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Le prix des étangs en France

Les statistiques officielles 2020–2025, issues des données DVF
Dernière mise à jour : mai 2026

Explorer les statistiques : France, régions et départements (2020–2025)

L'outil ci-dessous vous permet de consulter les statistiques complètes sur le marché des étangs : prix médian, prix moyen, fourchette de prix et nombre de transactions. Explorez les données à l'échelle nationale, régionale ou départementale, et filtrez par année. Pour comprendre comment ces statistiques ont été construites, consultez notre section Méthodologie ↓.

Avant d'entrer dans le détail des prix par région, voici les grands repères du marché français des étangs sur la période 2020–2025.

2 053 : transactions analysées 2020–2025
25 235 €/ha : prix médian national en 2025
2,76 ha : surface moyenne des étangs vendus
11 000 → 65 000 : fourchette P10–P90 en €/ha (2025)
300 à 456 : transactions par an (années pleines)

Ces chiffres appellent deux remarques importantes. D'abord, le prix médian est bien plus représentatif que le prix moyen pour ce type de bien. Quelques grandes propriétés ou étangs exceptionnels suffisent à tirer la moyenne vers le haut de façon significative : en 2025, le prix moyen national atteint 32 642 €/ha, soit 29 % de plus que la médiane. C'est pourquoi nous privilégions systématiquement le prix médian dans nos analyses.

Ensuite, l'amplitude des prix est considérable. Un étang à 11 000 €/ha et un étang à 65 000 €/ha font tous les deux partie du marché « normal ». Cette dispersion reflète simplement la diversité des biens : une simple mare en zone humide n'a pas la même valeur qu'un étang de pêche aménagé en Hauts-de-France, ni qu'un étang de loisirs avec cabanon en Bretagne.


Un marché globalement stable, avec un pic en 2023

L'une des questions les plus fréquentes que nous posent acheteurs et vendeurs est de savoir si les prix des étangs ont augmenté ces dernières années. La réponse est nuancée : les prix ont progressé modestement sur la période, avec un net pic en 2023, suivi d'un recul en 2024 et d'une légère reprise en 2025.

Année Transactions Prix médian Prix moyen Variation médiane
2020 (2ème sem.) 192 29 610 €/ha 33 489 €/ha
2021 456 24 491 €/ha 30 871 €/ha référence
2022 408 25 326 €/ha 30 549 €/ha + 3 %
2023 341 27 739 €/ha 35 897 €/ha + 13 %
2024 356 24 326 €/ha 31 710 €/ha − 1 % vs 2021
2025 300 25 235 €/ha 32 642 €/ha + 3 % vs 2021


Ce que ces chiffres nous apprennent

2021 : une année record en volume. Avec 456 transactions, 2021 a été l'année la plus active depuis l'ouverture des données DVF. L'effet post-confinement et l'engouement pour les biens de nature ont clairement dopé la demande.

2022–2023 : une hausse progressive des prix. Le prix médian a progressé de 3 % entre 2021 et 2022, puis de 9 % supplémentaires en 2023, pour atteindre son point haut à 27 739 €/ha. Cette hausse est cohérente avec la tendance observée sur d'autres marchés fonciers ruraux sur la même période.

2024 : un recul après le pic de 2023. Le prix médian redescend à 24 326 €/ha en 2024, revenant légèrement en dessous du niveau de 2021. Le volume de transactions se maintient (356 ventes), ce qui suggère un marché qui retrouve son équilibre après l'emballement post-covid, sans pour autant se déprimer.

2025 : une légère reprise qui confirme la stabilité du marché. Avec 300 transactions enregistrées et un prix médian à 25 235 €/ha, l'année 2025 confirme que le marché des étangs est entré dans une phase de stabilisation. Le prix moyen (32 642 €/ha) reste dans la continuité des années précédentes, et la surface moyenne des biens vendus (2,88 ha) est en légère hausse.

