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Les statistiques complètes et officielles. Dernière mise à jour : mars 2026


Combien coûte un hectare de forêt en France ? À cette question, les réponses publiquement disponibles divergent souvent — moyennes nationales très agrégées, données régionales partielles, indicateurs déconnectés du marché réel.
Pour y voir clair, ma-propriete.fr a analysé 31 383 transactions forestières réellement enregistrées entre le 1er juillet 2020 et le 30 juin 2025, à partir de la base officielle DVF (Demandes de Valeurs Foncières) du ministère de l'Économie. Les pages qui suivent restituent les chiffres clés du marché à l'échelle nationale, régionale et départementale.

Les chiffres clés du marché forestier français (2020-2025)

Indicateur     Valeur
Prix médian d'un hectare de forêt     4 765 €/ha
Prix moyen d'un hectare de forêt     6 281 €/ha
Surface médiane d'une vente     3,3 hectares
Volume total échangé sur 5 ans     267 300 hectares
Valeur totale échangée sur 5 ans     1,74 milliard d'euros
Nombre de transactions analysées         31 383

Source : base DVF, traitement ma-propriete.fr. Méthodologie détaillée en fin de page.

Explorez les prix par région et par département

Sélectionnez une région ou un département pour visualiser les prix médians et moyens, le nombre de ventes et la surface médiane des transactions enregistrées sur la période 2020-2025.

Quel est le prix moyen d'une forêt en France ?

Sur la période 2020-2025, le prix médian d'un hectare de forêt en France s'établit à 4 765 €/ha, pour un prix moyen de 6 281 €/ha. Cet écart entre la moyenne et la médiane est révélateur : il traduit la présence d'un nombre significatif de petites parcelles vendues à des prix unitaires élevés, qui tirent la moyenne vers le haut sans refléter la réalité de la majorité des transactions.

Pourquoi distinguer prix médian et prix moyen

Le prix médian correspond au prix qui sépare le marché en deux moitiés égales : 50 % des transactions se concluent en dessous, 50 % au-dessus. C'est l'indicateur le plus fidèle pour comprendre ce que coûte réellement un hectare de forêt « ordinaire » en France.

Le prix moyen, lui, est arithmétique. Il intègre toutes les transactions sans distinction et se trouve mécaniquement tiré vers le haut par les ventes les plus chères, souvent des petites parcelles à fort prix unitaire ou des forêts d'exception. Sur le marché forestier, l'écart entre médiane et moyenne est important — ce qui invite à manier les chiffres « moyens » avec prudence.

L'évolution du prix médian sur les années récentes

Sur les quatre années pleines disponibles dans les données DVF analysées (2021, 2022, 2023, 2024), le prix médian d'un hectare de forêt progresse de manière continue, sans à-coup notable :

Année          Nombre de ventes         Prix médian (€/ha)         Évolution    
2021     6 521     4 624     —
2022     6 473     4 825     + 4,3 %
2023     6 569     4 854     + 0,6 %
2024     6 424     4 846     − 0,2 %

Note : les années 2020 (juillet-décembre uniquement) et 2025 (janvier-juin uniquement) sont partielles et ne peuvent être comparées aux années pleines. Elles sont exclues de ce tableau d'évolution.

Sur quatre ans, le prix médian gagne 4,8 %, soit une progression annuelle moyenne d'environ 1,2 %. La dynamique est régulière, sans rupture brutale : un signal cohérent avec le statut de la forêt comme actif patrimonial peu volatil, à l'écart des cycles immobiliers résidentiels.

Le prix des forêts par région

Les écarts régionaux sont considérables : le prix médian d'un hectare de forêt varie de moins de 4 000 € en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine à plus de 9 000 € en Normandie. Cette dispersion s'explique par la qualité des stations forestières, la pression foncière, les essences dominantes et la structure des peuplements.

