Achat ou aménagement, nombre de chambres, nuitées, table d'hôtes, micro-BIC ou réel, cotisations sociales :
le revenu réel de votre maison d'hôtes — gratuitement et en temps réel
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Transformer une longère, un corps de ferme ou sa maison de famille en chambres d'hôtes : le projet fait rêver, mais combien rapporte-t-il vraiment ? Notre simulateur de rentabilité de chambres d'hôtes chiffre votre projet en temps réel, que vous achetiez un bien ou que vous aménagiez votre habitation actuelle : investissement par chambre et espaces communs, prix de la nuitée petit-déjeuner compris, taux d'occupation, table d'hôtes, commissions de plateformes, puis la fiscalité — micro-BIC à 50 % d'abattement, régime réel avec amortissements ou société à l'IS — et les cotisations sociales. Vous obtenez votre revenu net mensuel, votre seuil de rentabilité en nuitées et le détail année par année. Gratuit, sans inscription, résultats imprimables.
Modifiez un champ : les résultats se mettent à jour instantanément.
Simulation indicative et non contractuelle — règles fiscales et sociales connues en juillet 2026 (loi Le Meur, LFSS 2026, PASS 2026). Faites valider votre projet par un expert-comptable.
En France, une chambre d'hôtes se loue en moyenne 80 à 110 € la nuit pour deux personnes, petit-déjeuner compris, avec de fortes variations selon la région, le charme du lieu et le niveau de prestation. Le taux d'occupation moyen tourne autour de 30 %, soit environ 110 nuits par an et par chambre ; les maisons d'hôtes bien situées et bien commercialisées visent 50 à 60 %. Une maison de trois chambres dégage ainsi couramment 25 000 à 35 000 € de chiffre d'affaires annuel — la moyenne nationale se situe autour de 30 000 € — avant charges, emprunt, impôt et cotisations.
Le revenu net, lui, dépend de toute la chaîne : commissions de plateformes, coût du petit-déjeuner et du linge, énergie, assurance, CFE, financement, régime fiscal et seuil d'affiliation sociale. C'est précisément ce que calcule notre simulateur, année par année : à la campagne, des chambres d'hôtes bien gérées constituent un excellent revenu complémentaire — rarement un salaire à temps plein, sauf à combiner cinq chambres, une table d'hôtes et une saison longue.
Le simulateur distingue deux scénarios. Aménager votre bien actuel — la voie la plus fréquente : vous transformez des chambres inutilisées de votre longère ou de votre corps de ferme, et l'investissement se limite aux travaux et au mobilier. La rentabilité de l'activité est alors rapide, car aucun foncier n'est à financer. Acheter un bien pour vous lancer — le projet de vie : vous financez à la fois votre future habitation et l'outil de travail. Dans ce cas, le cash-flow global est souvent négatif : c'est normal, l'emprunt paie aussi votre résidence principale. Le champ « part du bien affectée à l'activité » permet de raisonner en professionnel : seule cette fraction est amortissable au régime réel et déductible pour la taxe foncière ou l'énergie.
Pour le volet acquisition, complétez votre étude avec notre calculateur de frais de notaire et notre calculateur de capacité d'emprunt.
Comptez en moyenne 15 000 € d'investissement par chambre : la réglementation impose que chaque chambre d'hôtes donne accès à une salle d'eau et un WC, d'où des travaux de plomberie souvent significatifs, auxquels s'ajoutent literie de qualité, mobilier, décoration et détecteur de fumée. La fourchette va de quelques milliers d'euros pour rafraîchir des chambres déjà équipées à 25 000 € et plus pour créer des suites dans une grange.
N'oubliez pas les espaces communs, que notre simulateur isole dans un champ dédié : salle de petit-déjeuner, salon des hôtes, cuisine adaptée, terrasse, signalétique et site internet. Ils représentent souvent 10 000 à 20 000 € supplémentaires et font toute la différence dans l'expérience — et les avis — de vos hôtes. Au total, transformer une maison en maison d'hôtes de trois à cinq chambres mobilise généralement 40 000 à 100 000 €.
Le Code du tourisme (articles L.324-3 et D.324-13 à D.324-15) définit strictement l'activité : des chambres meublées chez l'habitant, dans la limite de 5 chambres et 15 personnes accueillies, avec fourniture groupée de la nuitée et du petit-déjeuner, du linge de maison, et un accueil assuré par l'habitant. Chaque chambre (9 m² minimum hors sanitaires) donne accès à une salle d'eau et un WC. Au-delà de ces seuils, vous basculez dans l'hôtellerie et la réglementation des établissements recevant du public — un tout autre projet. Le simulateur vous alerte automatiquement si votre paramétrage sort du cadre.