Sur six ans, la tendance de fond est à la stabilité. La variation globale du prix médian entre 2021 et 2025 est de l'ordre de + 3 %. Ce marché est moins sensible aux cycles de taux d'intérêt que l'immobilier résidentiel, parce que les acquéreurs sont rarement des emprunteurs à crédit. Il reste davantage guidé par la rareté de l'offre, la demande de nature et les usages spécifiques (loisirs, pêche, chasse, pisciculture).

À retenir : Les prix des étangs en France ont légèrement progressé sur la période 2020–2025, avec un pic en 2023, un recul en 2024, puis une légère reprise en 2025 (+ 3 % par rapport à 2021). Le marché reste stable et peu volatile. La fourchette de prix est large : de 11 000 à plus de 65 000 €/ha pour 80 % des transactions.


La géographie, premier facteur de variation des prix

La région est le facteur qui influence le plus le prix d'un étang, avant même la surface ou l'état des équipements. Les écarts entre régions sont importants : en 2025, le prix médian régional varie du simple au double selon que vous achetez en Centre-Val de Loire ou en Hauts-de-France. Les cinq régions ci-dessous concentrent à elles seules 76 % des transactions d'étangs enregistrées en France sur la période 2021–2025.

 Nouvelle-Aquitaine — 297 transactions (2021–2025)

Première région par le volume de transactions

La Nouvelle-Aquitaine est la région où s'effectue le plus grand nombre de ventes d'étangs, portée par l'importance des zones humides (marais poitevin, bocage, étangs de loisirs du littoral). Les prix y sont modérés : le prix médian régional variait entre 13 000 et 23 000 €/ha sur la période 2021–2025. La Charente-Maritime est le deuxième département le plus actif de France avec plus de 100 transactions, mais ses prix médians restent bas en raison de la nature spécifique de certains plans d'eau du secteur.

Hauts-de-France — 314 transactions (2021–2025)

La région aux prix les plus élevés

Les Hauts-de-France affichent les prix médians les plus hauts de France. En 2025, le prix médian régional atteint 43 196 €/ha, soit près du double de la médiane nationale. Cette cherté s'explique par la demande très soutenue des chasseurs et pêcheurs, et par la rareté relative des plans d'eau de qualité. Le département du Nord (59) est le plus cher du territoire national, avec un prix médian dépassant 86 900 €/ha en 2024. La Somme reste le moteur du marché régional avec 92 transactions sur la période et un prix médian moyen d'environ 39 600 €/ha.

Pays de la Loire — 315 transactions (2021–2025)

La Vendée, locomotive du marché national

Les Pays de la Loire sont portés par la Vendée (85), premier département de France en volume de transactions d'étangs avec 132 ventes sur 2021–2024. Les prix y sont dans la moyenne nationale. La région a connu une hausse notable de ses prix entre 2022 et 2023 (de 24 443 à 31 607 €/ha en prix médian, + 29 %), suivie d'un retour progressif vers les niveaux de 2021–2022 en 2024 et 2025. Ce cycle traduit l'attractivité du bocage vendéen pour les acquéreurs de propriétés de loisirs, avec une demande qui se maintient sur le long terme.

Centre-Val de Loire — 279 transactions (2021–2025)

Les terres de la Brenne et de la Sologne : volume élevé, prix accessibles

Le Centre-Val de Loire est le cœur historique du marché français des étangs. La Brenne (Indre), avec ses 1 200 plans d'eau, et la Sologne (Loir-et-Cher, Loiret, Cher) constituent des terrains de référence pour les amateurs de pêche et de chasse. Les prix y sont parmi les plus accessibles de France : en 2025, le prix médian régional est de 22 472 €/ha, avec de fortes disparités internes. L'Indre affiche des médianes autour de 17 000 €/ha, là où le Loiret, plus prisé, monte à 43 000 €/ha.

Bourgogne-Franche-Comté — 202 transactions (2021–2025)

Le plateau des Mille Étangs et la Saône-et-Loire

Cette région abrite le légendaire plateau des Mille Étangs en Haute-Saône (70), l'un des plus grands espaces lacustres naturels de France. Les prix médians y affichent une forte variabilité selon les années : de 20 513 €/ha en 2025 à un pic de 36 344 €/ha en 2024, ce qui reflète les effets de la faiblesse des volumes sur ce marché local. La Haute-Saône et la Saône-et-Loire en sont les deux principaux départements.