Région     Nombre de ventes         Prix médian (€/ha)         Surface médiane (ha)    
Auvergne-Rhône-Alpes     4 706     4 000     3,2
Bourgogne-Franche-Comté     3 005     4 784     3,6
Bretagne     1 180     4 827     2,4
Centre-Val de Loire     1 669     5 579     3,2
Corse     328     4 870     3,9
Grand Est     2 526     4 849     3,1
Hauts-de-France     1 777     8 772     2,5
Île-de-France     577     6 635     2,8
Normandie     1 442     9 075     2,7
Nouvelle-Aquitaine     7 102     3 667     4,3
Occitanie     3 347     3 612     3,5
Pays de la Loire     1 289     4 865     2,7
Provence-Alpes-Côte d'Azur         1 905     5 488     3,0


Les régions aux prix les plus élevés

Trois régions du quart nord-ouest concentrent les prix médians les plus hauts : Normandie (9 075 €/ha), Hauts-de-France (8 772 €/ha) et Île-de-France (6 635 €/ha). Trois facteurs convergent pour expliquer ces niveaux : la qualité des sols et des stations forestières, la pression foncière exercée par les grandes agglomérations, et la prédominance d'essences feuillues à forte valeur (chêne notamment). Le Centre-Val de Loire (5 579 €/ha) et PACA (5 488 €/ha) complètent le haut du classement, dans des contextes très différents — chênaies de qualité au Centre, parcelles d'agrément et pression résidentielle sur le littoral en PACA.

Les régions aux prix les plus modérés

Occitanie (3 612 €/ha) et Nouvelle-Aquitaine (3 667 €/ha) ferment le classement. La Nouvelle-Aquitaine concentre pourtant le plus grand nombre de transactions (7 102 sur cinq ans), portée par le massif landais et l'importante propriété forestière en Dordogne. Auvergne-Rhône-Alpes (4 000 €/ha) reste également dans la fourchette basse, en cohérence avec la prédominance de massifs résineux et de zones de relief moins productives. Ces régions plus accessibles intéressent les acquéreurs à la recherche de surfaces importantes pour un budget contenu.

Le cas de l'Outre-Mer

Sur les territoires ultramarins, la Guyane (13 875 €/ha sur 396 transactions) et La Réunion (10 000 €/ha sur 102 transactions) affichent des prix médians très supérieurs à la moyenne nationale, en lien avec la rareté du foncier disponible et les spécificités locales. Les échantillons de Guadeloupe (24 ventes) et de Martinique (8 ventes) sont en revanche trop restreints pour produire des indicateurs représentatifs ; ils doivent être considérés comme indicatifs seulement.

Le prix des forêts par département

L'analyse à l'échelle départementale révèle une dispersion encore plus marquée. Sur les 93 départements représentés dans les données, l'écart entre le prix médian le plus bas et le plus haut atteint un facteur de 1 à 13. Ce gradient territorial est l'un des enseignements forts de l'analyse DVF : il invite tout acquéreur ou vendeur à raisonner d'abord à l'échelle de son territoire, bien avant de se référer à la moyenne nationale.

Top 10 des départements aux prix médians les plus élevés

Département     Région     Prix médian (€/ha)         Nombre de ventes    
Pas-de-Calais     Hauts-de-France         20 001     267
Nord     Hauts-de-France     14 468     120
Somme     Hauts-de-France     14 075     278
Guyane     Outre-Mer     13 875     396
Seine-Maritime         Normandie     13 596     367
La Réunion     Outre-Mer     10 000     102
Yvelines     Île-de-France     8 830     83
Eure     Normandie     8 645     466
Calvados     Normandie     8 505     212
Val-d'Oise     Île-de-France     8 000     57

Le Pas-de-Calais se détache nettement, avec un prix médian de 20 001 €/ha. Les départements du Nord et de la Somme suivent à un niveau encore très élevé. Ces résultats reflètent à la fois la qualité agronomique des sols et la rareté des surfaces forestières dans des départements où la forêt est minoritaire face aux usages agricoles et urbains.

Top 10 des départements aux prix médians les plus bas

Département     Région     Prix médian (€/ha)         Nombre de ventes    
Alpes-de-Haute-Provence         PACA     1 518     234
Lozère     Occitanie     2 343     246
Charente     Nouvelle-Aquitaine     2 443     274
Lot     Occitanie     2 669     393
Charente-Maritime     Nouvelle-Aquitaine     2 676     316
Drôme     Auvergne-Rhône-Alpes         2 686     322
Creuse     Nouvelle-Aquitaine     2 720     296
Dordogne     Nouvelle-Aquitaine     2 740     1 190
Aude     Occitanie     2 747     198
Ariège     Occitanie     3 000     215

À l'opposé, les Alpes-de-Haute-Provence affichent le prix médian le plus bas du territoire (1 518 €/ha). On retrouve ensuite des départements ruraux du Massif Central, du Sud-Ouest et de l'arrière-pays méditerranéen, où l'abondance de forêts moins productives, le relief et l'éloignement des centres de transformation pèsent sur les valorisations.

