbaine portée par une collectivité — et vers quels départements voisins déplacer la prospection. Pour qui part d'une feuille blanche, notre livre blanc « Créer une exploitation agricole » détaille le montage juridique, fiscal et financier à prévoir.

Le prix des terres agricoles dans les Hauts-de-Seine (92) en 2025

Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole. Ce département ne compte pas de commune rurale au sens de l'INSEE, les valeurs ci-dessous sont donc celles de la région Île-de-France. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) relèvent pour 2025 un prix médian de 7 465 €/ha dans les Hauts-de-Seine (92), un prix moyen de 7 932 €/ha et 214 ventes ; quatre transactions sur cinq se concluent entre 5 253 et 10 940 €/ha, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.

Rapporté à la région Île-de-France, dont la médiane s'établit à 7 465 €/ha, le département se situe 0 % au-dessus. Pour le détail commune par commune et pour comparer avec les territoires voisins, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez votre reprise avec nos calculatrices financières.

Les exploitations agricoles à vendre dans les Hauts-de-Seine : un marché en pointillé

Horticulture, pépinière et maraîchage de proximité

Ce qui subsiste d'agriculture altoséquanaise tient dans des cultures spécialisées héritées de l'ancienne ceinture horticole parisienne : serres de plantes à massif, pépinières ornementales du sud du département, productions florales sous abri. S'y ajoutent quelques exploitations maraîchères installées sur les alluvions des boucles de Seine, vers Rueil-Malmaison et Nanterre, écoulant leur production en vente directe ou vers la restauration collective. L'élevage professionnel, lui, a disparu : les fermes pédagogiques et les sites de production urbaine qui l'évoquent relèvent d'un modèle associatif ou d'une délégation publique, pas d'une transmission d'entreprise agricole classique.

Un repreneur doit en tirer une conséquence pratique : la valeur ne se loge presque jamais dans la terre. Elle est dans l'outil — serres, chaufferie, réseau d'arrosage, aire de vente —, dans le fichier clients et dans la solidité du titre qui donne accès au sol. Acquérir un fonds horticole sans examiner la durée résiduelle du bail ou de la convention d'occupation revient à payer du matériel amortissable et une clientèle, rien de plus. La question du sol, elle, se traite comme un dossier distinct.

Où cherche-t-on encore, et où faut-il regarder ailleurs

Trois secteurs concentrent le peu qui reste. Les boucles de Seine, de Rueil à Colombes, gardent des sols alluviaux profonds et des parcelles cultivées enclavées dans le tissu urbain. Le sud, entre Sceaux, Antony, Châtenay-Malabry et Fontenay-aux-Roses, prolonge une tradition horticole et fruitière ancienne dont subsistent des établissements de production. L'ouest boisé, de Meudon à Garches, n'offre plus que des lisières soumises à la pression foncière la plus forte du pays. Partout, les surfaces se comptent en fractions d'hectare et les parcelles changent plus souvent d'usage que de propriétaire agricole.

Un projet qui suppose de la surface doit donc franchir les limites du département. Le Vexin et la plaine de France dans le Val-d'Oise (95), le Mantois et le pays houdanais dans les Yvelines (78), le sud de l'Essonne (91) et la Brie en Seine-et-Marne (77) portent l'essentiel des terres agricoles libres et des propriétés agricoles à vendre mises sur le marché francilien.

Statut du sol, dépollution et portage public

Dans un département quasiment sans mutation de corps d'exploitation, les points de vigilance se déplacent. Le premier tient au régime d'occupation : beaucoup de surfaces cultivées appartiennent à une commune, à un établissement public foncier ou à un bailleur institutionnel, et sont mises à disposition par convention précaire, révocable et sans droit au renouvellement. Le deuxième tient à l'état des sols : sur d'anciennes emprises industrielles ou des remblais de chantier, une analyse conditionne l'autorisation de produire des denrées alimentaires. Le troisième tient au plan local d'urbanisme, qui classe rarement ces emprises en zone agricole durable.

Les règles nationales s'appliquent malgré tout. L'organisme régional d'aménagement foncier reçoit chaque projet de vente et peut préempter ; le contrôle des structures et le schéma directeur régional encadrent l'autorisation d'exploiter ; une parcelle louée ouvre à son fermier un droit d'acquisition prioritaire. Pour une installation sans capital foncier, les montages de portage — propriété communale, groupement foncier agricole citoyen, bail rural à clauses environnementales — constituent ici la voie la plus réaliste.

Les rares annonces agricoles du département paraissent sans prévenir et se traitent vite : l'alerte e-mail vaut mieux qu'une consultation régulière. Réglez-la large, sur la production plutôt que sur la surface, et acceptez d'étendre le périmètre aux départements limitrophes. Horticulteurs cédants, notaires et professionnels du foncier périurbain déposent leur mandat en ligne en quelques minutes. Pour aborder un marché réellement pourvu, ouvrez la liste des exploitations agricoles à vendre en Île-de-France.

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