Chercher une exploitation agricole à vendre dans le Gers, c'est prospecter l'un des départements agricoles les plus diversifiés du Sud-Ouest : la polyculture-élevage y côtoie les grandes cultures des terreforts, les ateliers de palmipèdes, le vignoble d'armagnac et un tissu de fermes biologiques parmi les plus denses de France. Les biens présentés ici nous sont confiés par des exploitants qui organisent leur départ, par des agences spécialisées en propriétés rurales, par des études notariales gersoises et par des cabinets de transmission. Chaque annonce précise la surface agricole utile, la nature des sols, le statut du foncier, l'état des bâtiments et les moyens de production repris. Elles rejoignent notre panorama national des exploitations agricoles à vendre en France.
Au-delà des annonces, cette page réunit ce qui manque au moment d'arbitrer : la valeur réelle du foncier gersois, les secteurs où l'offre se renouvelle, les productions qui structurent le département et les vérifications à conduire avant de signer. Si votre projet en est au stade de l'idée, notre livre blanc « Créer une exploitation agricole » en déroule les étapes, du statut juridique au plan de financement.
Le foncier forme le socle de la valeur d'une exploitation agricole. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) relèvent pour 2025 un prix médian de 6 897 €/ha dans le Gers (32), un prix moyen de 6 763 €/ha et 248 ventes ; quatre transactions sur cinq se concluent entre 4 063 et 9 500 €/ha, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.
Le barème SAFER de la valeur vénale retient pour la même année 7 100 €/ha pour les terres et prés libres à la vente, en évolution de −2,1 % sur un an et de +6,4 % sur dix ans, contre 6 460 €/ha au niveau national. La SAFER ne publie pas de valeur locale pour les terres louées, faute d'un nombre suffisant de ventes ; au niveau national, une terre vendue avec un bail rural en cours supporte une décote moyenne de 17 %.
Rapporté à la région Occitanie, dont la médiane s'établit à 7 015 €/ha, le département se situe 2 % en dessous. Pour le détail commune par commune et pour comparer avec les territoires voisins, consultez notre observatoire du prix des terres, puis chiffrez votre reprise avec nos calculatrices financières.
Le Gers ne se résume pas à une production. Les exploitations de grandes cultures dominent sur les terreforts argilo-calcaires du nord et de l'est, avec blé dur, tournesol, colza et maïs irrigué là où l'eau est sécurisée. La polyculture-élevage reste le modèle le plus répandu, associant cultures de vente, surfaces fourragères et un atelier animal ; c'est aussi la porte d'entrée la plus accessible pour une première installation. Les ateliers de palmipèdes gras et les élevages de volailles fermières, portés par des signes de qualité bien identifiés, s'installent sur de petites surfaces et déplacent la valeur du foncier vers le bâtiment et le contrat.
S'ajoutent un vignoble tourné vers l'eau-de-vie et les vins de pays, des élevages ovins et bovins sur les coteaux du sud, et une agriculture biologique très implantée : une ferme agricole à vendre déjà certifiée fait gagner au repreneur la période de conversion, ce qui se paie. Sur un bien diversifié, demandez la ventilation entre les cultures de vente, l'atelier animal et l'éventuelle activité de transformation ou de vente directe : ces trois blocs ne se financent pas de la même manière.
La Lomagne, au nord-est vers Lectoure et Fleurance, est le pays des terres profondes, de l'ail blanc et du melon, avec des structures céréalières souvent irriguées et un foncier parmi les plus chers du département. À l'ouest, le Bas-Armagnac et la Ténarèze, autour d'Eauze, Nogaro et Condom, mêlent vignoble, palmipèdes et polyculture sur des sables fauves et des boulbènes. Le centre, autour d'Auch, de Vic-Fezensac et du Fezensaguet, offre le profil le plus équilibré. Au sud, l'Astarac et la Rivière-Basse, plus vallonnés, relèvent de l'élevage et des systèmes herbagers, avec des prix d'entrée sensiblement plus bas.
À l'est, le Savès et les abords de L'Isle-Jourdain subissent l'attraction de l'agglomération toulousaine : le foncier y est disputé, les parcelles rarement d'un seul tenant et la concurrence résidentielle réelle. L'essentiel des opportunités se situe donc dans la diagonale centrale et méridionale du département, où les surfaces se libèrent plus facilement et où une propriété agricole à vendre reste accessible à un repreneur qui ne part pas d'un patrimoine constitué.
Dans un département où l'irrigation fait la différence entre un maïs sécurisé et un rendement subi, le dossier d'eau se examine en premier : origine de la ressource, rattachement au réseau alimenté depuis la Neste, retenue collinaire déclarée, forage autorisé, volumes attribués et restrictions prises lors des étiages récents. Une exploitation sans ressource sécurisée ne se compare pas à une exploitation desservie, même à surface et à sols identiques.
Viennent ensuite les trois filtres habituels, à ne pas confondre. La SAFER est informée de la vente par le notaire et dispose d'un droit de préemption. L'autorisation d'exploiter relève du contrôle des structures et du schéma directeur régional d'Occitanie, dont les seuils et les priorités s'apprécient département par département. Enfin, les terres louées restent occupées par leur fermier, qui bénéficie d'un droit de préemption prioritaire : c'est le premier point à faire vérifier, car il détermine la surface réellement disponible pour votre projet.
Exploitants cédants, agences immobilières rurales et notaires gersois alimentent cette page au fil de leurs mandats. Affinez selon la production, la surface, le budget ou le secteur, puis créez une alerte e-mail pour être prévenu dès la parution d'un bien correspondant à vos critères. Pour élargir votre recherche, parcourez les exploitations agricoles à vendre en Occitanie.