Peu de départements offrent autant de contrastes sur une distance aussi courte à qui prospecte une exploitation agricole à vendre en Tarn-et-Garonne. Au sud, les basses terrasses où confluent la Garonne, le Tarn et l'Aveyron forment l'un des grands vergers français, arrosé par un réseau d'irrigation dense et ouvert sur des circuits d'expédition anciens. Au nord, le Quercy Blanc et les causses opposent des sols minces, une pluviométrie moindre et des structures d'élevage plus étendues. Les biens réunis ici sont mis sur le marché par des exploitants qui organisent leur succession, des agences de foncier rural, des notaires du département et des conseillers en cession. Les descriptifs détaillent variétés plantées, âge des vergers, matériel d'irrigation, stations fruitières et parts de coopérative. Tous alimentent le répertoire des exploitations agricoles à vendre en France.
Le catalogue ne dit pas tout : cette page précise ce qui fait varier la valeur d'une parcelle selon qu'elle dispose ou non d'un accès à l'eau brute, où les vergers se transmettent, et quelles démarches conditionnent une reprise. Le chasselas et les vignes de Brulhois, eux, appartiennent à la catégorie viticole. Avant de monter un dossier, parcourez le livre blanc « Créer une exploitation agricole », qui expose statut, plan de financement et calendrier.
Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) relèvent pour 2025 un prix médian de 7 301 €/ha dans le Tarn-et-Garonne (82), un prix moyen de 7 959 €/ha et 113 ventes ; quatre transactions sur cinq se concluent entre 4 458 et 12 529 €/ha, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.
Le barème SAFER de la valeur vénale retient pour la même année 7 540 €/ha pour les terres et prés libres à la vente, en évolution de +0,7 % sur un an et de +20,4 % sur dix ans, contre 6 460 €/ha au niveau national. La SAFER ne publie pas de valeur locale pour les terres louées, faute d'un nombre suffisant de ventes ; au niveau national, une terre vendue avec un bail rural en cours supporte une décote moyenne de 17 %.
Rapporté à la région Occitanie, dont la médiane s'établit à 7 015 €/ha, le département se situe 4 % au-dessus. Pour le détail commune par commune et pour comparer avec les territoires voisins, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez votre reprise avec nos calculatrices financières.
L'arboriculture donne son identité au département. Les exploitations arboricoles des terrasses de Moissac, de Castelsarrasin et de Montauban alignent pommiers, pruniers, kiwis et raisin de table ; la valeur s'y répartit entre la plantation elle-même, le matériel de protection contre le gel et la grêle, le hangar réfrigéré et l'engagement commercial. À leur côté, le maraîchage de plein champ et sous abri s'est installé sur les mêmes alluvions, avec une main-d'œuvre saisonnière importante à organiser dès la première année. Ces deux filières supposent une trésorerie solide : un verger ne produit pas l'année de sa plantation.
La partie haute du département relève d'une autre logique. Les exploitations de grandes cultures occupent la Lomagne tarn-et-garonnaise, pays de l'ail blanc et du melon, tandis que les causses du Quercy et le pays de Serres portent des élevages ovins et des systèmes mixtes combinant céréales et troupeau. Une propriété agricole à vendre y compte davantage d'hectares pour un prix moindre, mais la ressource en eau y est limitée et la mécanisation contrainte par le relief et par la taille des parcelles.
La plaine qui va de Valence-d'Agen à Montauban, en passant par Moissac et Castelsarrasin, réunit les biens les plus recherchés du département : terres profondes, réseaux d'irrigation en place, proximité des points d'expédition. L'offre y est rare et disputée, y compris par des acquéreurs venus de départements voisins. Le Bas-Quercy, autour de Molières et de Montpezat, propose des ensembles de polyculture et d'arboriculture de taille plus modeste. Vers Lauzerte et Bourg-de-Visa, le Quercy Blanc et le pays de Serres restent les secteurs où l'on acquiert de la surface.
À l'est, les gorges de l'Aveyron et les confins du Rouergue, autour de Saint-Antonin-Noble-Val et de Caylus, associent parcours secs, bois et bâtiments d'élevage isolés : l'accès et la desserte en eau y sont déterminants. Le nord-est, autour de Caussade, combine céréales et ateliers d'élevage sur des exploitations de taille intermédiaire, généralement transmises dans leur ensemble.
Dans la vallée, la question de l'eau précède toutes les autres. Contrôlez l'origine du prélèvement, l'existence d'une autorisation en cours de validité, le rattachement éventuel à un réseau collectif, les volumes notifiés par l'organisme unique de gestion et les restrictions appliquées lors des derniers étiages. Un verger privé d'eau perd sa raison d'être. Vérifiez dans le même mouvement le classement des parcelles au plan de prévention du risque d'inondation : une partie des terres de confluence est exposée, ce qui ferme certaines constructions et pèse sur l'assurabilité des récoltes.
Sur le plan réglementaire, la vente est notifiée à la SAFER, qui peut préempter pour installer un jeune agriculteur ou remembrer. L'exercice de l'activité suppose ensuite une autorisation d'exploiter, que le contrôle des structures accorde ou refuse d'après les seuils retenus en Occitanie. Enfin, si les terres sont données à bail, le fermier demeure et sa priorité d'achat prime sur la vôtre : faites vérifier ce point avant toute offre.
Arboriculteurs et éleveurs cédants, agences rurales du Tarn-et-Garonne et notaires du secteur publient ici leurs mandats. Les filtres de surface, de production et de budget permettent d'isoler rapidement les biens irrigués ou, au contraire, les ensembles de coteaux ; l'enregistrement de la recherche déclenche un avis à chaque nouvelle publication. Les vendeurs disposent d'un formulaire de dépôt. Pour comparer à l'échelle régionale, ouvrez les exploitations agricoles à vendre en Occitanie.