En 2025, le prix moyen d'un hectare de terres agricoles en France s'établit à 6 059 €/ha, soit une progression de +0,3 % par rapport à 2024. Le prix médian atteint 5 307 €/ha, confirmant une tendance haussière homogène sur l'ensemble du territoire.
Sur la période 2021–2025, la progression cumulée du prix des terres agricoles est de +4,4 % en valeur nominale, soit un TCAM (Taux de Croissance Annuel Moyen) de +1,1 %/an. Cette hausse reste bien inférieure à l'inflation constatée sur la même période (environ +14 %), ce qui traduit une érosion en valeur réelle du prix du foncier agricole. Le marché foncier agricole français maintient ainsi les prix des terres parmi les plus bas de l'Union européenne.
Le volume de transactions reste stable à 14 328 ventes en 2025 (contre 14 395 en 2024, soit -0,5 %). La surface moyenne vendue est de 10,8 ha par transaction. Le ratio P90/P10, qui mesure l'écart entre les transactions les plus chères et les moins chères, se maintient à 4,2× : un marché profondément hétérogène où la moyenne nationale ne suffit jamais à elle seule pour estimer la valeur vénale d'une parcelle.
Le classement régional révèle des dynamiques contrastées en 2025. Le tableau ci-dessous présente les prix moyens régionaux sur la base de l'année 2025 complète, avec l'évolution cumulée depuis 2021 (première année complète de notre base DVF).
| Région | Prix moyen 2025 (€/ha) | Évol. 2024→2025 | Évol. 2021→2025 | Nb de ventes 2025 |
|---|---|---|---|---|
| PACA | 14 884 | +14,4 % | +9,0 % | 59 |
| Hauts-de-France | 8 940 | +2,2 % | +11,0 % | 1 365 |
| Normandie | 8 905 | +2,7 % | +9,8 % | 1 442 |
| Île-de-France | 7 932 | +0,5 % | +5,2 % | 214 |
| Occitanie | 7 653 | -5,2 % | +5,4 % | 995 |
| Grand Est | 7 490 | +4,7 % | +3,2 % | 1 233 |
| Centre-Val de Loire | 5 892 | -1,8 % | +1,6 % | 1 195 |
| Bretagne | 5 803 | -0,3 % | +4,3 % | 1 297 |
| Corse | 5 445 | -13,0 % | n.s. | 19 |
| Nouvelle-Aquitaine | 5 135 | -2,7 % | -0,5 % | 2 103 |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 4 786 | +4,0 % | +9,3 % | 1 230 |
| Pays de la Loire | 3 842 | +3,4 % | +4,8 % | 1 873 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 2 907 | +0,1 % | -0,4 % | 1 303 |
Source : DVF, traitement ma-propriete.fr — Année 2025 complète (hors vignes). n.s. = non significatif (volume < 20 ventes).
Le Grand Est (+4,7 %) et l'Auvergne-Rhône-Alpes (+4,0 %) enregistrent les progressions les plus solides en 2025. En Champagne, la Marne atteint 11 957 €/ha (+6,1 %), tirée par la demande soutenue pour les terres de grandes cultures céréalières. L'Aube franchit la barre des 10 000 €/ha (10 929 €/ha).
La Normandie (+2,7 %) et les Hauts-de-France (+2,2 %) confirment leur dynamique haussière de longue durée. En Normandie, la Seine-Maritime atteint 12 013 €/ha et l'Eure dépasse les 10 000 €/ha. Dans les Hauts-de-France, la Somme progresse de +8,6 % à 9 402 €/ha, reflétant la vive compétition pour les parcelles labourables de la plaine céréalière du quart Nord.
Les Pays de la Loire (+3,4 %) enregistrent également un rebond notable après plusieurs années de quasi-stagnation, portés par la dynamique de la Mayenne (6 502 €/ha) et de la Sarthe.
L'Île-de-France (+0,5 %), la Bretagne (-0,3 %) et la Bourgogne-Franche-Comté (+0,1 %) affichent une quasi-stabilité. La Bourgogne-Franche-Comté reste la région la moins chère de France avec 2 907 €/ha, un niveau remarquablement stable depuis 2020 (-0,4 % sur 4 ans), reflet d'un marché d'élevage allaitant et de polyculture peu spéculatif.
