Mise à jour le • par Bernard Charlotin, expert en évaluation immobilière
Barème 2026 et nouvelle assiette unique : estimez vos charges sociales
de chef d'exploitation agricole — gratuitement et en temps réel
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En bref. En 2026, un chef d'exploitation à titre principal verse à la MSA environ 30 % de son revenu professionnel : 10 601 € pour 35 000 € de revenu moyen, et au minimum 3 100 € par an même sans revenu. Le simulateur applique le barème 2026, en moyenne triennale ou en assiette annuelle, au régime réel comme au micro-BA.
Barème CCMSA 2026 (PASS 48 060 €, SMIC 12,02 €) • réforme de l'assiette sociale de la LFSS 2024.
Modifiez un champ : les résultats se mettent à jour instantanément.
Revenus avant abattement, au sens de la réforme 2026 (« super-brut ») : bénéfice agricole majoré des cotisations sociales et de la CSG déductible. L'assiette annuelle est une option sur demande, valable 5 ans.
Estimation indicative et non contractuelle — barème CCMSA 2026 (PASS 48 060 €, SMIC horaire 12,02 €). Seul l'appel de cotisations de votre caisse de MSA fait foi.
| Cotisation | Assiette | Taux | Montant |
|---|
Combien coûtent réellement les cotisations sociales MSA d'un chef d'exploitation agricole ? Notre simulateur de cotisations MSA applique le barème 2026 et la réforme de l'assiette sociale entrée en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026 : assiette unique avec abattement forfaitaire de 26 %, moyenne triennale ou option annuelle, cotisations AMEXA, invalidité, retraite de base et complémentaire (RCO), prestations familiales, ATEXA, VIVEA, FMSE, CSG-CRDS et exonération jeune agriculteur. Le résultat est détaillé ligne par ligne, mis à jour en temps réel et imprimable librement.
Issue de l'article 18 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, la réforme de l'assiette sociale s'applique aux cotisations dues par les chefs d'exploitation et d'entreprise agricole à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. Jusqu'ici, deux assiettes coexistaient : l'une pour les cotisations sociales, l'autre — plus large — pour la CSG-CRDS. Elles sont désormais fusionnées en une assiette unique :
• le point de départ est le revenu professionnel « super-brut » : bénéfice agricole
au régime réel, majoré des cotisations sociales et de la CSG déductible de l'année ;
• on lui applique un abattement forfaitaire de 26 %, avec un plancher de 829 €
(1,76 % du PASS) et un plafond de 61 230 € (130 % du PASS) pour les revenus de 2025 ;
• l'assiette obtenue sert à la fois au calcul des cotisations sociales et à celui de la CSG-CRDS.
L'objectif du législateur : rééquilibrer les prélèvements au profit des cotisations qui ouvrent des droits — retraite en tête — et au détriment de la CSG, qui n'en ouvre pas. L'assiette reste déterminée par défaut sur la moyenne triennale des revenus (N-1, N-2, N-3) ; les exploitants qui préfèrent coller à la conjoncture peuvent opter pour l'assiette annuelle (revenus N-1), une option valable cinq ans. Notre simulateur calcule les deux.
La réforme ne concerne pas les exploitants qui relèvent uniquement du micro-BA : leur assiette reste déterminée à partir du revenu imposable, soit 13 % des recettes après l'abattement fiscal de 87 %, sans abattement supplémentaire de 26 %. La CSG-CRDS y est calculée sur cette même assiette, les cotisations n'y étant plus ajoutées depuis 2026. Sélectionnez « Micro-BA » dans le simulateur et saisissez vos recettes : le calcul s'adapte.
