Une auberge à vendre réunit sous un même toit un restaurant, souvent quelques chambres et le logement de l'exploitant, dans un village, au bord d'une route de passage ou en montagne. Au 25 septembre 2026, ma-propriete.fr publie 20 annonces classées dans cette sous-catégorie : anciens hôtels-restaurants, chaumières bretonnes avec murs commerciaux, ensembles réunissant maison, gîte, restaurant et piscine, villages de vacances avec restauration, ou propriétés rurales dotées d'un ancien restaurant à relancer.
Ces annonces s'adressent aux acheteurs qui veulent vivre de l'accueil à la campagne, aux repreneurs de fonds de commerce, aux agriculteurs qui recherchent une ferme auberge à vendre pour valoriser leur production, ainsi qu'aux propriétaires qui préparent une cession. Elles font partie de l'ensemble des propriétés touristiques à vendre du portail. Pour situer l'auberge parmi les formes d'accueil rural, lisez notre article sur l'agritourisme, l'œnotourisme et les facettes du tourisme rural.
Sur les 20 annonces en ligne au 25 septembre 2026, la médiane des prix affichés s'établit à 583 620 €. La moitié centrale des annonces se situe entre 527 000 € et 850 000 €. En écartant les valeurs extrêmes (du premier au neuvième décile), la fourchette s'étend de 408 000 € à 1 290 000 €. Le prix affiché le plus bas atteint 230 000 €, le plus élevé 2 980 000 €.
La tranche de 500 000 € à 1 M€ regroupe à elle seule 11 annonces : c'est le cœur du marché visible sur le portail. Une auberge se vend rarement comme un simple local : le prix couvre les murs, la cuisine équipée, les chambres, le logement de l'exploitant et souvent du terrain. Au-dessus de 1 M€ apparaissent des ensembles plus vastes, avec plusieurs bâtiments ou une activité complémentaire, comme cette ancienne auberge du bord du Loing tournée vers l'événementiel.
| Tranche de prix affiché | Nombre d'annonces |
|---|---|
| Moins de 250 000 € | 1 |
| 250 000 à 500 000 € | 4 |
| 500 000 € à 1 M€ | 11 |
| 1 à 2 M€ | 3 |
| Plus de 2 M€ | 1 |
Répartition des prix affichés des auberges à vendre. Source : annonces publiées sur ma-propriete.fr au 25 septembre 2026.
Ces prix affichés ne préjugent pas du prix de vente final. L'échantillon est réduit (20 annonces, dont 4 en Dordogne) et une annonce peut figurer dans plusieurs sous-catégories : ces chiffres donnent des ordres de grandeur, pas une cote. Avec un fonds de commerce, la valeur dépend aussi des résultats, que seuls les comptes permettent d'apprécier.
Une auberge s'organise autour d'une salle de restaurant, d'une cuisine professionnelle et, le plus souvent, d'un bar et d'une terrasse. Les chambres, lorsqu'il y en a, font d'elle un restaurant avec chambres ou un relais de campagne, qui propose selon les cas la nuitée avec petit-déjeuner, la demi-pension ou la pension complète, souvent autour d'une cuisine de terroir. Examinez la capacité de la salle, l'état de la cuisine (extraction, chambre froide), le stationnement pour la clientèle de passage et la séparation entre le logement de l'exploitant et les espaces ouverts au public. La salle de restaurant fait déjà de l'auberge un établissement recevant du public (ERP) ; les chambres y ajoutent les règles des locaux à sommeil. Elles ne relèvent des chambres d'hôtes que si l'exploitant habite sur place, dans la limite de 5 chambres et 15 personnes ; sinon, c'est une activité hôtelière. Si l'hébergement prime, consultez notre rubrique hôtel à vendre.
La ferme auberge est exploitée par un agriculteur, qui sert à sa table une cuisine élaborée majoritairement avec les produits de sa ferme. Acheter une ferme auberge revient donc à acquérir une exploitation agricole (terres, bâtiments, cheptel éventuel) à laquelle s'ajoute une activité d'accueil. Le repreneur doit pouvoir exercer comme exploitant agricole, avec le statut et l'affiliation à la MSA qui l'accompagnent. L'achat des terres peut en outre être soumis au contrôle des structures (autorisation d'exploiter) et au droit de préemption de la SAFER. Une ferme auberge peut aussi adhérer au réseau Bienvenue à la ferme et en afficher le label. Les recherches se concentrent sur la montagne et l'Alsace, notamment le Haut-Rhin ; consultez tôt la chambre d'agriculture. Nos études de valorisation foncière situent en outre le prix des terres agricoles de la commune.
La licence dépend des boissons servies : petite licence ou licence restaurant pour les repas, licence III ou IV pour un bar ; l'exploitant doit détenir le permis d'exploitation. L'établissement est soumis aux règles des ERP (sécurité incendie, accessibilité) et aux normes d'hygiène de la restauration. Certaines auberges appartiennent à une commune soucieuse de maintenir un commerce au village : l'exploitant les gère alors par bail ou délégation de service public, sans posséder les murs.
