Chercher une exploitation agricole à vendre en Centre-Val de Loire, c'est arbitrer entre des systèmes très éloignés les uns des autres : une sole céréalière de Beauce, une unité de polyculture-élevage du Boischaut, un troupeau de chèvres du Sancerrois ou du Pays Fort, une exploitation légumière du val de Loire ou un clos planté en Touraine. La région tient un rang de premier plan dans les grandes cultures françaises et dans la multiplication de semences, tout en conservant de larges bassins d'élevage au sud de la Loire. Les biens présentés proviennent d'exploitants qui organisent leur départ, d'agences spécialisées en propriétés rurales, d'études notariales et de conseillers en transmission ; chaque annonce indique la surface utile, le type de sol, le régime d'occupation des parcelles et le matériel repris avec le siège d'exploitation. Elles complètent notre sélection nationale d'exploitations agricoles à vendre en France.
Cette page va plus loin qu'un simple catalogue : valeur des terres département par département, filières qui structurent chaque petite région agricole, secteurs où l'offre se renouvelle, contrôles à mener avant la signature. Pour préparer une première installation ou une reprise hors cadre familial, notre livre blanc « Créer une exploitation agricole » en décrit les étapes réglementaires ainsi que le montage financier.
Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) relèvent pour 2025 un prix médian de 5 480 €/ha dans le Centre-Val de Loire, un prix moyen de 5 892 €/ha et 1 195 ventes ; quatre transactions sur cinq se concluent entre 3 003 et 9 349 €/ha, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.
Le barème SAFER de la valeur vénale retient pour la même année 6 260 €/ha pour les terres et prés libres à la vente, en évolution de −6,1 % sur un an et de +8,3 % sur dix ans, contre 6 460 €/ha au niveau national. Les terres vendues avec un bail rural en cours y sont estimées à 5 700 €/ha, soit une décote de l'ordre de 9 %.
Ces valeurs situent le foncier régional ; elles ne donnent pas le prix d'une exploitation, qui dépend d'abord de son bâti, de son cheptel et de ses débouchés. Pour descendre au département, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez votre reprise avec nos calculatrices financières.
| Département | Ventes DVF 2025 | Prix médian | Barème SAFER terres libres |
|---|---|---|---|
| Cher (18) | 199 | 4 750 € | 5 770 € |
| Eure-et-Loir (28) | 213 | 8 300 € | 10 030 € |
| Indre (36) | 249 | 4 500 € | 5 730 € |
| Indre-et-Loire (37) | 201 | 5 477 € | 5 370 € |
| Loir-et-Cher (41) | 173 | 4 647 € | 5 090 € |
| Loiret (45) | 160 | 5 122 € | 6 390 € |
La moitié septentrionale vit des grandes cultures : blé tendre, orge, colza et betterave sur les limons profonds de la Beauce et du Gâtinais, avec une spécialisation marquée dans la production de semences et une transformation locale solidement implantée. Le val de Loire ajoute le maraîchage, l'horticulture ornementale et les vergers sur les terrasses alluviales, quand la Sologne et la Brenne juxtaposent bois, étangs et parcours. Plus au sud, le Berry et le Boischaut demeurent des pays de bovins allaitants et de moutons, prolongés par les troupeaux caprins des coteaux du Cher et de l'Indre, dont les fromages portent plusieurs appellations d'origine.
Ce gradient nord-sud commande le capital à mobiliser. Une ferme agricole à vendre en Beauce se négocie sur des terres homogènes, des blocs d'un seul tenant et un parc matériel lourd, avec peu de bâtiments. Une structure de polyculture-élevage berrichonne repose à l'inverse sur des prairies, des bâtiments fonctionnels et un cheptel dont l'état sanitaire et la génétique méritent autant d'attention que le parcellaire. Entre ces deux modèles, les fermes de Sologne et de Touraine associent fréquemment cultures, bois et activités de diversification.
L'Eure-et-Loir (28) et le Loiret (45) portent les structures céréalières les plus vastes, sur la plaine de Beauce et le Gâtinais, le second y ajoutant un secteur horticole et pépinière de rang national. Le Perche eurélien fait figure d'exception, avec ses herbages, ses haies et sa longue tradition d'élevage. Le Loir-et-Cher (41) se partage entre plaines cultivées au nord, Sologne des bois et des étangs, et coteaux viticoles et légumiers de la vallée du Cher.
L'Indre-et-Loire (37) combine vignobles de Touraine, cultures de plein champ sur les plateaux et productions légumières dans les vallées de la Loire, de l'Indre et du Cher. Le Cher (18) juxtapose la Champagne berrichonne céréalière, le Pays Fort et le Sancerrois riches en troupeaux de chèvres, et le Boischaut voué aux bovins. L'Indre (36) prolonge la même organisation, de la Champagne berrichonne aux bocages du Boischaut Sud, la Brenne et ses étangs occupant une position intermédiaire.
Les biens les plus nombreux, et les plus abordables, se trouvent dans le sud régional — Indre, Cher, franges du Boischaut — où les départs en retraite s'accumulent et où les ateliers d'élevage peinent à trouver repreneur. Les plaines du nord rassemblent au contraire les valeurs hautes, avec une concurrence directe entre voisins candidats à l'agrandissement. Coteaux viticoles et vallées légumières relèvent d'un marché distinct, où l'appellation et la ressource en eau commandent le prix.
Sur la moitié nord, la valeur d'une exploitation dépend étroitement de ses autorisations de prélèvement. La nappe de Beauce fait l'objet d'une gestion volumétrique concertée : les volumes sont répartis entre irrigants, puis réduits par arrêté lorsque les niveaux baissent. Un bien doté d'un forage autorisé, d'un volume attribué et d'un matériel d'irrigation entretenu n'a pas la même valeur qu'une parcelle conduite en sec, singulièrement pour la betterave, les semences, la pomme de terre et les légumes de plein champ.
Ailleurs, l'écart se joue sur les sols : limons profonds du nord, argiles à silex des plateaux, sables acides de Sologne, alluvions fertiles mais inondables des vallées, calcaires superficiels du Berry. Demandez les analyses disponibles, la carte des drainages réalisés et l'historique des rendements parcelle par parcelle : sur une même commune, l'écart de potentiel explique le plus souvent l'écart de prix.
Dès l'avant-contrat, le notaire informe la SAFER du Centre, qui peut se substituer à l'acquéreur puis remettre le bien en appel à candidatures, l'installation restant sa priorité affichée. Mieux vaut se faire connaître avant la mise en vente, dossier technique et plan de financement à l'appui, que découvrir la procédure une fois l'accord trouvé avec le cédant.
L'exploitation des terres suppose en outre une autorisation au titre du contrôle des structures, dont le schéma directeur régional fixe les seuils et l'ordre des priorités. Reste le statut locatif : un fermier en place détient un droit d'acquisition prioritaire et un bail difficile à rompre, si bien qu'une propriété agricole à vendre majoritairement louée ne se libère pas au calendrier de l'acheteur. Rappelons enfin que les grandes plaines du nord relèvent d'un classement en zone vulnérable, avec les obligations de couverture des sols et de fertilisation raisonnée qui l'accompagnent.
Cédants, agences immobilières rurales et études notariales des six départements confient leurs mandats à cette page au rythme des transmissions. Le moteur filtre par département, par filière, par surface ou par enveloppe budgétaire ; une alerte e-mail signale ensuite chaque nouveau bien correspondant à vos critères. Si vous cédez vous-même une structure, le dépôt d'annonce prend quelques minutes. Pour raisonner à l'échelle nationale, consultez les exploitations agricoles à vendre en France.