En Bretagne, les quatre départements restent dans une fourchette étroite entre 5 387 €/ha (Ille-et-Vilaine) et 6 059 €/ha (Finistère), avec un marché très actif de 1 297 ventes par an.
L'Occitanie enregistre le recul le plus marqué (-5,2 %), tirée vers le bas par la correction du Tarn (-17,5 %), du Gard (-7,1 %) et du Gers (-4,4 %). Cette correction intervient après plusieurs années de forte hausse et dans un contexte de conjoncture agricole difficile pour les filières régionales.
La Nouvelle-Aquitaine recule de -2,7 %, portée par les baisses des Landes et du Lot-et-Garonne. Le Centre-Val de Loire affiche -1,8 %, avec un repli sensible de l'Eure-et-Loir (-3,3 %) malgré des prix qui restent parmi les plus élevés de la région (8 647 €/ha).
La PACA (+14,4 %) et la Corse (-13,0 %) constituent des marchés ultra-confidentiels (59 et 19 ventes respectivement) où quelques transactions atypiques suffisent à faire varier la moyenne de plusieurs milliers d'euros. Ces chiffres ne sont pas significatifs au sens statistique.
L'hétérogénéité du marché foncier agricole français est structurelle : l'écart entre le département le plus cher et le moins cher atteint un facteur 7,9× en 2025 (Bouches-du-Rhône à 19 365 €/ha contre Saône-et-Loire à 2 437 €/ha). Cette dispersion rend indispensable une analyse locale — par département ou par petite région agricole — pour toute estimation de la valeur vénale d'un terrain.
Ces marchés sont souvent confidentiels, portés par la pression périurbaine, la proximité de zones viticoles (AOP, IGP — exclues de notre périmètre) et la rareté du foncier agricole en zone méditerranéenne ou dans les bassins céréaliers les plus productifs.
| Rang | Département | Prix moyen (€/ha) | Nb ventes |
|---|---|---|---|
| 1 | 13 — Bouches-du-Rhône | 19 365 | 24 |
| 2 | 66 — Pyrénées-Orientales | 15 995 | 12 |
| 3 | 84 — Vaucluse | 14 943 | 19 |
| 4 | 30 — Gard | 13 165 | 39 |
| 5 | 76 — Seine-Maritime | 12 013 | 209 |
| 6 | 51 — Marne | 11 957 | 254 |
| 7 | 34 — Hérault | 11 191 | 29 |
| 8 | 10 — Aube | 10 929 | 179 |
| 9 | 27 — Eure | 10 355 | 214 |
| 10 | 95 — Val-d'Oise | 9 484 | 20 |
Ces départements offrent un bon rapport liquidité/accessibilité pour un premier investissement foncier agricole ou une installation agricole. Les volumes de transactions y sont élevés, signe d'un marché fluide où les opportunités d'achat sont réelles.
| Rang | Département | Prix moyen (€/ha) | Nb ventes |
|---|---|---|---|
| 1 | 71 — Saône-et-Loire | 2 437 | 391 |
| 2 | 44 — Loire-Atlantique | 2 476 | 380 |
| 3 | 39 — Jura | 2 546 | 124 |
| 4 | 85 — Vendée | 2 626 | 396 |
| 5 | 70 — Haute-Saône | 2 727 | 156 |
| 6 | 23 — Creuse | 2 780 | 149 |
| 7 | 58 — Nièvre | 3 182 | 150 |
| 8 | 21 — Côte-d'Or | 3 183 | 170 |
| 9 | 01 — Ain | 3 187 | 144 |
| 10 | 89 — Yonne | 3 294 | 164 |
Source : DVF, traitement ma-propriete.fr — Année 2025 complète, hors vignes.