Les départements les plus actifs en volume de transactions

Cinq départements concentrent une part importante du marché forestier français : Gironde (1 507 ventes sur cinq ans), Landes (1 384), Dordogne (1 190), Var (897) et Puy-de-Dôme (695). Le Sud-Ouest forestier — massif landais et Périgord — constitue ainsi à lui seul un pôle d'échanges majeur, qui pèse fortement dans les statistiques nationales.

Pour explorer les chiffres de chaque département, utilisez l'outil interactif en haut de page. Les départements représentés par moins de 30 transactions sont écartés des classements pour des raisons de robustesse statistique.

Comment la surface influence le prix d'un hectare de forêt

Contrairement à une intuition courante, le prix par hectare ne décroît pas linéairement avec la taille de la parcelle. L'analyse DVF révèle au contraire une courbe en U caractéristique : les très petites surfaces sont valorisées à un niveau élevé, le creux de prix se situe sur les surfaces moyennes, puis les valeurs remontent fortement sur les grands massifs.

Tranche de surface         Part des ventes         Prix médian (€/ha)         Prix moyen (€/ha)    
Moins de 5 hectares     65,8 %     5 000     6 715
De 5 à 20 hectares     26,4 %     3 613     5 049
De 20 à 50 hectares     5,3 %     5 212     6 323
Plus de 50 hectares     2,6 %     6 923     7 754


Les petites parcelles : un marché d'agrément et de proximité

Près des deux tiers des ventes concernent des parcelles de moins de 5 hectares. Sur ce segment, le prix médian atteint 5 000 €/ha — un niveau supérieur à la médiane nationale. Cet écart s'explique par le profil des acquéreurs : voisins forestiers cherchant à consolider leur parcellaire, particuliers en quête d'une parcelle d'agrément, de chasse ou de bois de chauffage. Sur ce marché de proximité, l'usage prime souvent sur la valeur productive du bois, ce qui soutient les prix unitaires.

Les surfaces intermédiaires : un creux de valorisation

Les forêts de 5 à 20 hectares présentent le prix médian le plus bas (3 613 €/ha). Trop grandes pour relever d'un usage purement personnel, trop petites pour intéresser les investisseurs institutionnels ou justifier une exploitation industrielle, elles trouvent acquéreurs à des conditions plus modérées. Ce segment représente près de 26 % des transactions et constitue une opportunité pour les acquéreurs à la recherche d'un compromis entre surface et budget.

Les grands massifs : la prime à la rareté

Au-delà de 50 hectares, le prix médian remonte à 6 923 €/ha — soit 45 % au-dessus de la médiane nationale. Plusieurs facteurs convergent : qualité de gestion souvent supérieure, peuplements plus matures, attractivité pour les investisseurs institutionnels (groupements forestiers, sociétés de gestion), et rareté structurelle de l'offre. Bien qu'elles ne représentent que 2,6 % des transactions, ces ventes pèsent lourd dans la valeur totale du marché.

Les facteurs qui font varier le prix d'une forêt

Au-delà de la localisation et de la surface, plusieurs critères techniques et patrimoniaux déterminent la valeur d'une parcelle forestière. Comprendre ces facteurs permet à l'acquéreur comme au vendeur de situer une forêt par rapport au marché — et d'apprécier les écarts parfois importants observés autour des moyennes statistiques.

Le peuplement et les essences

La nature, l'âge et l'état sanitaire des arbres présents sur la parcelle constituent souvent la part principale de la valeur. Une futaie mature de chêne ou une plantation de douglas en pleine production se valorisent à des niveaux sans rapport avec une jeune plantation ou un taillis dégradé. Pour les forêts de production, la valeur du stock de bois sur pied peut représenter une part majoritaire du prix de vente.

La station forestière et la qualité du sol

La productivité d'une forêt dépend des caractéristiques stationnelles : profondeur et richesse du sol, pluviométrie, exposition, altitude. Deux parcelles voisines peuvent présenter des valeurs très différentes selon que le sol permet ou non une croissance vigoureuse des essences en place.