L'appel de cotisations MSA d'un exploitant agricole additionne une dizaine de lignes, regroupées en cinq blocs :
• Santé : l'AMEXA (maladie-maternité) au taux dégressif de 0 à 8,5 % selon
l'assiette — elle est supprimée sous 20 % du PASS —, puis, pour les seuls chefs à titre exclusif ou principal, la cotisation
invalidité (1,1 %) et le forfait indemnités journalières de 250 € ;
• Retraite : la retraite de base plafonnée (17,15 % à titre principal,
14,15 % à titre secondaire, dans la limite du PASS), la retraite de base déplafonnée (0,72 %),
la retraite complémentaire obligatoire (RCO) à 4 % sur une assiette minimum de 1 820 SMIC, et — nouveauté
2026 — une RCO complémentaire au taux progressif de 0 à 3 % ;
• Famille : la cotisation PFA (prestations familiales), nulle jusqu'à 110 % du
PASS puis progressive jusqu'à 3,10 % ;
• Accidents du travail : l'ATEXA, forfait annuel fixé selon cinq catégories de
risque (de la viticulture aux élevages), réduit de moitié à titre secondaire ;
• Autres contributions : la formation professionnelle VIVEA (0,61 %, encadrée
par un plancher et un plafond) et le FMSE, fonds de mutualisation sanitaire (20 €, majorés selon la filière).
| Cotisation | Taux ou montant 2026 | Assiette et seuils |
|---|---|---|
| AMEXA (maladie-maternité) | 0 à 8,5 %, progressif | Nulle sous 9 612 € d'assiette (20 % du PASS) |
| Invalidité | 1,1 % | Assiette minimum 5 527 € — titre exclusif ou principal seulement |
| Indemnités journalières (IJ AMEXA) | 250 € | Forfait — titre exclusif ou principal seulement |
| Retraite de base plafonnée | 17,15 % (14,15 % à titre secondaire) | Assiette minimum 7 212 €, plafond 48 060 € |
| Retraite de base déplafonnée | 0,72 % | Assiette minimum 7 212 € |
| Retraite complémentaire (RCO) | 4 % | Assiette minimum 21 876 € |
| RCO complémentaire | 0 à 3 %, progressif | 3 % à partir de 96 120 € d'assiette |
| Prestations familiales (PFA) | 0 à 3,10 % | Nulle jusqu'à 52 866 €, 3,10 % à partir de 67 284 € |
| ATEXA (accidents du travail) | 515,55 à 560,38 € | Forfait selon la catégorie de risque, réduit de moitié à titre secondaire |
| Formation (VIVEA) | 0,61 % | Minimum 81,70 €, maximum 427,73 € |
| FMSE | 20 € | Majoré selon la filière |
| CSG et CRDS | 9,7 % | Sur la même assiette au régime réel |
Régime réel, 35 000 € de revenu moyen. Un exploitant à titre principal en polyculture-élevage, dont le revenu professionnel moyen sur trois ans est de 35 000 €, voit son assiette ramenée à 25 900 € après l'abattement de 26 %. Il doit 838 € d'AMEXA, 285 € d'invalidité, 250 € d'indemnités journalières, 4 628 € de retraite de base, 1 349 € de retraite complémentaire, 560 € d'ATEXA et 178 € de formation et de FMSE, soit 8 089 € de cotisations, auxquelles s'ajoutent 2 512 € de CSG-CRDS. Total : 10 601 € par an, soit 30,3 % du revenu.
Micro-BA, 80 000 € de recettes. Le revenu retenu est de 13 % des recettes, soit 10 400 €, sans abattement de 26 %. Les cotisations atteignent 3 829 €, en grande partie à cause des assiettes minimales de retraite, et la CSG-CRDS 1 009 €. Total : 4 838 € par an, soit près de la moitié du revenu professionnel retenu.
Aux cotisations s'ajoutent les prélèvements sociaux recouvrés par la MSA pour le compte de l'État : CSG à 9,2 % — dont 6,8 points déductibles de votre bénéfice imposable — et CRDS à 0,5 %. Grande simplification de la réforme 2026 : ils sont désormais calculés sur la même assiette que les cotisations, après l'abattement de 26 %. Au total, comptez un taux effectif global de l'ordre de 30 % du revenu professionnel pour un exploitant à titre principal dont le revenu se situe entre 25 000 et 80 000 € — il est nettement plus élevé en dessous, à cause des cotisations minimales. Notre simulateur l'affiche pour votre situation exacte.
