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Foncier viticole

Prix des vignes en France : combien coûte un hectare en 2026 ?

Observatoire du foncier viticole — statistiques DVF officiellesMise à jour : Par Bernard Charlotin, expert en évaluation immobilière

Le marché en 2025, année de référence Parcelles exclusivement viticoles, source DVF

Prix moyen
219 163€/ha
Prix médian
23 665€/ha
Ventes enregistrées
2 922
Surface moyenne vendue
1,48ha

La moitié des parcelles de vignes vendues en 2025 l'ont été à moins de 23 665 €/ha : quelques ventes exceptionnelles en Champagne et en Bourgogne portent la moyenne à 219 163 €/ha. 1er semestre 2026 (chiffres provisoires) : 1 368 ventes, prix médian de 19 846 €/ha, contre 21 699 €/ha au 1er semestre 2025.

Dans cette page
  1. Le prix moyen d'un hectare de vigne en France
  2. Consulter les statistiques détaillées (outil interactif)
  3. Évolution du marché viticole depuis 2020
  4. 1er semestre 2026 : les premières tendances
  5. Télécharger le rapport annuel 2026
  6. Le prix des vignes en 2025, vignoble par vignoble
  7. Prix des vignes par vignoble
  8. Les vignobles les plus chers et les moins chers de France
  9. Quels facteurs influencent le prix d'un hectare de vigne ?
  10. La vigne, un placement et une valeur refuge ?
  11. Méthodologie : nos données vs celles de la SAFER
  12. Questions fréquentes sur le prix des vignes
  13. Acheter ou vendre des vignes en France
  14. Les autres marchés de l'observatoire

Entre le vignoble le moins cher de France — certaines parcelles de Languedoc cédées autour de 4 000 €/ha — et la vente record d'un Bourgogne Grand Cru à plus de 5,8 millions d'euros l'hectare, le marché du foncier viticole français est l'un des plus hétérogènes d'Europe. Depuis le second semestre 2020, notre observatoire a analysé 18 305 transactions de parcelles de vignes issues des fichiers DVF (Demandes de Valeurs Foncières) de l'administration fiscale, dont 1 368 ventes du 1er semestre 2026. En 2025, dernière année complète et année de référence de cette page, le prix moyen national s'établit à 219 163 €/ha et le prix médian à 23 665 €/ha. Cet écart considérable entre moyenne et médiane est à lui seul la meilleure illustration d'un marché tiré vers le haut par deux vignobles d'exception — la Champagne et la Bourgogne — tandis que d'autres bassins, Cognac en tête, subissent de plein fouet la crise viticole.

Cette page présente la synthèse de nos statistiques sur le prix d'un hectare de vigne en France, vignoble par vignoble, complétée par un module de consultation interactif pour explorer le détail complet (chiffres par département, prix mini et maxi, surface moyenne, évolution annuelle depuis 2020). Les premiers chiffres de 2026 y figurent également : ils portent sur un seul semestre et restent provisoires, car l'administration fiscale enregistre encore des ventes plusieurs mois après leur signature.

Le prix moyen d'un hectare de vigne en France

Sur l'ensemble des transactions de parcelles exclusivement viticoles (hors bâti), voici les indicateurs de référence du marché français : l'année 2025, dernière année complète, et à titre indicatif le 1er semestre 2026.

Indicateur Année 2025 (référence) 1er semestre 2026 (provisoire)
Prix moyen 219 163 €/ha 200 442 €/ha
Prix médian 23 665 €/ha 19 846 €/ha
Prix minimum 3 000 €/ha 3 098 €/ha
Prix maximum 5 132 618 €/ha 5 640 158 €/ha
Nombre de transactions 2 922 1 368
Surface moyenne par transaction 1,48 ha 1,37 ha

L'écart spectaculaire entre le prix moyen 2025 (219 163 €) et le prix médian 2025 (23 665 €) révèle un marché extrêmement hétérogène : la moitié des parcelles de vignes vendues en France le sont à moins de 23 700 €/ha, mais une poignée de ventes exceptionnelles en Champagne et en Bourgogne tirent la moyenne nationale vers le haut.

Autre enseignement : la surface moyenne d'une transaction est de seulement 1,48 hectare. Le marché viticole français est avant tout un marché de petites parcelles, dans lequel les domaines entiers sont minoritaires.

Les chiffres du 1er semestre 2026 ne se comparent pas à ceux d'une année entière : un semestre compte deux fois moins de ventes, et les ventes de Champagne et de Bourgogne, qui pèsent le plus sur la moyenne, sont souvent enregistrées avec retard. Nous les analysons plus bas, à période égale avec le 1er semestre 2025.


Consulter les statistiques détaillées (outil interactif)

Le module ci-dessous permet d'explorer en détail toutes nos statistiques DVF, vignoble par vignoble et département par département. Pour chaque zone géographique, vous y trouverez :


  • les prix moyen, médian, minimum et maximum observés ;
  • le nombre de transactions et leur évolution annuelle de 2020 à 2025 ;
  • les premiers chiffres du 1er semestre 2026, comparés au 1er semestre 2025 ;
  • la surface moyenne des parcelles vendues ;
  • la saisonnalité des transactions (répartition par trimestre) ;
  • le détail par département au sein de chaque vignoble.

Télécharger le rapport 2026

Marché des vignes en France

Données réelles

DVF S2 2020 – S1 2026 · Base nettoyée 04/11/2026 · 18 305 transactions, dont 1 368 au 1er semestre 2026 (provisoire) · Découpage INAO commune par commune

ma-propriete.fr · DVF / DGFiP · Découpage INAO · Base nettoyée 04/11/2026 · 18 305 transactions (S2 2020 – S1 2026)

Évolution du marché viticole depuis 2020

Après avoir atteint un point haut en 2022, le marché français des vignes se contracte en volume, tandis que les prix reculent dans la plupart des vignobles. L'année 2025, dernière année complète, confirme la baisse des volumes amorcée en 2023. Le 1er semestre 2026 ne marque pas de retournement, mais ses chiffres restent provisoires.