L'accessibilité et la desserte

Une forêt accessible aux engins forestiers et proche d'une voie carrossable se valorise sensiblement mieux qu'une parcelle enclavée ou perchée sur un relief difficile. Les coûts d'exploitation conditionnent directement le revenu attendu, et donc le prix qu'un acquéreur est disposé à payer.

Le contexte foncier et patrimonial

La présence d'un Plan Simple de Gestion, la régularité du parcellaire, l'absence de servitudes ou de contraintes environnementales lourdes (Natura 2000, captage d'eau potable, espaces boisés classés) influencent également la valeur. Une forêt bien tenue, avec une documentation de gestion à jour, rassure les acquéreurs et soutient le prix.

Les aménités et revenus annexes

Au-delà de la production de bois, certaines forêts génèrent des revenus complémentaires : location de droits de chasse, ramassage de champignons ou de truffes, perspectives liées aux marchés du carbone et de la biodiversité. Ces revenus peuvent valoriser substantiellement une parcelle, en particulier dans les régions à forte tradition cynégétique.

La forêt, un actif patrimonial recherché

La hausse continue du prix médian observée dans les données DVF — quatre années consécutives de progression entre 2021 et 2024 — confirme une tendance de fond : la forêt s'impose comme un actif patrimonial recherché. Plusieurs ressorts expliquent cet engouement durable.

La forêt est un actif tangible, peu corrélé aux marchés financiers et aux cycles immobiliers résidentiels. Elle offre une visibilité de long terme, avec une production biologique qui se constitue mécaniquement année après année. Dans un environnement marqué par l'incertitude économique et la quête d'investissements concrets, ces qualités sont appréciées des acquéreurs.

Le marché forestier reste structurellement étroit : les ventes annuelles ne représentent qu'environ 1 % de la surface forestière privée française. Cette rareté de l'offre, conjuguée à une demande soutenue, exerce une pression à la hausse sur les prix — particulièrement marquée sur le segment des grands massifs où interviennent les investisseurs institutionnels.

Enfin, la forêt acquiert progressivement de nouvelles dimensions de valorisation : stockage carbone, biodiversité, services écosystémiques. Ces revenus encore en émergence pourraient renforcer durablement l'attractivité de la propriété forestière.

Comment estimer le prix de votre forêt

Les statistiques nationales, régionales et départementales présentées sur cette page constituent un repère utile pour situer une forêt par rapport au marché. Elles ne se substituent toutefois pas à une estimation personnalisée, indispensable dans le cadre d'une vente, d'une succession ou d'une donation. La valeur d'une forêt dépend en effet de critères propres à chaque parcelle, dont l'appréciation requiert l'examen de terrain.

L'estimation d'un bien forestier repose sur deux composantes complémentaires. Le fonds correspond à la valeur du terrain nu : sol, accessibilité, configuration, contraintes administratives. La superficie correspond à la valeur du peuplement : essences, âge, volumes de bois sur pied, qualité sanitaire, perspectives d'exploitation. La somme de ces deux composantes, ajustée par les conditions de marché locales, donne la valeur vénale du bien.

Pour une estimation fiable, plusieurs interlocuteurs peuvent être sollicités : experts forestiers, gestionnaires forestiers, notaires spécialisés, agences immobilières dédiées au foncier rural et forestier. Chacun apporte une lecture complémentaire du marché et de la valeur potentielle du bien.

Questions fréquentes sur le prix des forêts

Quel est le prix moyen d'un hectare de forêt en France en 2024 ?

Sur l'année 2024, le prix médian d'un hectare de forêt en France s'établit à 4 846 €/ha, pour un prix moyen de 6 266 €/ha. Ces chiffres sont issus de l'analyse de 6 424 transactions enregistrées dans la base DVF du ministère de l'Économie. La médiane reflète davantage la réalité du marché que la moyenne, qui se trouve tirée vers le haut par les ventes les plus chères.

Quelle est la forêt la moins chère à acheter en France ?

Les départements affichant les prix médians les plus bas sont les Alpes-de-Haute-Provence (1 518 €/ha), la Lozère (2 343 €/ha) et la Charente (2 443 €/ha). Plus largement, l'Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine offrent les régions les plus accessibles, avec des prix médians régionaux inférieurs à 4 000 €/ha. Ces niveaux concernent toutefois des forêts moins productives, dans des contextes parfois éloignés des centres de transformation du bois.

