Une exploitation agricole à vendre en Occitanie peut recouvrir des réalités sans commune mesure : une ferme céréalière du Lauragais, un troupeau de brebis laitières sur les causses, un verger de la moyenne vallée du Tarn, un domaine viticole des Corbières ou une ferme de montagne en Aubrac. Première région agricole de France par le nombre d'exploitations comme par la surface travaillée, l'Occitanie voit chaque année une part importante de ses chefs d'exploitation atteindre l'âge de la retraite, ce qui entretient un flux de reprises continu. Ceux qui vendent sur cette page sont des agriculteurs en fin de parcours, des offices notariaux, des agences de propriétés rurales et des conseillers en transmission ; chaque annonce décrit la surface travaillée, les sols, la détention des terres et l'outil transmis. Elle rejoint notre panorama national des exploitations agricoles à vendre en France.
Viennent ensuite les repères qui servent à choisir : le prix de la terre selon les départements, les productions dominantes de chaque terroir, les zones où l'offre se renouvelle et les contrôles à conduire avant toute offre. Notre livre blanc « Créer une exploitation agricole » détaille par ailleurs le parcours d'une première installation.
Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) relèvent pour 2025 un prix médian de 7 015 €/ha en Occitanie, un prix moyen de 7 653 €/ha et 995 ventes ; quatre transactions sur cinq se concluent entre 3 913 et 11 825 €/ha, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.
Le barème SAFER de la valeur vénale retient pour la même année 7 260 €/ha pour les terres et prés libres à la vente, en évolution de −0,3 % sur un an et de +6,1 % sur dix ans, contre 6 460 €/ha au niveau national. La SAFER ne publie pas de valeur locale pour les terres louées, faute d'un nombre suffisant de ventes ; au niveau national, une terre vendue avec un bail rural en cours supporte une décote moyenne de 17 %.
Ces valeurs situent le foncier régional ; elles ne donnent pas le prix d'une exploitation, qui dépend d'abord de son bâti, de son cheptel et de ses débouchés. Pour descendre au département, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez votre reprise avec nos calculatrices financières.
| Département | Ventes DVF 2025 | Prix médian | Barème SAFER terres libres |
|---|---|---|---|
| Ariège (09) | 26 | 7 533 € * | 5 900 € |
| Aude (11) | 59 | 5 765 € | 6 610 € |
| Aveyron (12) | 107 | 7 200 € | 7 570 € |
| Gard (30) | 39 | 14 000 € | 14 360 € |
| Haute-Garonne (31) | 154 | 7 676 € | 7 800 € |
| Gers (32) | 248 | 6 897 € | 7 100 € |
| Hérault (34) | 29 | 10 000 € * | 13 290 € |
| Lot (46) | 43 | 5 500 € | 5 590 € |
| Lozère (48) | 18 | 3 079 € * | 4 330 € |
| Hautes-Pyrénées (65) | 61 | 8 219 € | 7 850 € |
| Pyrénées-Orientales (66) | 12 | 13 501 € * | 9 460 € |
| Tarn (81) | 86 | 6 000 € | 6 530 € |
| Tarn-et-Garonne (82) | 113 | 7 301 € | 7 540 € |
Deux grands ensembles structurent la région. À l'ouest, l'ancienne Midi-Pyrénées est un pays de grandes cultures et de polyculture-élevage, avec le blé dur et le tournesol du Lauragais et de la Lomagne, les palmipèdes gersois, les élevages ovins des causses et de l'Aubrac et les troupeaux allaitants des piémonts. À l'est, l'ancienne Languedoc-Roussillon est dominée par la vigne, par l'arboriculture des vallées et par le maraîchage de la plaine irriguée du Roussillon et du littoral.
Cette diversité change tout pour un repreneur. Une ferme agricole à vendre se paie ici selon son système bien plus que selon sa surface : un atelier laitier sous signe de qualité, un verger en production et une sole céréalière de même valeur ne demandent ni le même capital d'exploitation, ni la même main-d'œuvre, ni la même technicité. Les cultures spécialisées et les plantes à parfum complètent le tableau sur de petites surfaces à forte valeur ajoutée.
Dans la partie occidentale, la Haute-Garonne (31) et le Gers (32) portent les structures céréalières les plus étendues, prolongées par le Tarn-et-Garonne (82), qui ajoute un secteur fruitier de premier plan dans la vallée de la Garonne. Le Tarn (81) associe grandes cultures, élevage et vignoble gaillacois. L'Aveyron (12) et la Lozère (48) sont deux départements d'élevage : brebis laitières et caves d'affinage au sud de l'Aveyron, bovins et ovins viande sur l'Aubrac, la Margeride et les Grands Causses, avec des prix d'entrée parmi les plus abordables de la région.
Le Lot (46) mêle élevage, noyeraies et vignoble de Cahors sur des causses où le parcellaire reste morcelé. L'Ariège (09) et les Hautes-Pyrénées (65) relèvent des systèmes de montagne et de piémont, avec estives et transhumance. Sur le versant méditerranéen, l'Aude (11), l'Hérault (34), le Gard (30) et les Pyrénées-Orientales (66) vivent au rythme de la vigne, de l'arboriculture et du maraîchage irrigué, avec une pression foncière forte près du littoral et des agglomérations.
L'offre la plus abondante vient des départements ruraux de l'intérieur — Gers, Aveyron, Lot, Tarn, Ariège — où les départs en retraite sont nombreux et le foncier plus accessible. Les secteurs littoraux et périurbains concentrent les valeurs hautes et les parcelles morcelées ; les zones de montagne offrent des surfaces étendues mais des contraintes d'exploitation et un bâti souvent à reprendre.
Du Lauragais au Roussillon, la sécurisation de la ressource conditionne la valeur d'une exploitation. Un bien raccordé à un réseau collectif, disposant d'une retenue déclarée ou d'un forage autorisé, ne se compare pas à une parcelle exposée aux étiages. Examinez le titre d'eau, le volume attribué, l'adhésion éventuelle à une association d'irrigants et l'historique des arrêtés de restriction, dont la fréquence est devenue un critère de décision à part entière.
S'y ajoutent les contraintes propres aux terroirs : classement en zone vulnérable sur les bassins de plaine, aires d'appellation qui encadrent l'usage du sol, dispositifs de gestion pastorale en montagne, exposition croissante à la sécheresse et à la grêle sur les productions pérennes. Chacune se vérifie parcelle par parcelle avant l'offre.
Chaque projet de vente agricole remonte, par le notaire, à la SAFER Occitanie. L'organisme peut acquérir à la place de l'acheteur pressenti puis réattribuer le bien après publicité et appel de candidatures, en faisant primer les installations sur les agrandissements. Se manifester en amont, dossier technique à l'appui, vaut mieux que d'attendre la décision.
Cultiver les surfaces acquises suppose ensuite de respecter le schéma directeur régional, qui fixe les seuils déclenchant une autorisation d'exploiter et classe les priorités. Les parcelles déjà données à bail, enfin, restent à leur preneur, prioritaire pour les acheter : une propriété agricole à vendre composée pour l'essentiel de terres louées se reprend plus lentement, et se finance autrement, qu'un ensemble disponible immédiatement.
Sur un territoire aussi vaste, les mandats affluent surtout de l'intérieur rural, où les cessations se succèdent, tandis que le littoral produit peu d'offres mais très disputées. Agriculteurs cédants, agences rurales et notaires des treize départements publient ici au fil de leurs ventes. Resserrez par département, production, surface ou budget, et confiez la veille à une alerte par courriel. La recherche s'étend aux autres régions depuis les exploitations agricoles à vendre en France.