Nombre de transactions annuelles

Année Transactions France entière
2020 (2d semestre uniquement) 1 569
2021 3 072
2022 3 239 (pic de la période)
2023 3 097
2024 3 038
2025 2 922
1er semestre 2026 (provisoire) 1 368 (contre 1 486 au 1er semestre 2025)

L'année 2025 totalise 2 922 transactions, soit un recul de 3,8 % par rapport à 2024 et de 9,8 % par rapport au pic de 2022. La baisse est continue depuis trois ans. Si elle reste modérée en apparence, elle masque des effondrements sectoriels beaucoup plus marqués : le volume de ventes à Bordeaux et à Cognac a fortement chuté, tandis que la Champagne et la Bourgogne maintiennent un flux soutenu. Au 1er semestre 2026, le nombre de ventes recule encore de 8 % par rapport au 1er semestre 2025, un recul que les enregistrements tardifs devraient atténuer.

Prix moyens et médians nationaux année par année

Année Prix moyen (€/ha) Prix médian (€/ha) Prix min (€/ha) Prix max (€/ha) Écart-type
2020 162 456 21 000 4 071 1 822 767 351 020
2021 169 670 20 125 3 446 2 780 954 348 318
2022 187 473 22 586 2 834 1 650 000 366 211
2023 201 655 24 766 3 000 3 504 673 392 648
2024 205 531 22 255 2 139 5 815 726 446 289
2025 219 163 23 665 3 000 5 132 618 449 397
S1 2026 (provisoire) 200 442 19 846 3 098 5 640 158 447 820

La hausse apparente du prix moyen national entre 2020 et 2025 (de 162 456 à 219 163 €/ha) est un trompe-l'œil : elle traduit surtout le poids croissant de la Champagne et de la Bourgogne (Côte-d'Or) dans les transactions, alors que la plupart des autres vignobles voient leurs prix reculer. Le prix médian, plus représentatif, oscille entre 20 000 et 25 000 €/ha sur toute la période. L'écart-type, qui mesure la dispersion du marché, augmente nettement (de 351 020 en 2020 à 449 397 en 2025), confirmant que le marché viticole français est de plus en plus polarisé entre vignobles de prestige et vignobles en difficulté.


1er semestre 2026 : les premières tendances (chiffres provisoires)

À lire avant tout. Les ventes du 1er semestre 2026 ont été publiées par l'administration fiscale le 20 octobre 2026. Ces données sont encore incomplètes : une partie des actes est enregistrée avec retard (pour 2025, 62 ventes ont été ajoutées entre mai et octobre 2026, surtout en Champagne et en Bourgogne). Nous comparons donc le 1er semestre 2026 au 1er semestre 2025, jamais à une année entière. Ces chiffres seront révisés au printemps 2027 ; pour estimer une parcelle, l'année 2025 reste la référence.

Notre base compte 1 368 ventes de vignes au 1er semestre 2026, contre 1 486 au 1er semestre 2025. Le prix médian national recule à 19 846 €/ha, contre 21 699 €/ha un an plus tôt (−8,5 %). Le prix moyen (200 442 €/ha, −2,5 %) est le plus fragile des deux indicateurs : il dépend de quelques dizaines de ventes champenoises et bourguignonnes, précisément celles qui arrivent en retard. Il devrait donc être revu à la hausse.

Une partie de la baisse de la médiane tient à la composition des ventes : le semestre compte un peu plus de parcelles dans les vignobles les moins chers (Languedoc, Roussillon) et moins de ventes de crus dans le Beaujolais. En pondérant l'évolution de chaque vignoble par son poids au 1er semestre 2025, le recul est plutôt de l'ordre de 7 %.

Vignoble Ventes S1 2025 Médian S1 2025 (€/ha) Ventes S1 2026 Médian S1 2026 (€/ha) Évolution Rappel : médian 2025 (€/ha)
Champagne2091 000 0001831 025 000+2,5 %1 000 000
Bourgogne108125 00083111 845−10,5 %128 725
Provence6940 7417437 038−9,1 %38 694
Beaujolais9142 35810421 604−49,0 % **38 956
Cognac4130 7773019 297−37,3 %28 484
Vallée du Rhône29020 00027018 131−9,3 %20 000
Bordeaux6410 0296715 257n.s. ***14 169
Val de Loire14117 1769614 999−12,7 %16 830
Languedoc34712 96032412 976+0,1 %13 377
Roussillon8112 8519710 246−20,3 %13 459
France1 48621 6991 36819 846−8,5 %23 665

Vignobles comptant au moins 20 ventes sur chacun des deux semestres. Sud-Ouest, Jura et Savoie : moins de 20 ventes, voir l'outil interactif. ** Effet de composition, voir ci-dessous. *** Le 1er semestre 2025 était anormalement bas à Bordeaux (10 029 €/ha, contre 14 169 €/ha sur l'année) ; l'écart d'un semestre à l'autre n'est pas interprétable.

Quatre enseignements se dégagent de ce premier semestre :

  • La Champagne tient. Avec un prix médian de 1 025 000 €/ha, elle reste stable ; la Marne se maintient à 1 100 000 €/ha.
  • Cognac poursuit sa chute. Le prix médian tombe sous les 20 000 €/ha (19 297 €/ha), son plus bas niveau depuis le début de notre série. En Charente-Maritime, la médiane du semestre n'est plus que de 15 000 €/ha.
  • Le Beaujolais ne s'effondre pas. Sa médiane semble divisée par deux, mais le chiffre est trompeur : les crus pèsent moins dans les ventes du semestre (environ la moitié, contre plus de 60 % un an plus tôt). Dans les communes des crus, le prix médian reste stable, autour de 54 000 €/ha. Les appellations génériques, en revanche, se négocient moins cher.
  • Les appellations d'entrée de gamme restent sous pression. Le Roussillon recule de 20 % avec davantage de ventes, signe d'un marché où l'offre l'emporte sur la demande. Le Languedoc, lui, est stable.