Côté démarches : déclaration en mairie obligatoire (amende de 450 € à défaut), immatriculation au guichet unique de l'INPI pour obtenir un SIRET, assurance responsabilité civile professionnelle, et affichage des prix. La taxe de séjour, collectée auprès de vos hôtes et reversée à la commune, n'ampute pas votre rentabilité.
Vos recettes reposent sur trois curseurs. Le prix de la nuitée, petit-déjeuner compris : positionnez-vous par rapport aux maisons d'hôtes comparables de votre secteur, pas par rapport aux hôtels. Le nombre de nuits louées par chambre : restez prudent — 110 nuits (30 % d'occupation) est la moyenne nationale, et mieux vaut valider un projet à 100 nuits qui en réalise 140 que l'inverse. La part des réservations via plateformes (Airbnb, Booking, Gîtes de France, Chambres d'hôtes référence…) : leurs commissions de 12 à 20 % pèsent vite, et beaucoup d'hôtes font progressivement glisser leurs réservations vers le direct grâce à la fidélisation — en chambres d'hôtes, le taux de clients qui reviennent est un des plus élevés de l'hébergement touristique.
La table d'hôtes — le repas du soir partagé avec vos hôtes — peut ajouter 20 à 40 % de recettes : à 28 € par personne et 200 repas par an, ce sont 5 600 € supplémentaires, pour un coût de denrées de l'ordre de 35 %. Le cadre est strict : elle est réservée aux personnes hébergées, propose un menu unique, et le service de boissons alcoolisées suppose une licence restaurant adaptée. C'est aussi un formidable outil de fidélisation à la campagne, où les restaurants sont parfois loin. Activez l'option dans le simulateur pour mesurer son impact exact sur votre revenu net — denrées, fiscalité et cotisations comprises.
Pensez aussi aux revenus annexes (mode détaillé) : paniers pique-nique, vente de produits de la ferme, location de vélos, ateliers… autant de compléments qui améliorent le panier moyen sans investissement lourd.
Les revenus de chambres d'hôtes sont des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Depuis la loi Le Meur, le micro-BIC applique un abattement forfaitaire de 50 % avec un plafond de 83 600 € de recettes (revenus 2025 et suivants) — contre 71 % et 188 700 € auparavant : le durcissement est réel, même si les chambres d'hôtes restent mieux traitées que les meublés de tourisme non classés (30 % et 15 000 €). La table d'hôtes, elle, relève de la restauration (« ventes ») : ses recettes conservent un abattement de 71 % — le simulateur ventile automatiquement les deux. Enfin, une exonération totale d'impôt subsiste lorsque les recettes n'excèdent pas 760 € par an (article 35 bis II du CGI) : elle suppose que les chambres fassent partie de votre résidence principale, ne se cumule pas avec le statut micro-entrepreneur, et n'est prévue que jusqu'au 31 décembre 2026 — à surveiller lors du prochain budget.
Le régime réel déduit toutes les charges effectives — petit-déjeuner, linge, énergie, assurances, CFE, intérêts et assurance d'emprunt (pour leur quote-part professionnelle), frais de plateformes — et surtout l'amortissement des aménagements, du mobilier et, en cas d'achat, de la fraction du bâti affectée à l'activité. Atout souvent ignoré : les chambres d'hôtes relèvent de la para-hôtellerie, un BIC de plein exercice — pas de la location meublée. Exploitées avec une participation personnelle, directe et continue, elles constituent un BIC professionnel dont les déficits, y compris ceux créés par les amortissements, s'imputent sur votre revenu global — là où le LMNP doit se contenter de reports. Avec 50 % de charges réelles ou plus — presque toujours le cas lors d'un lancement avec travaux et emprunt — le réel l'emporte sur le micro. Troisième voie : la société à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), pertinente pour les projets importants, avec ses contraintes propres. Changez simplement de régime dans le simulateur pour comparer les trois avec vos chiffres.
C'est la spécificité sociale des chambres d'hôtes : l'affiliation au régime des travailleurs indépendants devient obligatoire dès que le revenu imposable de l'activité dépasse 13 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 6 248 € en 2026. En dessous, vos revenus supportent les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine (18,6 % depuis la LFSS 2026) ; au-dessus, vous cotisez à l'URSSAF — sous statut micro-entrepreneur, les cotisations représentent 21,2 % des recettes d'hébergement depuis le passage des chambres d'hôtes en « prestations de services » au 1er janvier 2026, et 12,3 % des recettes de table d'hôtes (ventes) ; au réel, elles sont calculées sur le bénéfice (de l'ordre de 32 % avec la nouvelle assiette issue de la LFSS 2024). En contrepartie, vous validez des droits à retraite et à indemnités journalières.