Bretagne — 99 transactions (2021–2025)

Avec 99 transactions, la Bretagne n'est pas la région la plus active, mais elle se distingue par des prix élevés et constants : le prix médian régional se situe entre 26 000 et 36 000 €/ha sur toute la période. En 2024, les Côtes-d'Armor (22) affichent un prix médian de 58 200 €/ha, l'un des niveaux les plus élevés de France. La demande est soutenue par la qualité de l'alimentation en eau (souvent par source ou ruisseau) et l'intégration dans des paysages bocagers très recherchés.

Vue d'ensemble des régions en 2025

Région Transactions 2025 Prix médian 2025
Hauts-de-France 49 43 196 €/ha
Grand Est 33 30 000 €/ha
Bretagne 15 26 201 €/ha
Centre-Val de Loire 55 22 472 €/ha
Nouvelle-Aquitaine 38 22 232 €/ha
Pays de la Loire 53 21 944 €/ha
Auvergne-Rhône-Alpes 16 19 818 €/ha
Bourgogne-Franche-Comté 27 20 513 €/ha

Normandie (8 ventes), Île-de-France (1 vente) et PACA (1 vente) ont des volumes insuffisants en 2025 pour produire des statistiques régionales représentatives.

À retenir : Les Hauts-de-France restent la région la plus chère de France pour les étangs (43 196 €/ha en médiane 2025). Le Centre-Val de Loire, la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire sont les marchés les plus accessibles, avec une offre abondante autour de 22 000 €/ha.

Nous venons de le voir : le prix médian d'un étang peut varier de 13 000 à 87 000 €/ha selon la région. Mais au-delà de la géographie, de nombreux autres facteurs entrent en jeu. Les connaître vous aidera à mieux interpréter une annonce, à poser les bonnes questions et à éviter les mauvaises surprises.

1. La localisation et l'accessibilité

C'est le premier facteur de valorisation, et de loin. Un étang situé à moins d'une heure d'une grande agglomération sera systématiquement plus cher qu'un étang comparable mais isolé. La présence d'un accès carrossable privatif et la qualité du bornage jouent également sur le prix. Certains territoires ont une « prime de réputation » : Sologne, Brenne, Dombes, plateau des Mille Étangs, Forez, bocage vendéen — des noms qui font référence dans l'univers des plans d'eau et qui se traduisent par des surcotes parfois significatives.

2. L'usage et la destination

Un étang de pêche commerciale avec un cheptel piscicole constitué (carpes, brochets, perches) et un droit de pêche clairement établi se valorise différemment d'une simple mare agricole. Un étang aménagé pour la chasse au gibier d'eau dans les Hauts-de-France sera bien plus cher qu'un étang de même surface destiné à un usage d'agrément familial. Les usages possibles sont nombreux : loisirs et détente, pêche privée ou commerciale, chasse à la sauvagine, pisciculture professionnelle, réserve d'irrigation. Chacun génère une demande spécifique, avec ses propres niveaux de prix.

3. Les caractéristiques physiques du plan d'eau

La surface est évidemment déterminante. Mais, chose moins intuitive, les petits étangs (< 1 ha) affichent souvent un prix au m² plus élevé que les grands, car ils sont plus nombreux à vouloir les acquérir. La profondeur et la qualité de l'eau influencent directement la valeur piscicole. L'alimentation en eau distingue deux grandes familles : les étangs alimentés par un cours d'eau (eau vive) et les étangs à eau close. Les premiers sont en général plus stables et mieux valorisés. Enfin, l'état des ouvrages hydrauliques — la digue, la bonde (système de vidange), le déversoir de crue — est un point capital. Des ouvrages en mauvais état peuvent générer des coûts de remise en état très élevés, voire des obligations administratives contraignantes.