Côté records, une vente à Puligny-Montrachet atteint 5 640 158 €/ha, le deuxième prix le plus élevé observé depuis 2020 après celui de 2024 (5 815 726 €/ha en Côte-d'Or). Enfin, 100 ventes ont été écartées de la base au 1er semestre, pour la plupart des parcelles où la vigne a disparu (constat sur photo aérienne et déclarations PAC).

À ce stade, le 1er semestre 2026 prolonge les tendances de 2025 plus qu'il ne les infléchit : stabilité des vignobles de prestige, dégradation continue à Cognac, prix sous pression dans les appellations génériques. L'année complète, attendue au printemps 2027, dira si le recul de la médiane se confirme.


Couverture du rapport annuel 2026 sur le prix des vignes en France

Téléchargez notre rapport annuel complet

Notre Observatoire du Prix des Vignes — Édition 2026 détaille l'ensemble des statistiques nationales, régionales et départementales issues des données DVF. Il comprend des analyses par tranche de surface, des comparatifs SAFER et européens et des perspectives de marché.
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Le prix des vignes en 2025, vignoble par vignoble

Les tableaux ci-dessous reprennent les prix constatés sur la seule année 2025, soit 2 922 transactions de parcelles exclusivement viticoles. Nous retenons le prix médian plutôt que le prix moyen : sur un marché aussi hétérogène que celui de la vigne, la médiane reflète bien mieux le niveau de prix réellement pratiqué.

Prix médian par vignoble en 2025

Vignoble Transactions 2025 Prix médian 2025 Évolution 2024 → 2025 Médian S1 2026 (provisoire)
Champagne 443 1 000 000 €/ha +0,0 % 1 025 000 €/ha
Bourgogne 234 128 725 €/ha −33,1 % 111 845 €/ha
Savoie * 11 54 827 €/ha n.s. n.s.
Jura * 12 39 361 €/ha n.s. n.s.
Beaujolais 152 38 956 €/ha +7,4 % 21 604 €/ha
Provence 171 38 694 €/ha +9,4 % 37 038 €/ha
Cognac 70 28 484 €/ha −39,1 % 19 297 €/ha
Corse * 2 26 473 €/ha n.s. —
Vallée du Rhône 528 20 000 €/ha +0,0 % 18 131 €/ha
Val de Loire 280 16 830 €/ha +5,2 % 14 999 €/ha
Bordeaux 153 14 169 €/ha +5,9 % 15 257 €/ha
Roussillon 160 13 459 €/ha +6,0 % 10 246 €/ha
Languedoc 649 13 377 €/ha +0,6 % 12 976 €/ha
Sud-Ouest 52 8 598 €/ha −3,7 % n.s.
France 2 922 23 665 €/ha +6,3 % 19 846 €/ha

* Moins de 20 transactions en 2025 : la médiane est indicative et l'évolution d'une année sur l'autre n'est pas statistiquement significative (n.s.). Colonne S1 2026 : chiffres provisoires du 1er semestre, n.s. en dessous de 20 ventes ; à comparer au 1er semestre 2025 (voir l'analyse), pas à l'année 2025.

Trois enseignements ressortent de ce classement 2025. La Champagne reste sur son plateau à 1 000 000 €/ha, parfaitement stable. La Bourgogne corrige fortement après son pic de 2024 (−33 %), sans revenir pour autant à ses niveaux de 2020. Le Cognac enregistre la plus forte baisse de l'année (−39 %), conséquence directe du recul des exportations. À l'inverse, Bordeaux se stabilise après trois années de chute, avec une légère reprise de sa médiane (+6 %). Les premiers chiffres de 2026 confirment la stabilité champenoise et la dégradation cognaçaise.

Prix médian par département en 2025

Seuls les départements ayant enregistré au moins 10 transactions en 2025 figurent ci-dessous, classés du plus cher au plus abordable. En deçà de ce seuil, une médiane annuelle n'a pas de sens statistique.

Département Transactions 2025 Prix médian 2025 Évolution 2024 → 2025 Médian S1 2026 (provisoire)
51 – Marne 315 1 100 000 €/ha +0,0 % 1 100 000 €/ha
2 – Aisne 44 895 313 €/ha +23,5 % 835 890 €/ha
10 – Aube 81 802 710 €/ha −5,8 % 945 486 €/ha
21 – Côte-d'Or 115 469 163 €/ha −12,7 % 291 297 €/ha
18 – Cher 25 175 000 €/ha −11,7 % n.s.
89 – Yonne 31 150 000 €/ha −3,4 % n.s.
7 – Ardèche 34 83 488 €/ha +73,3 % 80 763 €/ha
71 – Saône-et-Loire 107 77 174 €/ha −1,1 % 78 258 €/ha
73 – Savoie * 10 47 414 €/ha n.s. n.s.
83 – Var 122 43 472 €/ha +7,4 % 40 578 €/ha
39 – Jura * 12 39 361 €/ha n.s. 32 321 €/ha
13 – Bouches-du-Rhône 48 32 658 €/ha +30,6 % 26 914 €/ha
16 – Charente 32 32 365 €/ha −33,9 % 24 788 €/ha
69 – Rhône 133 31 847 €/ha −7,8 % 18 000 €/ha
84 – Vaucluse 244 24 299 €/ha −3,3 % 22 040 €/ha
17 – Charente-Maritime 38 21 025 €/ha −51,1 % 15 000 €/ha
30 – Gard 204 17 475 €/ha +9,0 % 15 500 €/ha
37 – Indre-et-Loire 102 17 472 €/ha −24,1 % 18 404 €/ha
49 – Maine-et-Loire 71 16 850 €/ha −8,2 % 15 000 €/ha
26 – Drôme 60 16 122 €/ha −5,2 % 12 029 €/ha
34 – Hérault 404 15 794 €/ha +4,2 % 14 960 €/ha
33 – Gironde 153 14 169 €/ha +5,9 % 15 257 €/ha
66 – Pyrénées-Orientales 160 13 459 €/ha +6,0 % 10 246 €/ha
11 – Aude 230 9 537 €/ha −12,4 % 10 000 €/ha
32 – Gers * 13 9 363 €/ha n.s. n.s.
24 – Dordogne * 17 8 760 €/ha n.s. n.s.
44 – Loire-Atlantique 47 7 634 €/ha −23,3 % 7 671 €/ha
46 – Lot * 11 7 556 €/ha n.s. n.s.
41 – Loir-et-Cher * 15 7 260 €/ha n.s. n.s.