| Année | Prix moyen (€/ha) | Prix médian (€/ha) | Nb de ventes | P10 plancher | P90 plafond | Surface moy. (ha) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 (S2) | 5 857 | 5 131 | 7 039 | 2 390 | 10 203 | 10,79 |
| 2021 | 5 804 | 5 009 | 14 506 | 2 350 | 10 092 | 10,55 |
| 2022 | 5 845 | 5 004 | 15 068 | 2 440 | 10 115 | 10,86 |
| 2023 | 5 919 | 5 200 | 15 061 | 2 474 | 10 273 | 10,80 |
| 2024 | 6 038 | 5 284 | 14 395 | 2 454 | 10 500 | 10,52 |
| 2025 | 6 059 | 5 307 | 14 328 | 2 500 | 10 537 | 10,79 |
Source : DVF, traitement ma-propriete.fr — 2020 = 2e semestre uniquement. 2021 à 2025 = années civiles complètes. Hors vignes.
L'évolution des prix des terres agricoles reste modérée sur cinq ans. Le TCAM (Taux de Croissance Annuel Moyen) s'établit à +1,1 %/an pour le prix moyen et +1,5 %/an pour le prix médian entre 2021 et 2025. Le ratio P90/P10 se maintient autour de 4,2× sur l'ensemble de la période : les 10 % de transactions les plus chères se négocient toujours plus de 4 fois le prix des 10 % les moins chères.
Cette dispersion structurelle rend toute valeur vénale moyenne nationale peu représentative du prix réel d'un hectare dans un secteur donné. Le marché foncier agricole reste avant tout un marché local, à l'échelle du département ou de la petite région agricole.
Par ailleurs, l'écart entre le prix moyen et le prix médian (environ +14 %) traduit une asymétrie positive persistante : un noyau de transactions premium — terres de grandes cultures dans les bassins céréaliers de la Beauce, de la Champagne et du Nord, ainsi que parcelles périurbaines — tire la moyenne vers le haut.
Avec un prix moyen autour de 6 200 €/ha (source SAFER, terres libres), la France se situe 57 % en dessous de la moyenne de l'Union européenne (environ 14 343 €/ha selon Eurostat). Cet écart considérable positionne la France comme l'un des marchés fonciers agricoles les plus accessibles d'Europe occidentale.
À titre de comparaison, l'hectare agricole se négocie autour de 77 000 € aux Pays-Bas, plus de 40 000 € en Irlande et au Danemark, et environ 23 000 € au Royaume-Uni. Seuls les pays d'Europe de l'Est (Roumanie, Bulgarie, Pologne) affichent des niveaux inférieurs à la France.
Ce positionnement européen fait des terres agricoles françaises un actif potentiellement attractif pour les investisseurs européens, une réalité que la régulation SAFER (droit de préemption) contribue à encadrer pour préserver la vocation productive du foncier agricole.
Les statistiques publiées par la SAFER distinguent deux marchés : celui des terres libres (non louées, immédiatement exploitables par l'acquéreur) et celui des terres louées (soumises à un bail rural en cours). En 2024, les prix s'établissent à :
La décote des terres louées s'établit ainsi à environ 18 % par rapport aux terres libres. Elle s'explique par les protections accordées au fermier en place : droit au maintien dans les lieux, encadrement du loyer par l'indice des fermages (fixé à 123,06 en 2025, soit +0,42 % vs 2024), et possibilité pour le locataire de bénéficier d'un droit de préemption en cas de vente.
Pour l'acquéreur, cette décote peut constituer une opportunité : l'achat de terres louées génère un rendement locatif immédiat (le fermage perçu), tout en offrant une perspective de plus-value à la libération du bail. C'est un arbitrage classique entre rendement courant et liberté d'exploitation.
Nos propres statistiques DVF ne distinguent pas systématiquement le statut libre ou loué. En revanche, les prix que nous publions incluent les deux catégories, ce qui positionne notre moyenne nationale (6 059 €/ha) entre les deux références SAFER.
Le prix d'une surface agricole peut varier considérablement d'une parcelle à l'autre, même au sein d'un même département. Plusieurs facteurs structurels expliquent ces écarts et doivent être pris en compte pour estimer la valeur d'un terrain agricole.