Cas particulier fréquent à la campagne : les exploitants agricoles qui ouvrent des chambres d'hôtes sur leur exploitation peuvent rattacher l'activité à la MSA comme activité complémentaire, avec des revenus imposés en bénéfices agricoles selon les cas. Utilisez notre simulateur de cotisations MSA pour chiffrer ce volet, et interrogez votre caisse.
En fournissant petit-déjeuner, linge et accueil, les chambres d'hôtes réunissent au moins trois des quatre prestations de la para-hôtellerie : l'activité est donc dans le champ de la TVA. Bonne nouvelle, la franchise en base vous en dispense tant que les recettes restent sous 85 000 € — le cas de l'immense majorité des maisons d'hôtes. Au-delà, ou sur option, la TVA s'applique à 10 % sur l'hébergement et la table d'hôtes (20 % sur les boissons alcoolisées), avec en contrepartie la récupération de la TVA sur vos travaux et achats — une option parfois gagnante lors de gros investissements. Bonne nouvelle également pour la CFE : les chambres d'hôtes comprises dans l'habitation personnelle du loueur en sont exonérées de plein droit (article 1459, 3° du CGI) — l'exonération ne tombe que si votre commune ou votre intercommunalité a voté une délibération contraire, auquel cas une base minimum de 200 à 800 € s'applique généralement : interrogez votre service des impôts des entreprises. Le simulateur vous alerte lorsque vos recettes franchissent le seuil de TVA.
Ce simulateur a été conçu pour les projets que nous connaissons le mieux : la maison de campagne avec dépendances, le corps de ferme à réhabiliter, la propriété touristique déjà exploitée. Les chambres d'hôtes sont souvent le premier étage d'un projet rural plus large — élevage, maraîchage, gîte, table paysanne — et leur rentabilité se raisonne dans cet ensemble. Si vous hésitez entre chambres d'hôtes et location saisonnière indépendante, comparez avec notre simulateur de location de vacances : fiscalité, présence exigée et intensité de travail diffèrent sensiblement.
Pour bâtir le projet complet, combinez cet outil avec nos autres calculatrices financières : échéances de prêt, plan de financement ou frais de notaire. Et décrivez-nous votre recherche via Mon projet rural : nous vous mettons gratuitement en relation avec des professionnels de l'immobilier rural.
Le simulateur est-il gratuit ?
Oui, comme tous les outils et calculatrices de ma-propriete.fr :
sans inscription, sans limite et sans transmission de vos données, qui restent dans votre navigateur.
Quel taux d'occupation retenir pour des chambres d'hôtes à la campagne ?
La moyenne nationale est d'environ 30 % (110 nuits par an et par chambre). Commencez prudent, puis affinez avec la
fréquentation réelle de votre secteur — offices de tourisme et labels (Gîtes de France, Clévacances) publient des données locales.
Visez 50 à 60 % en rythme de croisière pour une bonne rentabilité.
Faut-il déclarer ses chambres d'hôtes ?
Oui, deux fois : déclaration en mairie (obligatoire, amende de 450 € à défaut) et immatriculation à l'INPI pour obtenir
un SIRET. Ajoutez l'assurance responsabilité civile professionnelle et, pour la table d'hôtes avec vin, la licence adaptée.
Chambres d'hôtes ou gîte : quelle différence fiscale ?
Les chambres d'hôtes bénéficient d'un micro-BIC à 50 % d'abattement et 83 600 € de plafond, comme les meublés de
tourisme classés, mais s'en distinguent par le seuil social de 6 248 € de revenu imposable (contre 23 000 € de
recettes pour la location saisonnière) et par l'obligation de présence de l'habitant. Notre
simulateur de location de vacances
permet de comparer les deux formules.
Comment imprimer ma simulation ?
Cliquez sur « Imprimer les résultats » : un document reprenant vos hypothèses, les résultats et le tableau année
par année s'ouvre, prêt à imprimer ou à enregistrer en PDF — pratique pour votre banquier ou votre expert-comptable.
Les résultats m'engagent-ils, ou engagent-ils ma-propriete.fr ?
Non. Les résultats sont purement indicatifs, sans valeur contractuelle, et ne sauraient engager la responsabilité de
ma-propriete.fr. La fiscalité et le droit social des chambres d'hôtes évoluent fréquemment : faites valider votre projet par
un expert-comptable ou un conseiller fiscal.
Les résultats fournis par ce simulateur sont donnés à titre indicatif, sur la base des hypothèses saisies et des règles fiscales et sociales connues en juillet 2026 (loi Le Meur, LFSS 2026, PASS 2026), susceptibles d'évoluer. Ils ne constituent ni un conseil en investissement, ni un conseil fiscal, juridique ou comptable, et ne sauraient engager la responsabilité de ma-propriete.fr. Faites valider votre projet par un professionnel.
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