* Moins de 20 transactions en 2025 : évolution non significative (n.s.). Colonne S1 2026 : chiffres provisoires du 1er semestre, n.s. en dessous de 10 ventes.

Entre la Marne (1 100 000 €/ha) et le Loir-et-Cher (7 260 €/ha), l'écart est de 1 à 152. C'est l'une des dispersions les plus fortes de tous les marchés fonciers français, et la raison pour laquelle une moyenne nationale ne veut pas dire grand-chose sans la lecture départementale.

Pour retrouver l'historique complet depuis 2020, les chiffres du 1er semestre 2026, les prix minimum et maximum, la surface moyenne et la saisonnalité des ventes, utilisez l'outil interactif plus haut dans la page.

↓ Télécharger les données complètes (CSV)

France, vignobles, régions et départements × 2020 – 1er semestre 2026 : volumes, prix médians et moyens · Licence Ouverte, source DVF retraitée par ma-propriete.fr


Prix des vignes par vignoble

Pour comprendre le vrai prix d'un hectare de vigne, il faut raisonner vignoble par vignoble. Voici le détail de chaque bassin viticole français, avec les données départementales les plus récentes. Les totaux « sur la période » portent sur les années complètes (2d semestre 2020 à 2025) ; les chiffres du 1er semestre 2026 sont donnés à titre indicatif.

Note importante :  Pour l'Alsace (non incluse dans les données DVF), les données SAFER 2025 situent le prix moyen autour de 110 700 €/ha.

Prix des vignes en Champagne

La Champagne est le vignoble le plus cher de France. Contrairement à la Bourgogne dont la moyenne est tirée par quelques ventes hors normes, la Champagne affiche un prix médian qui se maintient autour de 1 million d'euros l'hectare année après année, preuve d'une remarquable homogénéité.

La Marne (51) concentre 1 664 transactions sur la période avec un prix médian de 1 100 000 €/ha — le plus élevé de France. L'Aube (10) suit avec 469 transactions et un prix médian de 843 621 €/ha, puis l'Aisne (2) avec 194 transactions à 795 720 €/ha. En 2025, le marché champenois reste parfaitement actif : la Marne enregistre 315 ventes (plus qu'en 2024) à un prix médian stable de 1 100 000 €/ha, et l'Aube 81 ventes à 802 710 €/ha. L'Aisne affiche même une progression marquée en 2025 avec un prix médian de 895 313 €/ha contre 725 181 en 2024.

Le 1er semestre 2026 confirme cette solidité : la Marne reste à 1 100 000 €/ha (139 ventes) et le vignoble champenois affiche une médiane de 1 025 000 €/ha. La crise viticole générale épargne totalement ce bassin.
►Lire l'analyse détaillée : le prix des vignes en Champagne depuis 1991

Prix des vignes en Bourgogne–Franche-Comté

La Bourgogne est le marché le plus fragmenté et le plus spectaculaire du foncier viticole français. Le prix moyen cache trois réalités très différentes selon le département :

Département Transactions 2020-2025 Prix médian (€/ha) Évolution 2020 → 2025
21 — Côte-d'Or 486 420 559 +59 %
89 — Yonne 192 128 996 +134 %
71 — Saône-et-Loire (y compris communes du Beaujolais) 480 77 836 −4 %

C'est en Côte-d'Or que se concentrent les transactions les plus élevées, avec un prix maximum enregistré à 5 815 726 €/ha en 2024 — record national absolu sur la période. Fait marquant : la Côte-d'Or enregistre 115 transactions en 2025, un volume supérieur à toutes les années précédentes, ce qui confirme l'appétit des investisseurs pour les appellations bourguignonnes. L'Yonne (Chablis, Irancy, Saint-Bris) est en forte progression avec un prix médian qui a plus que doublé en cinq ans.

Au 1er semestre 2026, une vente à Puligny-Montrachet atteint 5 640 158 €/ha, le deuxième prix le plus élevé depuis 2020. La médiane bourguignonne du semestre (111 845 €/ha, contre 125 000 €/ha au 1er semestre 2025) reste très sensible à la nature des parcelles vendues : sur 83 ventes, quelques Premiers ou Grands Crus de plus ou de moins suffisent à la déplacer.

La Bourgogne est le seul grand vignoble français en nette progression sur la période 2020–2025.

►Lire l'analyse détaillée : le prix des vignes en Bourgogne-Franche-Comté depuis 1991

Prix des vignes à Bordeaux

Le vignoble bordelais illustre de manière dramatique la crise du vin rouge. Le prix médian d'un hectare de vigne en Gironde est passé de 32 200 €/ha en 2020 à 14 169 €/ha en 2025, soit une chute de 56 % en cinq ans. Le bassin totalise 1 240 transactions sur la période, avec un prix médian global de 19 704 €/ha.