La qualité agronomique du sol est le premier déterminant. Les terres argilo-calcaires de la Champagne crayeuse, les limons profonds de la Beauce et de la Plaine de Caen, ou les sols des grandes cultures du Nord sont parmi les plus valorisés. À l'inverse, les sols acides de la Bretagne centrale, les terres de montagne du Massif Central ou du Jura se négocient à des prix nettement inférieurs.
Le type de production influence directement les prix. Les terres de grandes cultures (céréales, oléagineux, betteraves) se vendent en moyenne 63 % plus cher que celles dédiées à l'élevage bovin. Cette prime s'explique par une rentabilité à l'hectare supérieure et par la demande soutenue des exploitants céréaliers en phase d'agrandissement.
Le statut d'occupation joue un rôle majeur : une terre libre vaut en moyenne 18 % de plus qu'une terre soumise à un bail rural. Les terres louées constituent néanmoins la grande majorité des transactions en France (environ 60 % de la surface agricole utile est exploitée en fermage).
La pression périurbaine et l'urbanisation font grimper les prix des parcelles situées à proximité des métropoles, sous l'effet du changement de destination potentiel. La réglementation ZAN (Zéro Artificialisation Nette) vise à freiner cette dynamique, mais son application effective reste progressive.
La taille et la forme de la parcelle entrent également en jeu. Les grandes parcelles facilement mécanisables se négocient mieux au mètre carré que les petites surfaces enclavées. La surface moyenne des transactions DVF est de 10,8 ha, mais les parcelles de 3 à 10 ha représentent la majorité du marché.
La Politique Agricole Commune (PAC) influence indirectement les prix à travers les aides couplées à la production et les droits à paiement de base, qui déterminent la rentabilité économique de l'exploitation et donc la capacité financière des acquéreurs.
Le changement climatique est un facteur de long terme de plus en plus scruté. Les régions dotées de ressources en eau suffisantes et d'un climat favorable aux cultures céréalières voient leur attractivité foncière se renforcer, tandis que les zones exposées au stress hydrique pourraient subir une érosion de la valeur de leurs terres.
La présence d'appellations viticoles (AOC, AOP, IGP) fait s'envoler les prix bien au-delà des terres agricoles ordinaires. C'est pourquoi les vignes font l'objet d'un observatoire séparé sur notre site et sont exclues du périmètre de cette page.
Enfin, le barème indicatif de la valeur vénale, publié chaque année au Journal officiel par le ministère de l'Agriculture, fournit une première référence par département et par petite région agricole. Ce barème, établi conjointement par le ministère et la SAFER, est utile pour les déclarations fiscales (IFI, successions) mais ne reflète pas la réalité fine du marché local. Pour une évaluation précise, il est recommandé de consulter un professionnel de l'immobilier agricole.
Investir dans les terres agricoles présente des caractéristiques uniques par rapport aux autres classes d'actifs immobiliers ou financiers.
D'un côté, les terres agricoles en France affichent des prix parmi les plus bas de l'Union européenne, une faible volatilité historique et une décorrélation partielle des marchés boursiers. La valorisation reste modérée (+4,4 % sur 4 ans, soit bien en dessous de l'inflation), mais la rareté croissante du foncier — la surface agricole utile a diminué de 35 à 27 millions d'hectares depuis 1950 — et la pression foncière en font un actif patrimonial défensif à long terme.
D'un autre côté, le marché est structurellement encadré par la SAFER (droit de préemption sur la quasi-totalité des ventes de foncier agricole) et par le Contrôle des Structures (autorisation administrative d'exploiter au-delà d'un seuil de surface). Ces mécanismes protègent l'agriculteur en place et la vocation agricole des terres, mais limitent les plus-values spéculatives à court terme.
Plusieurs véhicules d'investissement existent : l'achat direct de parcelles (avec mise en fermage), les Groupements Fonciers Agricoles (GFA), les foncières agricoles, ou encore les Groupements Fonciers d'Investissement (GFI). Chacun offre un équilibre différent entre rendement, liquidité et fiscalité. Les biens ruraux loués par bail à long terme bénéficient notamment d'une exonération partielle d'IFI (75 % jusqu'à un certain seuil).
