Exploitation maraîchère à vendre dans le Grand Est : serres, pépinières et exploitations horticoles

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Aube

Investissement - Foncier agricole loué 6,9 ha revenu loc

77 000 €
6.9 ha
En deux parcelles, environ 6,9 ha de terres agricoles situées sur la commune de Vallant Saint Georges (Aube 10). Bail rural en cours et fermier en place. L'exploitation est assurée...

Reprendre une exploitation maraîchère à vendre dans le Grand Est, c'est entrer dans une région où le légume de plein champ alsacien, les cultures sous abri des vallées lorraines et champenoises et un tissu horticole tourné vers la plante en pot cohabitent. Cédants, agences rurales et notaires y déposent leurs biens en précisant la surface abritée, la ressource en eau, le matériel de récolte et les circuits de commercialisation. Toutes ces offres rejoignent la sélection nationale des exploitations maraîchères et horticoles à vendre.

En complément des annonces, cette page donne les repères d'un acheteur : niveau du foncier régional, départements où les reprises sont les plus fréquentes, points à contrôler sur des serres chauffées, obligations propres aux cultures légumières et ornementales. Le parcours d'installation, lui, est décrit dans notre livre blanc « Créer une exploitation agricole ».

Le prix des terres maraîchères et horticoles dans le Grand Est en 2025

La valeur des terres commande une large part du prix demandé lors de l'achat d'une exploitation maraîchère ou horticole. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) donnent, pour 2025, une médiane de 5 611 €/ha dans le Grand Est, un prix moyen de 7 490 €/ha et 1 233 ventes ; entre 3 151 et 14 830 €/ha se concluent 80 % des transactions, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.

Côté SAFER, la valeur vénale des terres et prés libres à la vente est établie à 6 510 €/ha pour 2025, en évolution de −4,4 % sur un an et de 0,0 % sur dix ans, pour 6 460 €/ha au niveau national ; comptez une décote moyenne de 17 % lorsqu'un bail est en cours.

L'hectare ne dit qu'une partie de l'histoire. Ce qui se paie, c'est le parc d'abris — serres verre chauffées, multichapelles, tunnels froids —, le mode de chauffage et son coût, les écrans thermiques, le poste d'irrigation et son forage, puis la chaîne de récolte : station de lavage, chambre froide, quai de chargement. Le fonds compte autant : contrats avec des grossistes, présence sur les marchés hebdomadaires, paniers en circuit court, référencement en jardinerie. Comparez les valeurs à l'aide de notre observatoire du prix des terres et éprouvez votre montage avec nos calculatrices financières.

Les particularités des exploitations maraîchères à vendre dans le Grand Est

Abris chauffés, matériel de récolte et ateliers horticoles

Le climat continental pousse à l'équipement. Les serres verre chauffées et les multichapelles permettent d'avancer les plantations et de tenir les créneaux de printemps ; leur valeur dépend de l'âge des structures, de l'étanchéité, de la chaufferie et de son énergie, ainsi que des écrans thermiques qui limitent la facture. Les tunnels froids, plus simples, servent surtout aux légumes de diversification. Sur les productions de plein champ, on examine le parcellaire, le drainage, l'irrigation par enrouleur ou par goutte-à-goutte, l'arrachage, le lavage et la capacité de stockage au froid, décisive pour étaler les ventes après la récolte.

Les exploitations horticoles à vendre se lisent autrement : tables de culture et sub-irrigation, chambres de germination, aires de conteneurs drainées, ombrières, chariots et serre de vente. Une entreprise horticole à vendre avec point de vente au public conserve une clientèle locale qui pèse dans le prix ; une pépinière à vendre dans le Grand Est se juge d'abord sur ses parcelles d'élevage et son stock de plants, immobilisé pour plusieurs années. Les serres à vendre isolées trouvent surtout preneur auprès d'exploitations voisines cherchant à s'agrandir.

Dans un ensemble vendu avec maison, hangars et terres, réclamez le détail : bâti d'habitation, abris, matériel, installations frigorifiques, stock végétal et clientèle. Cette ventilation évite de payer au prix de l'outil ce qui relève de la maison, et sert de base au plan de financement comme à la discussion avec le cédant.

Les dix départements du Grand Est

La plaine d'Alsace concentre les surfaces légumières : dans le Bas-Rhin, le Kochersberg, le Ried et le secteur de Hœrdt sont associés de longue date à l'asperge et aux légumes de plein champ, tandis que le pays de Krautergersheim reste identifié au chou à choucroute ; le Haut-Rhin prolonge cet ensemble autour de Colmar et de la Hardt, où l'irrigation est largement pratiquée. En Moselle, le sillon mosellan et les abords de Metz et de Thionville vivent d'une demande de proximité soutenue, élargie au Luxembourg. La Meurthe-et-Moselle complète le tableau avec les jardins du Val de Lorraine et la ceinture verte de Nancy.

Côté champenois, la Marne entretient un maraîchage périurbain autour de Reims et de Châlons-en-Champagne, et l'Aube des cultures légumières dans la vallée de la Seine, non loin de Troyes. Les Ardennes, la Haute-Marne, la Meuse et les Vosges forment un ensemble moins dense : les fermes maraîchères à vendre y sont souvent de taille modeste et vivent de vente directe, de marchés et de paniers, parfois sous forme de micro-ferme ou de projet en permaculture. Un terrain maraîcher s'y acquiert à des conditions sans comparaison avec la plaine d'Alsace, mais le bassin de consommation est plus étroit et l'hiver plus long, ce qui impose un chiffrage prudent des volumes et du chauffage.

Eau, énergie et formalités de reprise

L'irrigation arrive en tête des vérifications : origine de l'eau, autorisation ou déclaration du forage, volume attribué, appartenance à une zone où les prélèvements estivaux sont encadrés. Le chauffage vient ensuite, car il fait la différence entre une serre rentable et une charge : contrat d'énergie, âge de la chaudière, isolation, écrans, raccordement éventuel à un réseau de chaleur. Les abris, enfin, relèvent selon leur emprise au sol et leur hauteur d'une déclaration préalable ou d'un permis de construire, et une structure édifiée sans formalité complique aussi bien une revente qu'une demande d'aide.

La vente passe par le contrôle des structures et par le droit de préemption de la SAFER ; sur les parcelles louées, le bail rural continue avec le repreneur, avec l'accord du propriétaire. Le transfert de la certification bio s'anticipe auprès de l'organisme certificateur, tout comme la reprise des contrats de fourniture. Pensez enfin au logement de la main-d'œuvre saisonnière, rare et pourtant déterminant pour les chantiers de récolte.

Vendeurs particuliers, agences immobilières rurales et études notariales alimentent cette page. Réglez les filtres sur la surface, le prix ou la production recherchée, demandez une alerte à chaque nouvelle mise en vente, puis élargissez le champ à toutes les exploitations agricoles à vendre dans le Grand Est.

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