La baisse des prix s'est accompagnée d'un recul des volumes : 153 ventes en 2025, contre 248 en 2024. La médiane 2025 (14 169 €/ha) se stabilise par rapport à 2024 (13 385 €/ha), mais à un niveau très inférieur à celui de 2021 (24 987 €/ha). Il s'agit pour l'essentiel d'un marché de détresse où les propriétaires cèdent pour sortir de la filière. Le 1er semestre 2026 (67 ventes, médiane de 15 257 €/ha) ne montre pas de nouvelle dégradation, mais il est trop tôt pour parler de reprise.

►Lire l'analyse détaillée : le prix des vignes à Bordeaux depuis 1991

Prix des vignes à Cognac et dans les Charentes

Le vignoble cognaçais est en difficulté, conséquence directe du recul des exportations d'eaux-de-vie vers les États-Unis et la Chine. Le prix médian en Charente (16) a chuté de 49 631 €/ha en 2020 à 32 365 €/ha en 2025 (−35 %). En Charente-Maritime (17), le recul est encore plus marqué : de 34 984 à 21 025 €/ha (−40 %), soit près de 60 % de moins qu'au pic de 2022 (50 000 €/ha).

Le total sur la période s'élève à 647 transactions (256 en Charente, 391 en Charente-Maritime). Le volume de ventes s'est effondré en 2025 (32 en Charente, 38 en Charente-Maritime, contre 117 au total en 2024). Les parcelles sans contrat de livraison avec une grande maison de cognac deviennent quasi invendables.

Le 1er semestre 2026 ne montre aucun signe de reprise : la médiane du vignoble tombe à 19 297 €/ha (30 ventes), contre 30 777 €/ha au 1er semestre 2025.

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Prix des vignes en Vallée du Rhône

Premier vignoble français en nombre de transactions après le Languedoc, la Vallée du Rhône présente une très forte dichotomie nord–sud.

Le Vaucluse (84) est le département viticole le plus actif de la vallée avec 1 361 transactions sur la période et un prix médian de 24 046 €/ha. Il est suivi par le Gard (30) avec 1 115 transactions et un prix médian plus modeste de 15 870 €/ha, puis la Drôme (26) avec 381 transactions à 18 553 €/ha. Dans le nord, l'Ardèche (7) affiche un prix médian élevé de 134 818 €/ha — tiré par les appellations prestigieuses de la rive droite du Rhône (Cornas, Saint-Péray, Saint-Joseph).

En 2025, le Vaucluse reste stable (244 transactions, prix médian de 24 299 €/ha) et le Gard progresse (17 475 €/ha, +9 %). La tendance régionale est celle d'un plateau autour de 20 000 €/ha. Au 1er semestre 2026, la médiane du vignoble s'établit à 18 131 €/ha, contre 20 000 €/ha un an plus tôt.

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Prix des vignes en Provence


Après nettoyage des transactions aberrantes (ventes en zone péri-urbaine du littoral), la Provence affiche un profil modéré. Le Var (83) concentre l'essentiel du marché avec 623 transactions et un prix médian de 40 286 €/ha. Les Bouches-du-Rhône (13) comptent 135 transactions à un prix médian de 29 148 €/ha.

Le marché reste stable en 2025 : le Var enregistre 122 transactions (volume soutenu) avec un prix médian de 43 472 €/ha, en légère hausse par rapport à 2024 (40 486 €/ha). La dynamique du rosé de Provence et l'attractivité touristique continuent de soutenir les prix. Au 1er semestre 2026, le Var se maintient à 40 578 €/ha (57 ventes).

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Prix des vignes en Languedoc et Roussillon

Avec à eux deux près de 30 % du volume national de transactions, le Languedoc et le Roussillon forment le premier marché foncier viticole français en volume. Ce sont aussi les vignobles les plus abordables de France.

L'Hérault (34) est le premier département viticole français en volume avec 2 526 transactions et un prix médian de 15 000 €/ha, remarquablement stable année après année (de 14 277 €/ha en 2020 à 15 794 €/ha en 2025). L'Aude (11) suit avec 1 405 transactions et un prix médian de seulement 10 543 €/ha, ce qui en fait l'un des départements viticoles les moins chers de France — en baisse depuis 2022 (de 11 195 à 9 537 €/ha en 2025).

Le Roussillon (Pyrénées-Orientales, 66) forme un marché distinct de 976 transactions à un prix médian de 12 286 €/ha, stable sur la période. Au 1er semestre 2026, le Languedoc reste stable (12 976 €/ha), tandis que le Roussillon recule nettement (10 246 €/ha, contre 12 851 €/ha au 1er semestre 2025) avec davantage de ventes.

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Prix des vignes dans le Val de Loire

Le Val de Loire présente une grande diversité de situations selon les départements. L'Indre-et-Loire (37) forme le cœur du marché avec 402 transactions à un prix médian de 21 000 €/ha, tandis que le Maine-et-Loire (49, Saumur, Anjou) totalise 409 transactions à 15 275 €/ha. La Loire-Atlantique (44, Muscadet) est le marché le plus abordable du Val de Loire avec un prix médian de 8 803 €/ha pour 334 transactions.

Le Cher (18, Sancerre, Menetou-Salon, Quincy) tire nettement son épingle du jeu : malgré seulement 120 transactions, le prix médian atteint 150 000 €/ha, avec un pic à 198 253 €/ha en 2024 et une stabilisation à 175 000 €/ha en 2025. La Nièvre (58, Pouilly-Fumé) suit avec un prix médian de 81 125 €/ha sur 49 transactions.

