Description
Ce massif forestier de près de vingt-trois hectares, réparti en deux tènements distincts entre la Meuse et la Meurthe-et-Moselle, associe une futaie composite de hêtre et de chêne à Coussances-lès-Triconville et une chênaie homogène en pleine croissance à Essey-la-Côte, porté par un Groupement Forestier cessible en foncier ou en parts, avec Règlement Type de Gestion en cours d’engagement.
Porté par un Groupement Forestier constitué et par l’adhésion à un Règlement Type de Gestion, ce massif s’inscrit dans les dispositifs habituels de la fiscalité forestière : exonération partielle au titre de l’IFI et abattements applicables en matière de transmission, sous réserve du respect des engagements de gestion durable souscrits. Les modalités précises, propres à la situation de chaque acquéreur, sont à approfondir au dossier avec un conseil spécialisé.
Descriptif technique
Sur le plateau calcaire de Coussances-lès-Triconville et d’Ernéville-aux-Bois, le premier tènement forestier se déploie en quatre visages. Un perchis d’érable sycomore, mêlé de merisier et de tremble, occupe une petite surface au potentiel déjà bien engagé. La futaie feuillue, composée de hêtre et de chêne, en constitue le cœur : les hêtres atteignent 40 à 60 cm de diamètre, les chênes 30 à 45 cm, pour une hauteur totale de 20 à 24 mètres. Une régénération naturelle de hêtre et d’érable s’y installe déjà, sur un réseau de cloisonnement qui facilite l’accès. Au nord, une futaie plus ouverte de frêne, hêtre et érable reste d’accès plus délicat, avec un état sanitaire incertain sur les frênes. Sur le secteur de Coussances-lès-Triconville, une vigilance s’impose par ailleurs : plusieurs hêtres de plaine montrent des signes de faiblesse naissants, observés lors de la visite, qui appellent un suivi sanitaire avant toute décision de récolte différée. La desserte se fait par le chemin rural de Salmagne, complété par le chemin rural de Fossieux pour les parcelles les plus excentrées. La chasse, comme sur l’ensemble du massif, relève de l’ACCA locale ; une pression de cervidés y est à surveiller, susceptible de peser à terme sur le renouvellement naturel si aucune protection n’est mise en place.
À Essey-la-Côte, sur un sol argileux profond et riche, le second massif présente un seul peuplement, une futaie de chêne. Les tiges, dont le diamètre ne dépasse pas encore 40 cm, sont adultes mais toujours en phase de croissance active : un capital encore en constitution plutôt qu’un stock à récolter. Une coupe d’amélioration y a été menée il y a environ trois ans, et une régénération naturelle de charme, de chêne et de hêtre s’installe déjà sous le couvert. La station, plus argileuse et plus sujette à l’engorgement hivernal que celle du premier massif, reste favorable à la production sur le long terme. L’accès se fait par la départementale reliant Essey-la-Côte à Hailainville. Là aussi, la chasse relève de l’ACCA locale, sans dégâts significatifs constatés à ce jour.
Avis consultant
Ce massif s’adresse à celui qui cherche un actif forestier structuré pour durer, plus qu’un rendement immédiat. La futaie feuillue, présente sur les deux tènements, en constitue le seul poste bois véritablement mobilisable ; le reste, perchis, futaie ouverte et recru, relève de l’accompagnement sylvicole plutôt que de la valeur immédiate. Le chêne situé sur le second massif n’est pas encore mûr : c’est un placement de temps, pas une récolte à venir. La chasse, purement ACCA sur les deux secteurs, ne doit pas être présentée comme un agrément privé. Pour qui veut diversifier un patrimoine forestier entre deux stations contrastées, tout en s’appuyant sur une structuration fiscale déjà posée, ce massif tient sa promesse.