Trouver un domaine de chasse à vendre dans les Hautes-Alpes suppose d’accepter les règles de la haute montagne. Une large part des forêts et des alpages appartient à l’État ou aux communes, et les propriétés de chasse privées y sont rares : il s’agit le plus souvent de bois et de prés rattachés à une ferme du Champsaur ou du Valgaudemar, de versants boisés dans l’Embrunais ou le Briançonnais, ou de propriétés plus étendues dans les Préalpes du Buëch et des Baronnies. La faune, elle, est riche : chamois, cerfs, chevreuils et sangliers, mouflons sur certains massifs, galliformes de montagne comme le tétras-lyre et la perdrix bartavelle. Les biens publiés par des particuliers, des agences et des notaires figurent parmi nos terrains et domaines de chasse à vendre.
Plus bas, le bloc de données indique les prix des forêts constatés dans le département et les tableaux de chasse officiels, qui montrent la place du cerf et des ongulés de montagne. Le reste de la page décrit les deux grands types de territoires haut-alpins et les règles propres au département, à commencer par celles des associations communales de chasse.
Un domaine de chasse se valorise rarement d’un seul chiffre : son prix additionne la valeur des bois, celle des étangs, du bâti et des aménagements cynégétiques. Les statistiques ci-dessous donnent les repères du foncier boisé et des étangs, à partir des ventes réellement enregistrées.
D’après l’observatoire du prix des forêts de ma-propriete.fr, établi à partir des ventes enregistrées dans la base DVF, le prix médian d’un hectare de forêt dans les Hautes-Alpes ressort à 2 907 €/ha en 2025†, pour un prix moyen de 7 004 €/ha, sur 16 ventes. Sur 16 transactions, quelques ventes atypiques suffisent à déplacer la médiane et la moyenne : ces valeurs ne sont pas réellement représentatives du marché local et doivent être lues à la lumière des prix régionaux. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le prix médian atteint 4 854 €/ha en 2025 sur 346 ventes, pour une moyenne de 7 876 €/ha ; la médiane nationale s’établit à 4 936 €/ha. Sur la période 2020-2025, le département totalise 64 ventes pour une médiane de 3 697 €/ha*.
| Indicateur | Hautes-Alpes (05) | Provence-Alpes-Côte d’Azur | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian 2025 | 2 907 €/ha† | 4 854 €/ha | 4 936 €/ha |
| Prix moyen 2025 | 7 004 €/ha† | 7 876 €/ha | 6 214 €/ha |
| Nombre de ventes 2025 | 16 | 346 | 6 329 |
| Prix médian 2020-2025 | 3 697 €/ha* | 5 207 €/ha | 4 778 €/ha |
| Nombre de ventes 2020-2025 | 64 | 2 101 | 35 100 |
À l’échelle nationale, le prix à l’hectare remonte avec la surface : les grandes propriétés, qui intéressent les chasseurs, se vendent plus cher à l’hectare que les parcelles moyennes.
| Surface de la forêt vendue (France, 2020-2025) | Prix médian | Nombre de ventes |
|---|---|---|
| 10 à 20 ha | 4 010 €/ha | 3 161 |
| 20 à 50 ha | 5 330 €/ha | 1 850 |
| 50 à 100 ha | 6 810 €/ha | 581 |
| Plus de 100 ha | 7 361 €/ha | 320 |
Les étangs se négocient à un tout autre niveau : faute de ventes suffisantes dans les Hautes-Alpes, la référence est la médiane régionale, 22 942 €/ha pour les étangs vendus sans bâti entre 2020 et 2025.
Côté annonces, 18 propriétés de chasse sont proposées sur ma-propriete.fr en France au 2 octobre 2026, aucune en Provence-Alpes-Côte d’Azur à cette date. Leur prix demandé médian s’établit à 888 000 € pour une surface médiane d’environ 68 ha. Ces prix demandés portent sur des biens complets, souvent avec bâti, étang ou droit de chasse : ils ne se comparent pas directement aux médianes DVF à l’hectare.
* Entre 30 et 99 ventes : valeur indicative. † Entre 10 et 29 ventes : échantillon trop faible pour être représentatif du marché local. Source : DVF (DGFiP), traitement ma-propriete.fr ; forêts de 1 ha et plus, nature cadastrale bois ; étangs sans bâti d’au moins 2 000 m² ; juillet 2020 à décembre 2025 ; les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ne figurent pas dans DVF. Annonces relevées sur ma-propriete.fr le 2 octobre 2026.