Le fait marquant en 2025 est la dynamique de l'Indre-et-Loire qui enregistre 102 transactions (plus que toutes les années précédentes), à un prix médian en baisse (17 472 €/ha contre 23 010 en 2024). Au 1er semestre 2026, la médiane du Val de Loire s'établit à 14 999 €/ha (96 ventes).

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Prix des vignes en Alsace

Le vignoble alsacien ne représente qu'un faible volume de transactions DVF exploitables, mais les statistiques SAFER 2025 situent le prix moyen aux environs de 110 700 €/ha, en recul de 5 % par rapport à 2024 (117 000 €/ha). Les disparités sont fortes entre Bas-Rhin (92 300 €/ha) et Haut-Rhin (124 400 €/ha), tous deux en baisse.

►Lire l'analyse détaillée : le prix des vignes en Alsace depuis 1991

Prix des vignes dans le Sud-Ouest

Le Sud-Ouest est l'un des vignobles les plus abordables de France. La Dordogne (24, Bergerac) forme le premier marché régional avec 101 transactions et un prix médian de 9 280 €/ha. Le Gers (32, Madiran, Saint-Mont) compte 57 transactions à un prix médian de 11 708 €/ha. Le Tarn (81, Gaillac) totalise 43 transactions à un prix médian de 8 938 €/ha et le Lot (46, Cahors) 41 transactions à 10 000 €/ha.

La tendance est baissière dans toute la région : le prix médian en Dordogne est passé de 12 302 €/ha en 2020 à 8 760 €/ha en 2025, celui du Gers de 16 573 à 9 363 €/ha (−44 %). Avec seulement 17 ventes au 1er semestre 2026, aucune tendance ne peut encore être dégagée.

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Prix des vignes dans le Beaujolais, le Jura et la Savoie

Le Beaujolais (Rhône 69 + communes de Saône-et-Loire) reste un marché lisible. Le Rhône totalise 806 transactions à un prix médian de 35 003 €/ha. Le prix médian a toutefois reculé de 52 000 €/ha en 2020 à 31 847 €/ha en 2025 (−39 %), même si les crus du nord (Moulin-à-Vent, Morgon, Fleurie) résistent mieux que les appellations génériques. Le 1er semestre 2026 l'illustre : la médiane du Rhône tombe à 18 000 €/ha parce que les crus pèsent moins dans les ventes, alors que leur prix reste stable.

Le Jura (39) est un petit marché de 89 transactions à un prix médian stable de 37 622 €/ha, porté par la demande pour les vins nature et bio. Le prix médian 2025 (39 361 €/ha) est en légère hausse.

La Savoie (73) forme un marché de niche avec 46 transactions et un prix médian de 50 000 €/ha. Le prix est stable autour de 47 000–52 000 €/ha depuis 2023. Au 1er semestre 2026, le Jura (12 ventes) et la Savoie (5 ventes) comptent trop peu de transactions pour être interprétés.

Le cas particulier de la Corse

Le vignoble corse est un cas à part. Le faible nombre de transactions agricoles annuelles, le morcellement extrême du foncier et surtout le fait que de nombreuses ventes en zone littorale concernent en réalité des changements de destination (urbanisation, projets touristiques) rendent les statistiques DVF inutilisables pour caractériser le vrai prix d'une vigne corse.

Pour cette raison, nous nous référons aux chiffres publiés par la SAFER, qui retient un prix moyen de 23 700 €/ha pour les vignes AOP corses en 2025, stable par rapport à 2024. Les principales appellations concernées sont Vin de Corse, Ajaccio, Patrimonio et Muscat du Cap Corse, avec des écarts pouvant aller de 18 000 €/ha hors AOP à plus de 35 000 €/ha sur les terroirs les plus recherchés (Patrimonio, Coteaux du Cap Corse).


Télécharger le rapport 2026

Les vignobles les plus chers et les moins chers de France

Les deux classements ci-dessous portent sur l'ensemble des ventes de la période (2d semestre 2020 – 2025). Pour éviter qu'une poignée de ventes ne fausse le résultat, seuls les départements comptant au moins 10 transactions (classement des plus chers) ou plus de 40 transactions (classement des plus abordables) sont retenus.

Départements viticoles les plus chers (prix médian)

Rang Département Prix médian (€/ha) Transactions
151 — Marne (Champagne)1 100 0001 664
210 — Aube (Champagne)843 621469
32 — Aisne (Champagne)795 720194
421 — Côte-d'Or (Bourgogne)420 559486
518 — Cher (Sancerre, Menetou-Salon)150 000120
67 — Ardèche (Cornas, Saint-Péray)134 818212
789 — Yonne (Chablis)128 996192
858 — Nièvre (Pouilly-Fumé)81 12549
938 — Isère (Bugey)80 25713
1071 — Saône-et-Loire (Bourgogne/Beaujolais)77 836480

Départements viticoles les plus abordables (prix médian, > 40 transactions)

Rang Département Prix médian (€/ha) Transactions
144 — Loire-Atlantique (Muscadet)8 803334
281 — Tarn (Gaillac)8 93843
341 — Loir-et-Cher8 970114
424 — Dordogne (Bergerac)9 280101
546 — Lot (Cahors)10 00041

Record national de la parcelle la plus chère : 5 815 726 €/ha en Côte-d'Or en 2024 (Bourgogne Grand Cru), devant une vente à Puligny-Montrachet à 5 640 158 €/ha au 1er semestre 2026. Record national de la parcelle la moins chère : 2 139 €/ha en Loir-et-Cher (Val de Loire).


Quels facteurs influencent le prix d'un hectare de vigne ?

Le prix d'une parcelle de vigne dépend de bien plus que sa seule localisation. Notre observatoire publie des prix moyens par vignoble qui constituent un repère, mais l'évaluation d'une parcelle précise mobilise une dizaine de critères.

