La Touraine cultive des légumes depuis que les vals de Loire et de Cher ont été mis en valeur, et une exploitation maraîchère à vendre en Indre-et-Loire s'inscrit dans cette continuité : terres alluviales faciles à travailler, abris nombreux, agglomération tourangelle à portée de camion, productions ornementales et pépinières installées de longue date. Les dossiers réunis ici viennent d'exploitants qui préparent leur cession, d'agences d'immobilier rural et de notaires du département ; ils précisent la surface sous abri, les droits d'eau, la chaîne de conditionnement et la clientèle attachée au fonds. Ils se comparent aux autres exploitations maraîchères et horticoles à vendre du pays.
Cette page ne se limite pas à la liste des biens disponibles : elle donne la valeur du foncier tourangeau, les secteurs où l'offre se renouvelle, la façon d'apprécier un parc de serres et son mode de chauffage, et les contrôles à conduire avant l'engagement. Pour bâtir votre projet, notre livre blanc « Créer une exploitation agricole » détaille les statuts, les financements et la trésorerie des débuts.
La valeur des terres commande une large part du prix demandé lors de l'achat d'une exploitation maraîchère ou horticole. Les statistiques de mutation de l'administration fiscale (DVF, hors vignes) donnent, pour 2025, une médiane de 5 477 €/ha en Indre-et-Loire (37), un prix moyen de 5 460 €/ha et 201 ventes ; entre 3 092 et 7 916 €/ha se concluent 80 % des transactions, pour une médiane nationale de 5 307 €/ha.
Côté SAFER, la valeur vénale des terres et prés libres à la vente est établie à 5 370 €/ha pour 2025, en évolution de −2,0 % sur un an et de +33,9 % sur dix ans, pour 6 460 €/ha au niveau national ; comptez une décote moyenne de 17 % lorsqu'un bail est en cours.
Au-delà de la surface annoncée, ce qui se paie ici tient à l'alliance d'un sol de val, d'une eau sécurisée et d'un outil complet : nature et drainage de la parcelle, forage autorisé ou rattachement à un réseau, surface couverte et génération des abris, chauffage et écrans, capacité de froid, ligne de lavage et de calibrage, aire de stockage des plants. S'y ajoutent les débouchés transmis. Calez la part des terres avec notre observatoire du prix des terres, puis passez votre montage financier dans nos calculatrices financières.
L'équipement tourangeau est varié : multichapelles de bonne portée, tunnels hauts, serres verre chauffées sur les sites horticoles anciens, abris froids sur les exploitations de vente directe. Vérifiez l'année de montage, la tenue des chéneaux et des ancrages, l'état des films et des ouvrants, la régulation climatique, le générateur et son combustible, l'écran thermique. Une entreprise horticole à vendre demande un autre regard : tables de culture, subirrigation, aire de conteneurs, ombrage, zone de rempotage, référencement en jardinerie. Sur les terres de val, contrôlez enfin le maillage du goutte-à-goutte, les enrouleurs et la station de pompage.
La chaîne d'après-récolte pèse dans la négociation : laveuse, calibreuse, ligne de mise en botte, chambre froide, quai d'expédition, local de remise directe. Quand une maison de val, souvent ancienne et recherchée, est vendue avec les serres et les terres, exigez une ventilation du prix par composante : les durées de financement et les garanties demandées par les banques diffèrent nettement entre l'habitation, le bâti d'exploitation et le foncier agricole.
Le val de Loire, entre Langeais, Bréhémont et Rigny-Ussé, reste le cœur légumier du département : alluvions profondes, nappe accessible, proximité immédiate de Tours. Le val de Cher, vers Bléré, Saint-Martin-le-Beau et Chisseaux, associe légumes, asperge et vignes sur des sols sableux drainants. Autour de l'agglomération, de Véretz à La Ville-aux-Dames, subsiste une ceinture de proximité soumise à une forte pression urbaine. Le Chinonais et le Richelais, plus à l'ouest, mêlent cultures spécialisées et vignoble, tandis que le Sud Touraine, vers Loches et Descartes, offre des prix nettement plus abordables.
La demande de foncier ne vient pas seulement du maraîchage : vignoble, arboriculture et extension des bourgs se disputent les mêmes vals. Un candidat à l'installation trouvera davantage d'opportunités en s'éloignant de la métropole, vers la Gâtine tourangelle ou le sud du département, à condition d'organiser ses livraisons et d'accepter des sols moins réguliers que ceux du val. Les terres irriguées du val se transmettent d'ailleurs souvent de gré à gré, entre voisins, ce qui rend l'observation du marché public moins représentative qu'ailleurs.
Dans les vals, deux questions viennent avant toutes les autres. L'eau d'abord : origine du prélèvement, autorisation et volume attribué, profondeur du forage, débit réel en pointe, restrictions appliquées les étés secs. L'inondabilité ensuite : demandez le zonage du plan de prévention des risques, qui conditionne la constructibilité, l'implantation de nouveaux abris, l'assurance et parfois le stockage du matériel. Faites également vérifier la régularité des autorisations d'urbanisme obtenues pour les serres existantes et l'absence de servitudes gênantes liées aux réseaux enterrés.
La vente passe par le contrôle des structures, régime français d'autorisation pour exploiter, et la SAFER peut exercer son droit de préemption. Les baux ruraux en cours se poursuivent avec l'acquéreur, situation délicate lorsque des abris sont montés sur des parcelles louées. Examinez enfin l'antériorité de la certification biologique, les engagements commerciaux qui ne suivent pas toujours le repreneur, et la disponibilité de la main-d'œuvre saisonnière avec ses solutions de logement, question sensible dans les communes touristiques du val où l'hébergement saisonnier se loue cher.
Les propriétés réunies dans cette rubrique proviennent de cédants, de cabinets d'immobilier rural et d'études notariales tourangelles. Précisez la surface, le budget et le type de production qui vous intéresse, activez une alerte pour être prévenu des nouvelles parutions, puis poursuivez vers les exploitations maraîchères à vendre en Centre-Val de Loire.