Les tableaux de chasse publiés par l’Office français de la biodiversité mesurent la pression de chasse et, indirectement, la présence du grand gibier. Dans les Hautes-Alpes, 858 cerfs élaphes ont été prélevés lors de la saison 2024-2025, soit environ 0,9 % du tableau national, aux côtés de 2 726 chevreuils et 3 591 sangliers.
| Espèce | Saison 2021-2022 | Saison 2024-2025 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Cerf élaphe | 659 | 858 | +30 % |
| Chevreuil | 2 441 | 2 726 | +12 % |
| Sanglier | 4 166 | 3 591 | −14 % |
| Chamois | 1 892 | 2 000 | +6 % |
| Mouflon | 85 | 96 | +13 % |
Source : OFB, réseau Ongulés sauvages, tableaux de chasse départementaux du grand gibier (prélèvements totaux, données publiées sur data.gouv.fr).
Du Champsaur au Queyras, en passant par le Dévoluy et l’Embrunais, la chasse se pratique à l’approche ou en battue sur des versants de mélèzes, de pins sylvestres et de pins cembro, prolongés par les alpages. Le chamois est l’animal emblématique de ces territoires, le cerf est bien présent dans les vallées boisées, et les prélèvements de tétras-lyre sont fixés chaque année au vu des comptages de reproduction. Le cœur du parc national des Écrins est fermé à la chasse : un terrain situé dans ce périmètre ne se chasse pas, alors que le parc naturel régional du Queyras autorise la pratique. En altitude, la saison se joue avec la neige, des pistes souvent fermées l’hiver et la présence des troupeaux en estive ; un terrain de chasse se juge donc autant à ses accès qu’à sa faune.
Au sud-ouest, le climat devient provençal. Autour de Serres, Rosans, Laragne-Montéglin et Orpierre, dans le périmètre du parc naturel régional des Baronnies provençales, les chênes pubescents, les pins noirs des anciens reboisements et les pins sylvestres couvrent des croupes calcaires où se chassent surtout le sanglier et le chevreuil. Le relief y est plus facile à parcourir, et les biens associent souvent bois, landes et terres de culture autour d’une ancienne ferme. Ces paysages se prolongent dans les Alpes-de-Haute-Provence et dans la Drôme ; les propriétés de chasse dans les Alpes-de-Haute-Provence offrent un point de comparaison utile.
Les Hautes-Alpes font partie des départements où les ACCA, issues de la loi Verdeille de 1964, sont obligatoires. Un terrain est intégré d’office au territoire de l’association communale tant qu’il n’atteint pas le seuil fixé pour le département, soit 60 ha d’un seul tenant, et davantage au-dessus de la limite de la forêt. En dessous, vous achetez le sol mais pas une chasse privée : l’ACCA continue d’y chasser, et vous pouvez en devenir membre sous conditions de surface. Au-delà, le droit d’opposition permet de reprendre la chasse, selon un calendrier et un préavis à respecter, en assumant la régulation du gibier sur le fonds. Le plan de chasse encadre le chamois, le mouflon, le cerf et le chevreuil, avec des attributions fixées par la fédération départementale des chasseurs dans le cadre arrêté par le préfet.
Le bâti mérite aussi un examen attentif : la restauration d’un ancien chalet d’alpage relève d’une autorisation préfectorale au titre des règles d’urbanisme en montagne, sujet que notre article peut-on bâtir dans une forêt aborde plus largement. Enfin, si des clôtures ont été posées en espace naturel depuis 1993, la loi du 2 février 2023 impose de les ramener à 1,20 m au plus, avec 30 cm libres au ras du sol, avant le 1er janvier 2027 ; voyez notre dossier engrillagement.
Les rares propriétés de chasse haut-alpines mises en vente sur ma-propriete.fr sont publiées par des particuliers, des agences ou des notaires ; filtrez-les par surface et par prix, et programmez une alerte pour ne manquer aucune nouvelle offre. Vous vendez ? Déposez votre annonce. Pour un achat surtout forestier, regardez nos bois et forêts dans les Hautes-Alpes ; pour élargir au Vaucluse ou au Var, parcourez les domaines de chasse en Provence-Alpes-Côte d’Azur.