Facteurs liés à l'appellation et au cadre réglementaire - Appellation d'Origine Protégée (AOP/AOC) : premier facteur de valorisation. Un hectare peut valoir 1 à 100 fois plus selon qu'il est en VSIG, IGP, AOC régionale, AOC communale ou Grand Cru. - Cahier des charges de l'appellation (densité minimum, cépages autorisés, rendements plafonnés). - Autorisations de plantation attachées ou non à la parcelle. - Contrat de livraison avec une coopérative ou une maison de négoce — critère devenu déterminant à Cognac.

Facteurs physiques et agronomiques - Terroir : nature du sol, exposition, pente, altitude, climat local. - Cépages plantés et adéquation avec le cahier des charges. - Âge des ceps et taux de manquants (parcelles sans vigne ou mortes). - Densité de plantation et distance entre rangs. - État d'entretien général et état sanitaire.

Facteurs économiques et conjoncturels - Dynamique commerciale du bassin (exportations, tendance des ventes). - Pression foncière locale (reprise, agrandissement, cession d'exploitation). - Présence de bâtiments ou d'un chai — notre observatoire exclut ces ventes pour ne comparer que du foncier nu. - Accessibilité et regroupement parcellaire.

Pour une évaluation fiable d'une parcelle précise, rien ne remplace l'intervention d'un expert foncier spécialisé ou une Étude de Valorisation Foncière basée sur des transactions comparables locales.


La vigne, un placement et une valeur refuge ?

Sur le très long terme, la vigne AOP française a largement surperformé l'inflation. Selon les chiffres SAFER, le prix moyen d'un hectare de vigne AOP est passé d'environ 60 000 €/ha en 1997 à 153 500 €/ha en 2023, puis 176 400 €/ha en 2024 — soit une valeur multipliée par près de 3 en moins de 30 ans.

L'investissement viticole présente plusieurs avantages patrimoniaux : - Abattement de 75 % (jusqu'à 300 000 €, puis 50 % au-delà) sur les droits de succession et donation pour les biens loués par bail rural à long terme. - Exonération partielle d'IFI à hauteur de 101 897 € (75 %) puis 50 % au-delà. - Revenus locatifs sécurisés via le fermage viticole. - Valeur refuge en période d'inflation sur les appellations prestigieuses.

Attention toutefois : depuis 2022, le placement viticole n'est plus automatique. Les cycles haussiers se sont retournés dans la quasi-totalité des bassins hors Champagne et Bourgogne Côte-d'Or. Le choix du vignoble, de l'appellation et du mode d'exploitation (faire-valoir direct, bail rural, portage foncier) est plus déterminant que jamais.


Méthodologie : nos données vs celles de la SAFER

Nos sources

Toutes nos statistiques sont issues du fichier DVF (Demandes de Valeurs Foncières) publié tous les semestres par la Direction Générale des Finances Publiques. Il recense l'intégralité des mutations à titre onéreux d'immeubles en France et constitue la source la plus exhaustive et la plus officielle disponible. La présente mise à jour s'appuie sur la publication du 20 octobre 2026, qui couvre les ventes jusqu'au 30 juin 2026.

Nos filtres de traitement

Les fichiers DVF sont complexes : une vente peut générer 10 à 15 lignes pour 2 ou 3 parcelles. Nous appliquons une série de filtres pour ne conserver que les transactions réellement représentatives du marché viticole :

  1. Surface supérieure à 1 000 m² et au moins 90 % de vignes dans la surface vendue, pour écarter les ventes à usage non viticole.
  2. Exclusion de toutes les ventes comportant du bâti (maison, dépendance), afin de comparer uniquement du foncier nu.
  3. Exclusion des ventes à moins de 500 €/ha (valeurs anormalement faibles).
  4. Élimination, dans chaque département, des 5 % de ventes les plus basses et des 5 % les plus hautes pour neutraliser les valeurs extrêmes.
  5. Comparaison de chaque vente aux prix locaux : une vente est jugée suspecte lorsque son prix à l'hectare dépasse nettement celui des ventes de la même commune, à défaut de la même appellation, à défaut du même département. Toute vente dépassant 3 fois le prix médian local est contrôlée, y compris dans les appellations de prestige : c'est le contrôle de la parcelle, et non le prix, qui décide de l'exclusion. Les ventes légitimes de Grands Crus sont ainsi conservées.
  6. Contrôle des ventes suspectes, parcelle par parcelle : présence réelle de vigne (photographie aérienne de l'IGN, déclarations PAC), zonage d'urbanisme (Géoportail de l'urbanisme) et présence de bâti. Une parcelle sans vigne, constructible ou bâtie est écartée ; une vigne en zone agricole ou naturelle est conservée.
  7. Rattachement commune par commune au bon vignoble selon la cartographie INAO.

Pourquoi les chiffres 2020-2025 ont été révisés

Les chiffres publiés sur cette page en avril 2026 ont été recalculés en novembre 2026. Deux raisons à cela. D'abord, l'administration fiscale a ajouté à ses fichiers des ventes de 2025 enregistrées tardivement, surtout en Champagne et en Bourgogne. Ensuite, nous avons remplacé notre ancienne méthode de détection des ventes aberrantes, fondée sur les prix SAFER départementaux, par la comparaison locale et le contrôle parcelle par parcelle décrits ci-dessus. Cette méthode, appliquée à toutes les années depuis 2020, écarte davantage de fausses ventes de vignes dans les vignobles courants, sans éliminer les ventes légitimes des petites appellations prestigieuses.

Pour 2025, le prix médian passe ainsi de 23 985 à 23 665 €/ha (−1,3 %) et le prix moyen de 205 441 à 219 163 €/ha, principalement sous l'effet des ventes champenoises et bourguignonnes ajoutées. Le nombre de transactions retenues de 2020 à 2025 passe de 17 579 à 16 937.

