Trouver un domaine de chasse à vendre en Île-de-France relève de la recherche ciblée. La région reste boisée, mais ses plus grands massifs, Fontainebleau, Rambouillet, Saint-Germain-en-Laye ou Sénart, sont pour l’essentiel domaniaux et gérés par l’Office national des forêts. Le marché privé se concentre donc dans la grande couronne : bois de la Brie et du Gâtinais en Seine-et-Marne, lisières du massif de Rambouillet et plaines du Mantois dans les Yvelines, Hurepoix et Beauce dans l’Essonne, Vexin français et massifs du nord dans le Val-d’Oise. L’offre se compose surtout de bois de chasse de quelques hectares à quelques dizaines d’hectares, plus rarement d’une propriété avec rendez-vous de chasse. Cette page réunit ces annonces, publiées par des particuliers, des agences et des notaires ; pour élargir votre choix, voyez aussi les offres de chasse dans le reste de la France.
Plus bas, le bloc chiffré rassemble les prix des forêts et des étangs de la région et les prélèvements de grand gibier par département, qui situent l’essentiel des cerfs dans les Yvelines et en Seine-et-Marne. Nous décrivons ensuite chaque territoire, petite couronne comprise, puis les règles qui pèsent sur un achat francilien : préemption publique, forêts de protection, cohabitation avec les promeneurs et clôtures.
Le prix d’une propriété de chasse additionne la valeur des bois, des étangs, du bâti et des aménagements. Pour le foncier boisé, l’observatoire du prix des forêts de ma-propriete.fr, établi à partir de la base DVF, donne un prix médian de 6 216 €/ha pour les forêts vendues en Île-de-France en 2025 (106 ventes), contre 4 936 €/ha au niveau national, et de 6 615 €/ha sur la période 2020-2025 (640 ventes). À l’échelle nationale, le prix à l’hectare remonte avec la surface : les grands ensembles recherchés par les chasseurs se vendent plus cher à l’hectare que les bois moyens.
| Surface de la forêt vendue (France, 2020-2025) | Prix médian | Nombre de ventes |
|---|---|---|
| 10 à 20 ha | 4 010 €/ha | 3 161 |
| 20 à 50 ha | 5 330 €/ha | 1 850 |
| 50 à 100 ha | 6 810 €/ha | 581 |
| Plus de 100 ha | 7 361 €/ha | 320 |
Les étangs, qui font la valeur de nombreux territoires, se négocient à un tout autre niveau : 21 875 €/ha en médiane pour les 15 étangs vendus sans bâti en Île-de-France entre 2020 et 2025†.
Côté annonces, 18 propriétés de chasse sont proposées sur ma-propriete.fr en France au 2 octobre 2026, aucune en Île-de-France à cette date. Leur prix demandé médian s’établit à 888 000 € pour une surface médiane d’environ 68 ha. Ces montants sont des prix de mise en vente de propriétés complètes : ils renseignent sur l’offre disponible plus que sur le prix moyen de l’hectare boisé.
† Entre 10 et 29 ventes : échantillon trop faible pour être représentatif du marché local. Source : DVF (DGFiP), traitement ma-propriete.fr ; forêts de 1 ha et plus, nature cadastrale bois ; étangs sans bâti d’au moins 2 000 m² ; juillet 2020 à décembre 2025 ; les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ne figurent pas dans DVF. Annonces relevées sur ma-propriete.fr le 2 octobre 2026.
Selon les tableaux de chasse de l’Office français de la biodiversité, 1 893 cerfs élaphes, 10 727 chevreuils et 27 104 sangliers ont été prélevés en Île-de-France lors de la saison 2024-2025. Par rapport à la saison 2021-2022, les prélèvements évoluent de −1 % pour le cerf, −15 % pour le chevreuil, +2 % pour le sanglier.
| Département | Cerfs élaphes | Chevreuils | Sangliers |
|---|---|---|---|
| Yvelines (78) | 1 022 | 2 994 | 5 684 |
| Seine-et-Marne (77) | 608 | 4 221 | 14 372 |
| Essonne (91) | 165 | 2 146 | 3 417 |
| Val-d’Oise (95) | 98 | 1 201 | 3 439 |
| Hauts-de-Seine (92) | — | 27 | 25 |
| Seine-Saint-Denis (93) | — | 14 | 53 |
| Val-de-Marne (94) | — | 124 | 114 |
| Île-de-France | 1 893 | 10 727 | 27 104 |
Saison 2024-2025. Source : OFB, réseau Ongulés sauvages, tableaux de chasse départementaux du grand gibier (prélèvements totaux, data.gouv.fr).