Plusieurs montages coexistent. L'achat des murs et du fonds donne la maîtrise complète du bien et de l'activité. La reprise du fonds seul (clientèle, nom, matériel, contrats) réduit l'investissement initial, mais fait du bail un élément central du dossier. À l'inverse, un investisseur peut acheter les murs seuls et les louer à un exploitant par bail commercial : le loyer et la solidité du locataire fondent alors son rendement. Enfin, une auberge communale à reprendre fait l'objet d'un appel à candidatures de la mairie. Pour une auberge, la vente de la licence et du fonds de restauration se règle en général dans un acte distinct de celui des murs : publicité, enregistrement et déclaration de la licence en mairie jalonnent cette étape, que le notaire, un avocat ou l'expert-comptable coordonnent.
Avant de vous engager, vérifiez la licence et les conditions de son transfert (avec la mairie), les comptes des derniers exercices et l'excédent brut d'exploitation (EBE), qui mesure la capacité de l'affaire à rembourser un emprunt, la conformité de la cuisine et des locaux ERP, les diagnostics immobiliers, l'assainissement et l'état des toitures. Si l'auberge emploie un cuisinier ou des serveurs, leurs contrats suivent le fonds ; sous 250 salariés, le cédant doit aussi les avertir de son intention de vendre avant l'accord. Pour un projet d'achat auberge, estimez vos frais avec le calculateur de frais de notaire et construisez votre plan de financement incluant la trésorerie de démarrage, puis mesurez votre capacité d'emprunt avant le rendez-vous bancaire. Pour la partie chambres, notre article sur la fiscalité des locations touristiques apporte des premiers repères, à valider avec un expert-comptable.
Si vous cherchez un restaurant touristique à vendre ou une auberge à vendre au bord de l'eau, élargissez aussi votre recherche aux rubriques voisines : gîte à vendre, maison d'hôtes à vendre ou salle de réception à vendre. Une auberge de jeunesse à vendre relève plutôt de l'hébergement collectif, dont se rapprochent parfois les villages de vacances avec restauration présentés ici. Vous pouvez également nous décrire votre recherche par une demande de mise en relation. Côté vendeurs, une annonce précise (surfaces, capacité, licence, historique) attire des repreneurs mieux préparés ; vous réglez le niveau de géolocalisation pour garder la vente discrète auprès du personnel et des habitués, et l'annonce peut relever de plusieurs catégories, comme touristique et prestige.
Au 25 septembre 2026, la médiane des prix affichés des 20 auberges à vendre sur ma-propriete.fr est de 583 620 €, et la moitié centrale des annonces se situe entre 527 000 € et 850 000 €. Les écarts vont de 230 000 € à 2 980 000 €, selon la taille des bâtiments, le nombre de chambres, le terrain, l'état de la cuisine et la présence du fonds de commerce. Ces prix affichés ne sont pas des prix de vente.
Une ferme auberge est un restaurant tenu par un agriculteur sur son exploitation, où la cuisine est préparée majoritairement avec les produits de la ferme. Ce n'est donc pas un restaurant ordinaire installé à la campagne : l'activité d'accueil prolonge l'activité agricole et suppose le statut d'exploitant, avec une affiliation à la MSA. Elle peut être labellisée Bienvenue à la ferme. Acheter une ferme auberge, c'est reprendre une exploitation agricole ; les échanges avec la chambre d'agriculture et un notaire sont à engager dès le début du projet.
La licence dépend des boissons servies. Une licence restaurant suffit lorsque les boissons alcoolisées accompagnent les repas ; une licence III ou IV, selon les boissons, devient nécessaire pour un bar ; une licence IV ne se crée pas librement, elle se rachète ou se transfère. Dans les deux cas, l'exploitant doit obtenir le permis d'exploitation à l'issue d'une formation. Lors d'une reprise, vérifiez que la licence existe, qu'elle est bien rattachée à l'établissement, qu'elle n'est pas périmée faute d'exploitation et qu'elle peut être transférée : la mairie et le notaire ou l'avocat chargé de la cession vous renseigneront.
Une auberge communale appartient à la commune, qui recherche un exploitant pour maintenir un lieu de vie au village. La reprise passe en général par un appel à candidatures publié par la mairie, puis par la signature d'un bail ou d'une délégation de service public. Le candidat présente son parcours, son projet et un budget prévisionnel ; il n'achète pas les murs, mais peut racheter du matériel, voire un fonds lorsque le contrat le permet. Renseignez-vous sur la durée du contrat, le loyer, la répartition des travaux et les obligations d'ouverture fixées par la commune.
Pour être averti dès qu'une nouvelle auberge est publiée, créez une alerte e-mail avec vos critères de région et de budget. Vous souhaitez céder votre établissement ? Déposez votre annonce d'auberge pour toucher des acheteurs qui cherchent précisément ce type de bien. Nos livres blancs et notre page outils et calculatrices financières complètent la préparation de votre projet.