Un revenu faible, voire déficitaire, ne dispense pas de cotiser. Plusieurs cotisations reposent sur des assiettes minimales : 600 SMIC (7 212 € en 2026) pour la retraite de base, 1 820 SMIC (21 876 €) pour la RCO, 11,5 % du PASS (5 527 €) pour l'invalidité et 800 SMIC pour la contribution VIVEA. S'y ajoutent les forfaits ATEXA, indemnités journalières et FMSE. En pratique, un chef d'exploitation à titre principal acquitte ainsi un plancher d'environ 3 100 € par an, même sans dégager de revenu : 1 289 € de retraite de base, 875 € de RCO, 516 à 560 € d'ATEXA selon la catégorie de risque, 250 € d'indemnités journalières, 82 € de formation, 61 € d'invalidité et 20 € de FMSE. À titre secondaire, sans invalidité ni indemnités journalières et avec une ATEXA réduite de moitié, le minimum est d'environ 2 330 €. Un paramètre à ne pas oublier dans le budget des premières années d'une installation agricole.
Si vous vous installez entre 18 et 40 ans, à titre exclusif ou principal, vous bénéficiez d'une exonération partielle de cotisations pendant cinq ans : 65 % la première année (plafond 4 089 € en 2026), puis 55 %, 35 %, 25 % et enfin 15 % (plafond 944 €). Elle porte sur l'AMEXA, l'invalidité, la retraite de base et les prestations familiales — mais ni sur la RCO, ni sur l'ATEXA, ni sur la CSG-CRDS. Sélectionnez votre année d'exonération dans le simulateur : elle est déduite automatiquement.
Ce calcul vaut une fois vos revenus connus. Les deux ou trois premières années obéissent à une autre mécanique : appels provisoires sur assiettes forfaitaires, puis régularisations sur le revenu réel. Pour chiffrer cette période année par année — ou pour savoir si votre surface fait de vous un cotisant solidaire plutôt qu'un chef d'exploitation —, utilisez notre simulateur cotisant solidaire et première installation. Les jeunes agriculteurs peuvent aussi prétendre, sous conditions, à des taux réduits de frais de notaire sur l'acquisition du foncier.
Les cotisations sociales sont l'une des charges les plus sous-estimées des projets d'installation agricole : elles arrivent avec un à deux ans de décalage et grimpent vite quand les revenus progressent. Avant d'acheter une exploitation agricole ou un domaine viticole, intégrez-les dans votre plan de financement : le ratio annuités/EBE ne se calcule sérieusement qu'après prélèvements sociaux. Complétez l'analyse avec notre calculateur d'échéances de prêt et, si vous êtes propriétaire bailleur, notre outil de quittance de fermage. Et pour trouver l'exploitation qui correspond à votre projet, décrivez votre recherche via Mon projet rural : nous vous mettons gratuitement en relation avec des professionnels de l'immobilier rural.
Vos cotisations se calculent sur un revenu professionnel que vos décisions patrimoniales modifient directement. Acheter le foncier que vous exploitez fait disparaître le fermage déductible et augmente donc l'assiette ; passer par un GFA familial donnant à bail à long terme le maintient. Le calculateur de rentabilité des terres agricoles compare les trois voies possibles — rester fermier, acheter en nom propre, acheter par un GFA — et affiche l'effet sur votre base sociale.
Si vous développez une activité d'accueil, le seuil de 13 % du plafond annuel de la sécurité sociale détermine le régime social applicable : le simulateur de chambres d'hôtes indique de quel côté du seuil vous vous situez et ce que cela représente.
Le simulateur est-il gratuit ?
