Exploitation agricole à vendre dans le Val-de-Marne (94) : exploitations à reprendre

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Seine-et-Marne

Propriete à vendre 35 pièces MONTDAUPHIN (77)

1 200 000 €
2 ha
Montdauphin, à 10 minutes de Montmirail, 30 minutes de la Ferté-sous-Jouarre et de Château-Thierry, à l'écart de la commune, propriété composée de deux maisons, la première de 143 ...

Chercher une exploitation agricole à vendre dans le Val-de-Marne conduit en pratique vers un seul angle du département : le plateau briard, entre Yerres et Marne, où quelques dizaines d'entreprises cultivent encore, produisent des fleurs et des plants ou fournissent en légumes les circuits courts de l'agglomération. Partout ailleurs, l'urbanisation a fait son œuvre et la vente d'un corps d'exploitation est devenue exceptionnelle. Plutôt que de maquiller cet état de fait, cette page affiche les biens effectivement proposés — par un horticulteur qui cesse son activité, une étude notariale du sud-est francilien ou un conseil en transmission — et renvoie vers les territoires mieux pourvus, en commençant par le panel entier de nos exploitations agricoles à vendre en France.

Une question domine ici toutes les autres : comment accéder à du foncier cultivable dans un département où il est protégé mais où il ne se vend presque jamais. Périmètres régionaux d'intervention foncière, portage par les collectivités et mise à disposition de parcelles publiques y remplacent couramment l'achat, et modifient la manière de préparer un dossier. Les étapes d'une installation sont détaillées dans notre livre blanc « Créer une exploitation agricole », depuis le choix du statut jusqu'au bouclage du financement.

Le prix des terres agricoles dans le Val-de-Marne (94) en 2025

Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole. Ce département ne compte pas de commune rurale au sens de l'INSEE, les valeurs ci-dessous sont donc celles de la région Île-de-France. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) relèvent pour 2025 un prix médian de 7 465 €/ha dans le Val-de-Marne (94), un prix moyen de 7 932 €/ha et 214 ventes ; quatre transactions sur cinq se concluent entre 5 253 et 10 940 €/ha, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.

Rapporté à la région Île-de-France, dont la médiane s'établit à 7 465 €/ha, le département se situe 0 % au-dessus. Pour le détail commune par commune et pour comparer avec les territoires voisins, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez votre reprise avec nos calculatrices financières.

Les exploitations agricoles à vendre dans le Val-de-Marne : productions et formes de reprise

Fleurs, plants et légumes pour l'agglomération

La spécialité historique du département reste l'horticulture ornementale : Mandres-les-Roses et Périgny-sur-Yerres ont bâti leur réputation sur la rose et le plant de pépinière, et ces cultures spécialisées occupent toujours des serres et des planches de plein champ. À côté, les exploitations maraîchères du plateau et de la vallée de l'Yerres alimentent paniers, marchés et restauration collective, avec un débouché de gros à portée immédiate. Quelques exploitations de grandes cultures tiennent les soles les plus vastes, vers Santeny, Marolles-en-Brie et Chennevières-sur-Marne, souvent pilotées depuis un siège implanté en Seine-et-Marne.

Pour l'acheteur, surface et bâti se dissocient. On peut reprendre une activité horticole complète sur une poignée d'hectares, ou à l'inverse cultiver de vastes îlots sans posséder le moindre bâtiment dans le département. Dans le premier cas, l'évaluation porte sur l'outil, la clientèle et la marque ; dans le second, sur la qualité des limons et la stabilité du fermage. Ces deux dossiers n'ont rien de commun et ne se financent pas de la même façon.

Le plateau briard, dernier bassin cultivé

Le sud-est concentre l'essentiel. Santeny, Villecresnes, Marolles-en-Brie, Mandres-les-Roses et Périgny forment un ensemble agricole continu, adossé au plateau briard et enserré dans des périmètres de protection qui écartent en pratique tout autre usage. La plaine des Bordes, à Chennevières-sur-Marne, et les coteaux dominant la Marne complètent le tableau avec un parcellaire plus morcelé. Le reste du département — plaine d'Orly et de Rungis, val urbanisé, franges déjà bâties du plateau — n'offre plus de surface agricole mobilisable pour un projet professionnel.

Cette protection joue dans les deux sens. Elle garantit qu'une terre acquise ici restera cultivable, ce qui sécurise un projet de longue haleine ; elle réduit en revanche le nombre de vendeurs, puisque la valeur spéculative a disparu et que les propriétaires n'ont plus de raison d'arbitrer. Les terres agricoles libres n'y sortent qu'au compte-gouttes, le plus souvent à l'occasion d'un règlement de succession, et une propriété agricole à vendre trouve preneur avant même d'avoir été largement diffusée.

Propriétaires publics, préemption et voisinage

Le réflexe premier consiste à identifier le propriétaire réel. Agence régionale des espaces verts, communes, département et établissements publics fonciers détiennent une part notable des surfaces cultivées et les confient par bail rural, bail à clauses environnementales ou convention pluriannuelle d'exploitation. La reprise prend alors la forme d'une candidature auprès du propriétaire, non d'une transaction. Quand une vente a bien lieu, la société d'aménagement foncier d'Île-de-France en est informée et peut préempter, le preneur déjà installé passe avant les autres candidats, et l'autorisation d'exploiter se demande au titre du contrôle des structures, selon les seuils arrêtés pour l'Île-de-France.

Vient ensuite une contrainte propre au périurbain dense : le voisinage. Distances d'épandage, horaires de chantier, circulation des engins sur des voies saturées, dépôts sauvages et piétinement des cultures pèsent sur l'organisation quotidienne. Un repreneur avisé mesure le temps d'accès aux parcelles depuis le siège et vérifie la continuité des îlots avant de se prononcer sur un prix ou d'engager un plan de culture.

Mieux vaut suivre ce marché en continu que le consulter par à-coups : l'alerte e-mail signale la mise en ligne d'un bien horticole, maraîcher ou céréalier dès sa parution, bâtiment ou non. Les critères vraiment utiles sont le type de production et la nature du titre d'occupation, plus que la surface annoncée. Un cédant ou un professionnel met son offre en ligne en quelques minutes. Pour chercher au-delà du plateau briard, ouvrez les exploitations agricoles à vendre en Île-de-France.

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