En matière d'évaluation du prix des terres, ni les barèmes indicatifs publiés au Journal officiel ni les données nationales ne suffisent : c'est toujours l'analyse locale — par commune, par petite région agricole, par type de sol et par qualité agronomique — qui détermine la valeur vénale réelle d'une parcelle.
Pour une estimation précise avant d'acheter ou de vendre, nous proposons un service d'étude de valorisation foncière personnalisé, basé sur les transactions réelles de votre secteur.
Téléchargez notre rapport annuel complet
Notre Observatoire du Prix des Terres Agricoles — Édition 2026 détaille l'ensemble des statistiques nationales, régionales et départementales issues des données DVF. Il comprend des analyses par tranche de surface, des comparatifs SAFER et européens et des perspectives de marché.
Renseignez votre adresse email ci-dessous pour recevoir le rapport complet au format PDF et vous inscrire à notre newsletter.
Retrouvez ci-dessous nos articles d'analyse par région, incluant les statistiques DVF départementales, les comparatifs SAFER et des graphiques d'évolution des prix. Chaque article est mis à jour avec les dernières données disponibles.
| Région | Prix moyen 2025 (€/ha) | Nb ventes | Article détaillé |
|---|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 4 786 | 1 230 | Lire l'article |
| Bourgogne-Franche-Comté | 2 907 | 1 303 | Lire l'article |
| Bretagne | 5 803 | 1 297 | Lire l'article |
| Centre-Val de Loire | 5 892 | 1 195 | Lire l'article |
| Corse | 5 445 | 19 | Lire l'article |
| Grand Est | 7 490 | 1 233 | Lire l'article |
| Hauts-de-France | 8 940 | 1 365 | Lire l'article |
| Île-de-France | 7 932 | 214 | Lire l'article |
| Normandie | 8 905 | 1 442 | Lire l'article |
| Nouvelle-Aquitaine | 5 135 | 2 103 | Lire l'article |
| Occitanie | 7 653 | 995 | Lire l'article |
| Pays de la Loire | 3 842 | 1 873 | Lire l'article |
| PACA | 14 884 | 59 | Lire l'article |
Consultez également nos analyses annuelles nationales :
Nos statistiques sont issues des données publiées tous les semestres par l'administration fiscale française, couramment appelées données DVF (Demandes de Valeurs Foncières), accessibles sur la plateforme app.dvf.etalab.gouv.fr, un service public du ministère des Finances.
Il s'agit d'une source officielle recensant toutes les mutations à titre onéreux d'immeubles en France métropolitaine (hors Alsace-Moselle). Notre base couvre la période du 1er juillet 2020 au 31 décembre 2025.
Pour garantir la fiabilité de notre analyse, notre statisticien (Mamadou Diop — Data Analyst / Statisticien) a appliqué plusieurs traitements sur les fichiers DVF bruts :
Notre base de 14 000 à 15 000 transactions annuelles offre une représentativité robuste du marché réel des terres agricoles françaises, hors vignes et hors forêts.
Chaque année, le ministère de l'Agriculture publie au Journal officiel un barème indicatif de la valeur vénale moyenne des terres agricoles, établi conjointement avec la SAFER et le Service de la Statistique et de la Prospective (SSP). Le dernier barème, publié le 26 août 2025, porte sur les prix constatés en 2024.
Ce barème fournit des prix par département et par petite région agricole (environ 400 PRA en France), en distinguant les terres libres et les terres louées. Les prix sont calculés sur une moyenne triennale (2022-2024 pour les chiffres 2024). Ce barème est une référence pour les transactions, les déclarations fiscales (IFI, droits de succession) et les expertises foncières. Il est consultable sur Legifrance.
La SAFER réalise ses statistiques sur une base plus large (98 350 transactions en 2024, soit environ 7 fois notre périmètre), incluant des ventes mixtes (terres + bâti) sur lesquelles elle applique des répartitions de prix. Ses données sont consultables gratuitement sur le-prix-des-terres.fr.
Les principales différences avec nos statistiques :
Comme toute analyse statistique, nos données présentent des limites qu'il est important de connaître :
Le prix moyen d'un hectare de terre agricole en France est de 6 059 € en 2025, selon nos statistiques basées sur les données officielles DVF. Le prix médian s'établit à 5 307 €/ha. Pour référence, la SAFER publie un prix moyen de 6 400 €/ha pour les terres libres uniquement (chiffres 2024).