 

Différences avec les statistiques SAFER

Critère    Ma-propriete.fr    SAFER
Source    DVF (administration fiscale)    Transactions SAFER + notifications notariales
Périmètre    Ventes de foncier nu uniquement    Toutes ventes, bâti inclus
Volume 2024    3 038 transactions    8 650 transactions
Indicateurs publiés    Prix moyen, médian, min, max, écart-type, surface    Prix moyen uniquement
Marchés peu actifs    Données DVF brutes ou absentes    Prix « à dire d'expert »

Nos statistiques sont plus conservatrices (périmètre restreint) mais plus granulaires : elles permettent d'apprécier la dispersion du marché, ce que le seul prix moyen SAFER ne permet pas.


Questions fréquentes sur le prix des vignes

Quel est le prix moyen d'un hectare de vigne en France en 2026 ? La référence reste l'année 2025, dernière année complète : sur 2 922 ventes, le prix moyen d'un hectare de vigne s'établit à 219 163 €/ha et le prix médian à 23 665 €/ha. L'écart s'explique par le poids de la Champagne et de la Bourgogne dans les moyennes. Au 1er semestre 2026, les premiers chiffres, encore provisoires, donnent un prix médian de 19 846 €/ha.

Le prix des vignes baisse-t-il en 2026 ? Les premiers chiffres le suggèrent, sans le démontrer. Au 1er semestre 2026, le prix médian national recule de 8,5 % par rapport au 1er semestre 2025 (19 846 contre 21 699 €/ha). Une partie de cette baisse tient à la composition des ventes ; à vignobles comparables, le recul est plutôt de l'ordre de 7 %. Ces données sont provisoires : des ventes du semestre seront encore ajoutées par l'administration fiscale. La Champagne reste stable, Cognac poursuit sa baisse.

Quel est le vignoble le plus cher de France ? La Champagne, avec un prix médian de 1 100 000 €/ha dans la Marne. La Côte-d'Or en Bourgogne atteint ponctuellement des prix supérieurs (jusqu'à 5,8 M€/ha sur des Grands Crus), mais avec une dispersion beaucoup plus forte d'une parcelle à l'autre.

Quel est le vignoble le moins cher de France ? Les départements les plus abordables sont la Loire-Atlantique, le Tarn et le Loir-et-Cher (prix médians autour de 9 000 €/ha), suivis de la Dordogne (9 280 €/ha) et du Lot (10 000 €/ha). Certaines parcelles se négocient à partir de 2 139 €/ha.

Combien coûte un hectare de vigne en Champagne ? La Marne (51) affiche un prix médian de 1 100 000 €/ha, stable depuis 2020. L'Aube se situe autour de 844 000 €/ha et l'Aisne autour de 796 000 €/ha (médianes 2020-2025). Ces prix sont remarquablement homogènes, et le 1er semestre 2026 confirme leur stabilité.

Combien coûte un hectare de vigne en Bourgogne ? La Côte-d'Or affiche un prix médian de 420 559 €/ha sur 2020-2025 et un record à 5,8 millions d'euros l'hectare. L'Yonne (Chablis) se situe autour de 129 000 €/ha et la Saône-et-Loire autour de 78 000 €/ha.

Combien coûte un hectare de vigne à Bordeaux ? Le prix médian en Gironde sur la période 2020-2025 est de 19 704 €/ha, mais la tendance est fortement baissière : 14 169 €/ha en 2025 contre 32 200 €/ha en 2020, soit une chute de 56 %.

Combien rapporte un hectare de vigne ? Le rendement dépend de multiples facteurs (appellation, rendement plafonné, vinification, mode de commercialisation). À titre indicatif, le rendement moyen en France est de 57 hectolitres/ha (5 700 litres). En vrac sur une appellation générique, cela représente un chiffre d'affaires de 5 000 à 15 000 € ; en bouteille et en vente directe, il peut dépasser 50 000 €/ha. En Champagne ou en Grand Cru bourguignon, plusieurs centaines de milliers d'euros.

Pourquoi le prix des vignes baisse-t-il depuis 2023 ? Trois facteurs cumulés : la crise du vin rouge qui frappe Bordeaux, le Languedoc et le Sud-Ouest ; le recul des exportations de cognac vers les États-Unis et la Chine ; et la hausse des taux bancaires qui freine les investisseurs. Seules la Champagne et la Bourgogne Côte-d'Or échappent à cette tendance. Le volume national de transactions a reculé de 9,8 % entre le pic de 2022 et 2025.

Comment est calculé le prix d'une parcelle de vigne précise ? Au-delà des statistiques moyennes par vignoble, l'évaluation d'une parcelle précise tient compte de l'appellation, du terroir, des cépages, de l'âge des ceps, du taux de manquants, de la densité, de l'état sanitaire et d'éventuels droits ou contrats attachés. Un expert foncier ou une Étude de Valorisation Foncière basée sur des comparables locaux est indispensable pour une évaluation fiable.

Pourquoi nos chiffres diffèrent-ils de ceux de la SAFER ? La SAFER publie un prix moyen toutes ventes confondues (y compris avec bâti), tandis que nos statistiques portent exclusivement sur le foncier nu. De plus, notre base est nettoyée des transactions aberrantes, contrôlées parcelle par parcelle (parcelles sans vigne, terrains constructibles, ventes avec bâti non identifié). Nos prix sont donc généralement inférieurs aux prix SAFER, mais plus représentatifs du marché viticole stricto sensu.

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Page mise à jour en novembre 2026 à partir des fichiers DVF officiels publiés le 20 octobre 2026 (période : 2d semestre 2020 – 1er semestre 2026). Base nettoyée de 18 305 transactions, dont 1 368 au 1er semestre 2026 (chiffres provisoires). Prochaine mise à jour prévue : printemps 2027 (année 2026 complète).

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