4. Le statut juridique et réglementaire

La déclaration d'existence est un document obligatoire pour tout étang répondant à la définition légale. Son absence impose une régularisation qui peut prendre du temps. La distinction entre étang « fondé en titre » ou « fondé en droit » est essentielle : un étang fondé en titre dispose d'un droit d'eau ancien, souvent antérieur à la loi de 1789, qui lui confère une protection juridique forte. La loi sur l'eau impose des règles strictes pour la création, la modification et parfois le maintien des plans d'eau. Un étang situé en zone Natura 2000, en ZNIEFF ou en zone de biotope protégé est soumis à des contraintes supplémentaires à vérifier via le géoportail ou auprès de la DREAL. Le droit de préemption de la SAFER peut s'exercer sur les étangs : un point à vérifier systématiquement avec le notaire.

5. Les aménagements et équipements

La présence d'un cabanon ou d'une cabane de chasse constitue une valeur ajoutée significative, d'autant plus si le bien est situé en zone où toute nouvelle construction est impossible. Un accès carrossable, une clôture en bon état, un ponton, une installation électrique sont autant d'éléments qui majorent le prix. Dans les secteurs de chasse, la qualité et la réputation des remises, postes et aménagements cynégétiques jouent un rôle direct dans l'estimation du bien.

À retenir : Le prix d'un étang résulte d'une combinaison complexe de facteurs. La localisation régionale pose le cadre général, mais l'état des ouvrages, le statut juridique et les équipements peuvent faire varier le prix de ± 30 % par rapport à la médiane régionale. Une estimation sérieuse nécessite toujours l'intervention d'un professionnel du foncier rural.

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Pour aller plus loin

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⚠️ Important : Les statistiques présentées sur cette page constituent des indicateurs de marché basés sur des transactions réelles. Elles ne peuvent pas se substituer à une évaluation professionnelle de votre bien, qui nécessite une expertise terrain prenant en compte l'ensemble des caractéristiques du plan d'eau. Pour estimer précisément la valeur de votre étang, nous vous recommandons de faire appel à un expert foncier rural, un notaire spécialisé ou un agent immobilier expérimenté dans les transactions de plans d'eau.

Source et méthodologie : des données officielles rigoureusement traitées


Les données DVF : une source officielle et exhaustive

Les statistiques présentées sur cette page sont issues des Demandes de Valeurs Foncières (DVF), publiées par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) conformément au décret n°2018-1350 du 28 décembre 2018. Ces données recensent l'ensemble des transactions immobilières à titre onéreux réalisées en France, enregistrées par les services des impôts lors de la publication des actes notariés. Il s'agit donc de données officielles, exhaustives et vérifiables, et non d'estimations ou d'extrapolations.

Ces données sont accessibles à tous sur l'application Demande de Valeur Foncière de l'État.

Les principaux traitements appliqués

Les fichiers bruts DVF sont d'une grande complexité. Un travail important de consolidation et de retraitement a été réalisé. Voici les principaux critères appliqués :

Traitement Critère appliqué
Sélection des types de biens Uniquement mares, étangs et lacs, sans bâti. La surface en eau doit représenter ≥ 50 % de la surface totale vendue.
Seuil de surface minimum Surface totale ≥ 2 000 m². Les très petits plans d'eau génèrent des prix trop variables.
Suppression des valeurs aberrantes Transactions à plus de 50 €/m² (500 000 €/ha) éliminées. Règles spécifiques par département pour exclure les marais ostréicoles, zones humides inondables et autres biens atypiques.
Écrêtement statistique Par département : suppression des 5 % de transactions aux prix les plus élevés et des 5 % aux prix les plus faibles.

Ce que nos statistiques ne mesurent pas

Nos données portent sur le prix global de la transaction, rapporté à la surface totale du bien. Elles ne permettent pas de distinguer la valeur du plan d'eau proprement dit des éventuels équipements annexes (cabanon, chemin, clôture) ou des surfaces boisées incluses dans la vente. Par ailleurs, les volumes de transactions sont faibles dans certains départements, ce qui rend les statistiques départementales peu robustes : elles doivent toujours être croisées avec les moyennes régionales.

Page mise à jour en mai 2026 sur la base de 2 053 transactions (juillet 2020 – décembre 2025) représentant 112,2 M€ de transactions. Prochaine actualisation prévue avec les données DVF du 1er semestre 2026.