Oui, comme tous les outils et calculatrices de ma-propriete.fr :
sans inscription, sans limite et sans transmission de vos données, qui restent dans votre navigateur.
Quel revenu dois-je saisir ?
Au régime réel, le revenu professionnel « super-brut » au sens de la réforme 2026 : votre bénéfice agricole majoré
des cotisations sociales et de la CSG déductible de l'exercice. À défaut, saisissez votre bénéfice : la simulation restera
un bon ordre de grandeur, légèrement sous-estimé. Au micro-BA, choisissez ce régime et saisissez vos recettes : le simulateur
retient 13 % de leur montant, sans abattement de 26 %.
Moyenne triennale ou assiette annuelle : que choisir ?
La moyenne triennale lisse les bonnes et les mauvaises années : c'est le régime de droit commun. L'assiette annuelle colle à
la conjoncture — intéressante quand les revenus baissent durablement, risquée quand ils remontent. L'option se demande à votre
caisse de MSA et vous engage pour cinq ans : comparez les deux scénarios avec le simulateur avant de décider.
Le simulateur vaut-il pour un GAEC ou une EARL ?
Saisissez votre quote-part de revenu professionnel d'associé exploitant : l'ordre de grandeur sera correct. L'assiette
élargie propre aux associés de société et les situations particulières (pluriactivité, Outre-mer) ne sont en revanche pas
modélisées. Si votre surface est inférieure à la surface minimale d'assujettissement, vous relevez peut-être du statut de
cotisant solidaire, qui fait l'objet d'un simulateur distinct.
Existe-t-il un simulateur officiel de cotisations MSA pour les exploitants ?
À la date de mise à jour de cette page, la MSA publie le barème des cotisations des non-salariés agricoles mais ne propose pas,
à notre connaissance, de simulateur public permettant de calculer les cotisations d'un chef d'exploitation à partir de son revenu.
Votre caisse de MSA et votre expert-comptable restent les seuls à pouvoir établir un chiffrage opposable ; ce simulateur
indépendant en donne une estimation détaillée.
Comment imprimer mes résultats ?
Cliquez sur « Imprimer les résultats » : un document reprenant vos paramètres, l'assiette et le détail complet des
cotisations s'ouvre, prêt à imprimer ou à enregistrer en PDF — pratique pour préparer un rendez-vous bancaire ou comptable.
Les résultats m'engagent-ils, ou engagent-ils ma-propriete.fr ?
Non. Les résultats sont purement indicatifs, sans valeur contractuelle, et ne sauraient engager la responsabilité de
ma-propriete.fr. Seul l'appel de cotisations émis par votre caisse de MSA fait foi.
Qui a conçu ce calculateur ?
Bernard Charlotin, fondateur de ma-propriete.fr. Comptable de formation, il a exercé le conseil économique, fiscal, social et sociétaire auprès d'exploitations agricoles, puis le conseil en gestion de patrimoine auprès de chefs d'entreprise. Il a cofondé et codirigé une agence immobilière spécialisée dans les transactions d'exploitations agricoles et viticoles ainsi qu'un cabinet de gestion de patrimoine, avant de créer ma-propriete.fr en 2021.
Ce calculateur est construit à partir des textes applicables (code général des impôts, code rural et de la pêche maritime, arrêtés préfectoraux et ministériels, barèmes officiels) et ses paramètres sont revus à chaque publication officielle. Dernière révision : 8 octobre 2026. Une erreur, une donnée périmée ? Signalez-la nous.
Les résultats fournis par ce simulateur sont donnés à titre indicatif, sur la base du barème CCMSA 2026 (PASS 48 060 €, SMIC horaire 12,02 €) et de la réforme de l'assiette sociale applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, susceptibles d'évoluer. Ils ne constituent ni un appel de cotisations, ni un conseil juridique, fiscal ou social, et ne sauraient engager la responsabilité de ma-propriete.fr. Seule votre caisse de MSA peut établir le montant exact de vos cotisations.
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