Au sud-ouest du département, le massif de Rambouillet fait des Yvelines le département francilien où l’on prélève le plus de cerfs. Largement domanial, il est entouré de bois privés, vers Saint-Léger-en-Yvelines, Montfort-l’Amaury ou la haute vallée de Chevreuse, qui partagent sa population de cerfs, de chevreuils et de sangliers ; une partie se trouve dans le parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse. Un bois de chasse contigu au massif s’y négocie d’abord pour cette continuité, et la qualité de ses accès compte autant que sa surface. Plus au nord, la plaine de Versailles, le Mantois et le pays houdanais offrent des territoires de plaine et des bosquets dispersés pour la perdrix, le faisan et le lièvre. Les biens du département sont réunis sur notre page des domaines de chasse dans les Yvelines.
La Seine-et-Marne présente la palette la plus variée. Autour de Crécy-la-Chapelle et de Tournan-en-Brie, les forêts de la Brie occidentale comptent une forte proportion de bois privés, chassés surtout en battue ; au sud, le massif de Fontainebleau est majoritairement domanial, mais ses lisières et le Gâtinais voisin fournissent cerfs, chevreuils et sangliers aux propriétés riveraines. À l’est, la Bassée ajoute ses marais et ses anciennes gravières pour le gibier d’eau. Consultez les propriétés de chasse de Seine-et-Marne. Dans l’Essonne, l’offre est plus mince : bois de vallée du Hurepoix, parcelles du Gâtinais français autour de Milly-la-Forêt, plaine de Beauce vers Étampes, la forêt domaniale de Dourdan, dans le prolongement du massif de Rambouillet, restant le principal secteur à cerfs.
Le Val-d’Oise associe deux paysages. À l’ouest, le parc naturel régional du Vexin français, partagé avec les Yvelines, est un plateau de grandes cultures ponctué de bois et de buttes boisées : un pays de perdrix grise, de lièvre et de faisan, où un territoire de chasse se juge à ses remises et à ses haies. Au nord-est, les forêts domaniales de L’Isle-Adam, de Carnelle et de Montmorency, et le parc naturel régional Oise-Pays de France, qui se poursuit dans l’Oise, abritent sangliers et chevreuils ; les bois privés y restent de petite taille. Les annonces sont rassemblées avec nos territoires de chasse dans le Val-d’Oise.
Dans la petite couronne, aucun territoire de chasse privé ne se vend. Les espaces boisés y sont publics : forêts domaniales de Meudon et de Fausses-Reposes dans les Hauts-de-Seine, forêt régionale de Bondy et parc forestier de la Poudrerie en Seine-Saint-Denis, massif de l’Arc boisé, dont la forêt domaniale de Notre-Dame, dans le Val-de-Marne. Ce sont des lieux de promenade ouverts au public, non des biens à acheter. Si vous habitez ces départements, votre territoire se trouvera dans la grande couronne ou plus loin, en Sologne ou en Normandie.
La première particularité régionale tient à la concurrence des acquéreurs publics. Dans les zones de préemption des espaces naturels sensibles, le Département, ou à sa place l’Agence des espaces verts de la Région, peut se porter acquéreur aux conditions de la vente ; la SAFER peut également intervenir si celle-ci comprend des terres agricoles. Interrogez le notaire avant la promesse. Autre statut à repérer : Fontainebleau, Rambouillet, Saint-Germain-en-Laye, Sénart et l’Arc boisé sont classés en forêt de protection, et ce classement s’applique aussi aux bois privés situés dans leur périmètre, où tout défrichement est exclu. Pour un bois de moins de 4 ha, tenez compte du droit de préférence des propriétaires boisés voisins.
Aucun département francilien n’impose d’ACCA : le droit de chasse suit la propriété, et un bail en cours peut repousser votre première saison. La fréquentation pèse aussi : repérez les chemins ouverts au public et la distance aux habitations, qui conditionnent l’organisation des battues au regard des règles de sécurité départementales. La loi du 2 février 2023 a créé une contravention pour l’entrée sans autorisation dans une propriété rurale ou forestière dont le caractère privé est matérialisé ; elle impose aussi, en espace naturel, des clôtures relevées de 30 cm au-dessus du sol et limitées à 1,20 m, à rendre conformes avant le 1er janvier 2027 si elles ont été posées depuis 1993. Demandez enfin les attributions du plan de chasse et l’historique des dégâts de sangliers dans les cultures voisines.
Les bois et territoires de chasse d’Île-de-France figurant sur ma-propriete.fr sont proposés par des particuliers, des agences et des notaires. Pour suivre un marché aussi étroit, enregistrez une alerte filtrée par département et par surface ; vous pouvez aussi y mettre en vente votre propre bois. Pour un projet d’abord forestier, consultez nos bois et forêts à vendre en Île-de-France ; pour de plus grands espaces au sud de Paris, notre dossier la Sologne, terre de grands territoires présente une alternative fréquente des chasseurs franciliens.