Combien coûte une forêt de 10 hectares ?

Sur la tranche des forêts de 5 à 20 hectares, le prix médian observé est de 3 613 €/ha. Pour une parcelle de 10 hectares, cela représente un budget médian indicatif d'environ 36 000 €. Ce montant peut varier fortement à la hausse comme à la baisse selon la région, les essences présentes, l'âge des peuplements, l'accessibilité et la présence éventuelle d'un document de gestion. Une estimation professionnelle reste indispensable pour une transaction réelle.

Pourquoi les petites forêts coûtent-elles plus cher à l'hectare que les forêts moyennes ?

Les parcelles de moins de 5 hectares se vendent à un prix médian de 5 000 €/ha, contre 3 613 €/ha pour les forêts de 5 à 20 hectares. Cet écart s'explique par le profil des acquéreurs : sur les petites surfaces, ce sont souvent des voisins ou des particuliers en quête d'une parcelle d'agrément, de chasse ou de bois de chauffage. L'usage personnel et la rareté des petites parcelles disponibles dans certains secteurs soutiennent les prix unitaires, indépendamment de la valeur productive du bois.

Le prix des forêts continue-t-il d'augmenter ?

Sur les quatre années pleines analysées (2021-2024), le prix médian progresse chaque année : 4 624 €/ha en 2021, 4 825 € en 2022, 4 854 € en 2023 et 4 846 € en 2024. La hausse est régulière, de l'ordre de 1 % à 4 % par an. Plusieurs facteurs structurels — étroitesse du marché, demande soutenue, attrait pour les actifs tangibles — laissent penser que cette tendance haussière devrait se poursuivre, sans à-coup brutal.

Quels sont les départements qui concentrent le plus de ventes de forêts ?

Cinq départements se détachent en volume de transactions sur la période 2020-2025 : la Gironde (1 507 ventes), les Landes (1 384), la Dordogne (1 190), le Var (897) et le Puy-de-Dôme (695). Le Sud-Ouest forestier représente à lui seul une part significative du marché national, en lien avec la grande surface du massif landais et la propriété forestière morcelée du Périgord.

Quelle est la différence entre prix médian et prix moyen ?

Le prix médian est le prix qui sépare les transactions en deux moitiés égales : la moitié des ventes se conclut en dessous, l'autre moitié au-dessus. Le prix moyen est une moyenne arithmétique de toutes les transactions. Sur le marché forestier, l'écart entre les deux est important (4 765 € contre 6 281 € sur 2020-2025) car la moyenne se trouve tirée vers le haut par un nombre limité de ventes à prix unitaires très élevés. Le médian est donc l'indicateur le plus représentatif de la réalité du marché.


Notre méthodologie

Les chiffres présentés sur cette page proviennent exclusivement de la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières) publiée par la direction générale des Finances publiques, conformément au décret n° 2018-1350 du 28 décembre 2018. Cette base recense l'ensemble des transactions immobilières enregistrées par les notaires sur le territoire français.

La période couverte par notre analyse s'étend du 1er juillet 2020 au 30 juin 2025, soit cinq années glissantes. Les filtres méthodologiques suivants ont été appliqués pour ne retenir que les transactions représentatives du marché forestier :

  • Sélection sur la nature cadastrale du bien : futaies, taillis, peupleraies et autres peuplements forestiers.
  • Exclusion des transactions de surface inférieure à 1 hectare.
  • Exclusion des transactions inférieures à 500 €/ha et supérieures à 100 000 €/ha, considérées comme aberrantes.
  • Suppression dans chaque département des 50 % de transactions aux prix extrêmes (25 % les plus bas et 25 % les plus hauts), pour neutraliser l'effet des biens atypiques.

Au total, 31 383 transactions ont été retenues après filtrage. Les années 2020 (second semestre uniquement) et 2025 (premier semestre uniquement) sont mentionnées dans nos analyses globales mais ne sont pas comparées aux années pleines (2021 à 2024) dans les évolutions annuelles.

Cette approche, transparente et reproductible, vise à fournir une lecture fidèle du marché forestier français à différentes échelles géographiques. Elle constitue le socle de l'ensemble de nos publications consacrées au prix des forêts.