Plusieurs sources sont à votre disposition : notre outil interactif en haut de cette page (données DVF par département), le site le-prix-des-terres.fr de la SAFER (prix par commune), et le barème indicatif publié au Journal officiel par le ministère de l'Agriculture (prix par petite région agricole). Pour une estimation personnalisée de vos parcelles, consultez notre service d'étude de valorisation foncière.
Le barème indicatif de la valeur vénale moyenne des terres agricoles est publié chaque année au Journal officiel par le ministère de l'Agriculture. Le dernier barème (août 2025) porte sur les prix constatés en 2024. Il fournit des fourchettes de prix par département et par petite région agricole, pour les terres libres et les terres louées. Ce barème est une référence pour les déclarations fiscales (IFI, successions) mais reste indicatif.
Les terres agricoles présentent une faible volatilité et une décorrélation partielle des marchés financiers. Leur valorisation reste modérée en France (+4,4 % cumulés sur 4 ans), mais leur rareté croissante et la pression foncière en font un actif patrimonial défensif. Ce n'est pas un placement spéculatif, mais un outil de diversification à long terme. Les biens ruraux loués bénéficient en outre d'une exonération partielle d'IFI.
Oui, l'achat de terres agricoles par un non-agriculteur est possible. Toutefois, la SAFER dispose d'un droit de préemption sur la plupart des ventes de foncier agricole, et le Contrôle des Structures peut imposer une autorisation administrative d'exploiter au-delà d'un certain seuil de surface. Pour en savoir plus, consultez notre guide complet sur l'achat de terres agricoles.
Nos statistiques sont calculées directement sur les transactions de l'année (données DVF), sans lissage triennal. Elles incluent uniquement les ventes de terres nues (sans bâti, ≥ 3 ha) et publient plus d'indicateurs : prix moyen, médian, plancher (P10), plafond (P90) et volumes. La SAFER dispose d'une base plus large (98 000 transactions) mais publie un seul prix moyen lissé sur 3 ans, et distingue les terres libres des terres louées.
Une terre libre est disponible immédiatement pour l'acquéreur (pas de bail en cours). Une terre louée est occupée par un fermier disposant d'un bail rural et d'un droit au maintien dans les lieux. En 2024, l'écart de prix est d'environ 18 % en faveur des terres libres (6 400 €/ha contre 5 220 €/ha selon la SAFER). Le loyer des terres louées est encadré par l'indice national des fermages.
L'estimation du prix d'une parcelle agricole repose sur plusieurs critères : la qualité du sol, la localisation, le type de culture pratiqué, le statut d'occupation (libre ou louée), la taille et la forme de la parcelle. Les outils disponibles sont le barème indicatif du Journal officiel, les données SAFER (le-prix-des-terres.fr), les données DVF et l'avis d'un professionnel. Pour une estimation personnalisée, consultez notre service d'étude de valorisation foncière.
La France se situe parmi les pays les moins chers d'Europe occidentale, avec un prix moyen autour de 6 200 €/ha, soit environ 57 % en dessous de la moyenne européenne (14 343 €/ha selon Eurostat). Les Pays-Bas affichent les prix les plus élevés (~77 000 €/ha), suivis de l'Irlande et du Danemark. Seuls les pays d'Europe de l'Est pratiquent des prix inférieurs à la France.
Vous trouverez sur ma-propriete.fr une large sélection de terrains agricoles à vendre, libres ou loués, proposés par des agences spécialisées et des propriétaires particuliers. Pensez à créer une alerte pour être automatiquement informé par email des nouvelles exploitations agricoles à vendre dans votre secteur.
Vous pouvez également publier vous-même l'annonce de vente de votre exploitation agricole et profiter de la visibilité de notre site pour recevoir des contacts d'acquéreurs qualifiés.
Acheter une exploitation agricole
Vendre une exploitation agricole
Pour aller plus loin dans votre projet d'achat, de vente ou d'installation :